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Le 14 Décembre 2018, 11h33

La vieille prison d'Orléans, construite en 1896 et fermée en 2014, sera rasée pour faire place à un centre aqualudique très moderne.

 

« Il y a beaucoup de volume à démolir mais le chantier n’est pas complexe parce que l’amiante et le plomb sont localisés dans quelques bâtiments », Adrien Petit.

UNE PAGE SE TOURNE - Le chantier va démarrer dans quelques jours. Et il ne restera de la vieille prison d’Orléans, construite en 1896 et fermée en 2014, que des tonnes de gravas à évacuer. Seul un morceau de mur sur lequel des détenus avaient réalisé une fresque pourrait être préservé à condition que cette conservation soit techniquement possible. 

« Au départ, nous avons réfléchi sur la possibilité de transformer les bâtiments et d’en faire autre chose. C’était impossible avec ces murs de 80 cm de large et l’architecture même du bâtiment », explique Philippe Pezet, adjoint au maire d’Orléans. En lieu et place de l’ancienne prison insalubre, un centre aqualudique très moderne verra le jour d’ici la fin de l’année 2020 pour un coût de 18M€. 

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Une cellule parmi tant d'autres. (Photos apostrophe45)
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Une architecture classique en « croix » pour cette prison construite en 1896.

« Il faudra six mois pour tout démolir »

Mais avant la construction, place donc à la destruction. « Il faudra six mois pour tout démolir sachant que nous allons conserver les murs d’enceinte jusqu’au dernier moment afin de protéger les habitants du quartier du bruit et de la poussière », explique Adrien Petit, responsable des grands équipements pour la ville d’Orléans et sa métropole. Rappelons que la mairie d’Orléans a acheté le bâtiment à l’État il y a quelques semaines pour 1,2M€. « Il y a beaucoup de volumes à démolir mais le chantier n’est pas complexe parce que l’amiante et le plomb sont très localisés », complète Adrien Petit. Une enveloppe d’1 M€ devrait être consacrée à cette seule phase de démolition.

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L'intérieur du bâtiment où 300 détenus étaient incarcérés pour 100 places. 
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La «promenade» des détenus. 
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Le terrain de sport.

Dans quelques jours, les pelleteuses vont donc rentrer en action. Un lieu qui a incarné l’isolement, la privation de la liberté, et la mise au ban de la société, deviendra, sous peu, un espace de loisirs et de divertissement par le talent de quelques architectes. Et la respiration propre d’une ville. 

A. G.