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Le 23 Avril 2018, 15h09

Le projet de relier Paris-Orléans-Clermont-Lyon n'est à l'ordre du jour pour l'État qui n'évoque néanmoins pas un abandon définitif.

Olivier Carré, maire d’Orléans et président de la métropole, a regretté « une mauvaise nouvelle ».

SINE DIE - Il n’y aura pas de ligne grande vitesse entre Paris-Orléans-Clermont-Ferrand et Lyon (POCL) avant quelques décennies au moins, puisque l’État, via le COI - Conseil d’orientation et d’infrastructures - a préconisé, jeudi, l’abandon de ce projet qui pourrait néanmoins être à nouveau examiné ... dans dix ans. Le COI a considéré que la saturation de la ligne actuelle TGV entre Paris-Lyon, qui pourrait justifier la réalisation du POCL, n’est pas d’actualité et que ladite saturation ne pourrait éventuellement intervenir qu’au-delà de 2038. Pas de quoi se précipiter, donc, pour le COI. En conséquence, les contraintes foncières que faisaient peser le projet POCL sur les villes d’Ivry et de Vitry  ont été levées. 

À l’annonce de l’abandon du projet POCL, Olivier Carré, maire d’Orléans et président de la métropole, a regretté « une mauvaise nouvelle » dans la mesure où cette ligne grande vitesse aurait permis de « relier Orléans au réseau européen des lignes à grande vitesse ».

Olivier Carré veut relier Orléans à Roissy 

Et le président de la métropole de redire, ce qu’il avait annoncé lors de sa conférence de presse de rentrée, à savoir qu’il avait demandé à la SNCF de « trouver rapidement au moins deux sillons permettant de relier Orléans au moins à la gare TGV de Roissy à des horaires compatibles avec les liaisons internationales de cet aéroport et les autres grandes lignes de TGV européennes, c’est-à-dire, pour la première d’entre elles, le matin ». Une première demande, accompagnée d’une seconde, l’amélioration de la ligne de TER entre Orléans-Paris, particulièrement en terme de ponctualité. « Il ne s’agit pas de contester les nécessaires travaux de sécurisation de la ligne. Mais, parce qu’ils vont durer de nombreuses années, il faut redonner de la ponctualité à un trajet qui souffre considérablement d’aléas horaires quitte à réaménager les horaires », souligne Olivier Carré qui poursuit :  « Enfin, je serai heureux que les orléanais puissent bénéficier d’un train à horaire tardif, vers 23h30, afin de permettre comme ce fut longtemps le cas, un retour après les spectacles parisiens. »

La rédaction.