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Le 24 Novembre 2017, 08h26

Réaction de Nous Étudiants au Plan Étudiant du Gouvernement qui estime que les «pistes sont intéressantes et encourageantes pour repenser en profondeur le système universitaire Français».

« Nous soutenons la mise en place, dès janvier 2018, d’un comité d’éthique chargé de départager les candidats en fonction des motivations. Nous émettons plus de réserves sur la sélection en fonction des aptitudes et des compétences. »

LE PLAN - «Accompagner les étudiants vers la réussite» a été le leitmotiv du gouvernement au cours de la présentation du fameux plan étudiant, lundi 30 octobre, prévoyant un investissement lourd d’un milliard d’euros sur cinq ans dans le cadre de la réforme du système universitaire français.

Et parmi les vingt mesures annoncées, la fin de l’absurde sélection par tirage au sort informatique à l'université. « Le simple hasard apparaissait en effet tout particulièrement frustrant et injuste », a précisé le mouvement Nous Étudiants qui milite « pour une réelle égalité des chances et pour une université qui récompense le travail et valorise la motivation à réussir ». 

Ce mouvement avait déjà organisé, le 18 octobre dernier à Orléans, un débat sur le thème de la sélection à l’université. L’expérience apportée par un représentant de STAPS, particulièrement concerné par le tirage au sort, « nous conforte dans notre opinion défavorable à cette sélection hasardeuse », avance-t-il. 

Par réalité, dans les filières les plus demandées, une sélection s’avère néanmoins incontournable, toujours d’après Nous Étudiants. « Nous soutenons la mise en place, dès janvier 2018, d’un comité d’éthique chargé de départager les candidats en fonction des motivations. Nous émettons plus de réserves sur la sélection en fonction des aptitudes et des compétences. Par exemple, un titulaire d’un baccalauréat professionnel peut tout à fait réussir des études de droit. Nous nous inquiétons de sa place sur des listes sélectives », relève Nous Étudiants.

De nouvelles pistes

L’idée de création d’un « stage de remise à niveau », pour les candidats non sélectionnés, est, selon le mouvement étudiant, « intéressante parce qu’elle illustre cette énergie à garantir l’égalité des chances. Nous nous interrogeons néanmoins sur son financement et sur ses modalités précises d’accès ». Et de poursuivre : « Nous saluons également la volonté du gouvernement d'accorder davantage de place à l'orientation tout au long du lycée. Cet effort permettra de mieux aiguiller et conseiller les étudiants dans le choix de leur filière. Nous proposons d’aller plus loin, en organisant des rencontres entre des étudiants de plusieurs filières et des lycéens pour créer ce partage d’expérience si important dans le choix de l’orientation. »

Ce «Plan Étudiant» ouvre donc de nouvelles pistes pour repenser en profondeur un système universitaire Français à bout de souffle. Seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans et seulement 10% de plus en quatre ans. Ce taux d'échec est parmi les plus élevés au monde.

Des questions reste en suspens quant au financement global de la réforme. Le budget annoncé d’un milliard d’euros est-il toutefois réellement en adéquation avec l’ambition de transformer le système universitaire ? 

RZ