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Le 22 Avril 2018, 04h59

Les Régions pilotent désormais les transports urbains à la place des Départements. Dans le Loiret «Rémi» a donc pris la place d'Ulys au volant. 

Conformément à ses engagements de campagne, le président socialiste de la région Centre-Val de Loire a instauré la gratuité des transports pour tous les scolaires, de l’école aux lycées sans distinction.

DU CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ - À partir de ce 1er septembre, les cars « Rémi » sillonnent les routes de la région Centre-Val de Loire avec à leur bord les élèves des écoles, des collèges et des lycées mais également les habitants des communes rurales de la région. Siglé aux couleurs de l’identité de la Région, le Réseau de mobilité interurbaine (Rémi) est donc en route et se substitue à tous les dispositifs départementaux qui existaient. Dans le Loiret, il s’agissait bien sûr des cars Ulys, et de ses 400 circuits scolaires et 25 lignes régulières. 

« Avec la loi NOTRe, le secteur des transports est celui qui connaît la plus grande évolution »

« Avec la loi NOTRe, le secteur des transports est celui qui connaît la plus grande évolution dans la prise de responsabilités des collectivités », expliquait à l’époque François Bonneau. « Jusqu’alors, le Département portait l’essentiel de la mobilité routière tandis que la mobilité ferroviaire était portée par la Région et par l’État. À partir de septembre 2017, tout ce qui était de la responsabilité des Départements passe sous celle des Régions »

Or, conformément à ses engagements de campagne, le président socialiste de la région Centre-Val de Loire a instauré la gratuité des transports pour tous les scolaires, de l’école aux lycées sans distinction. Les familles n’auront qu’à payer les frais d’inscription, soit 25 euros par enfant, avec un plafond de 50 euros par famille même si la fratrie dépasse donc deux enfants scolarisés. À l’échelle de la région, 108.000 élèves sont concernés, et 22.500 pour le seul département du Loiret, « et nous l’ouvrons aux apprentis dans les mêmes conditions ». Et comme la gratuité a nécessairement un coût, celui-ci représentera entre 10 et 14 millions d’euros annuels pour la collectivité régionale.  « À la demande des opérateurs, et en accord avec eux, nous avons maintenu des frais d’inscription de 25 euros par enfant afin de calibrer au mieux les besoins, c’est une sorte d’engagement qui est pris avec les familles », précisait François Bonneau. Les transports interurbains utilisés par les habitants de la région resteront, eux, payants. Jusqu’alors, lorsque le réseau scolaire était porté et organisé par le Département, le coût supporté par les familles était, dans le Loiret, de 212 euros pour un lycéen et de 278 euros pour une famille avec un lycéen et un collégien. « C’est un soutien fort au pouvoir d’achat des familles », répétait François Bonneau. « Nous sommes la seule Région à le faire », soulignait, pour sa part, Philippe Fournié, élu du Cher, et vice-président en charge des transports. 

« Se placer dans la continuité de qualité des services »

En cette rentrée de septembre, et après avoir rencontré, département par département, tous les acteurs du transport scolaire et interurbain, la Région a calqué son dispositif - horaires et itinéraires.  « Nous avons bien sûr la volonté de progresser. Si on se rend compte que les deux systèmes, rail et routes, peuvent être associés, nous le ferons. Il est parfois plus utile de proposer un car plutôt qu’un train lorsque c’est possible et que seulement quelques personnes prennent ce train. Par contre, si l’on voit une colonne de cars, on peut se dire que, si c’est possible, il serait peut-être plus intéressant de proposer un train », poursuivait François Bonneau. Une vingtaine d’entreprises de transports (y compris des petites) déploieront au total 1.700 autocars.

Des améliorations

Ceci étant, le président de la région s’est dit très attentif à la mobilité dans les territoires ruraux et a réaffirmé sa volonté de répondre aux besoins « dans chaque village, dan chaque hameau ».

Autre piste d’amélioration étudiée par la Région, la possibilité, un jour, de mettre dans les bus un moyen numérique d’identifier chaque enfant qui y prend place. Une manière de rassurer les parents qui veulent savoir si leur enfant a bel et bien pris le car pour aller au collège le matin.

D’ailleurs, l’an prochain, un système permettra aux parents d’être encore mieux informés par SMS, que ce soit sur le plan des intempéries ou sur la présence de leur enfant dans le car. Rémi pense aussi aux familles.

La rédaction