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Le 17 Décembre 2017, 20h54

La métropole veut rayonner davantage en France et à l'étranger en diversifiant la mise en valeur de ses atouts. Avec réussite manifestement. 

« Nous avons en effet enregistré la présence de nombreux touristes étrangers lors des fêtes de Jeanne d’Arc », Martine Grivot, élue en charge du tourisme. 

EN PROGRÈS - Que retenir du bilan touristique dressé par la ville d’Orléans pour l’année 2017 ? D’abord, que l’évolution est manifestement favorable avec un nombre de nuitées en hausse par rapport aux années précédentes grâce, notamment, à l’essor de l’offre privée - les meublés et chambre d’hôtes - qui permettent aux touristes de retrouver un confort familial proche de celui qu’ils ont quitté. Ainsi, la ville marque une hausse de presque 18% dans le nombre de nuitées au cours de l’année 2017 pour un chiffre global, à l’échelle cette fois de la métropole - donc de l’agglomération - de 880.463 nuitées.  

Les principales raisons qui font venir les touristes étrangers à Orléans, en tête desquels les Néerlandais, les Allemands, les Espagnols et les Allemands, sont liées au calendrier annuel des festivités. Le festival de Loire, organisé tous les deux ans, a un impact très fort sur la fréquentation touristique avec quelque 750.000 visiteurs recensés en 2017 par la mairie - chiffre malgré tout impossible à vérifier. Les traditionnelles fêtes de Jeanne d’Arc constituent également un attraction touristique importante. 

« Jeanne d’Arc reste une figure populaire en Asie et elle fait venir du tourisme de l’Asie », Martine Grivot

« Nous avons en effet enregistré la présence de nombreux touristes étrangers lors des fêtes de Jeanne d’Arc, et cette fois, plutôt des personnes venues de Chine ou du Japon. Jeanne d’Arc reste une figure populaire en Asie et elle fait venir du tourisme de l’Asie », commente Martine Grivot, adjointe au maire d’Orléans en charge du tourisme. 

L’offre culturelle a également eu un impact bénéfique sur la fréquentation touristique de la ville. Ainsi, toujours selon les chiffres communiqués par la mairie, l’exposition Jean-Baptiste Perronneau présentée au musée des Beaux-Arts a permis à l’établissement d’enregistrer une hausse de 14% du nombre d’entrées au mois de juin, de 74% en juillet et de 99% en août, soit plus de 12.000 visiteurs accueillis durant l’été dernier. 

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L'exposition Perronneau, présentée ici par Olivia Voisin, la directrice du musée des Beaux-Arts, a permis au musée d'enregistrer une hausse très significative de sa fréquentation pendant l'été. (Photo. apostrophe45) 

« Avant, on ne faisait pas de relation étroite entre la culture et le tourisme »

« Avant, on ne faisait pas de relation étroite entre la culture et le tourisme. Et puis, on s’est rendu compte que de très belles expositions comme celle consacrée à Perronneau fait venir des Parisiens et que ceux-ci profitent de leur venue pour visiter la ville et parfois y dormir une nuit », souligne Martine Grivot. « Un peu comme le son et lumière projeté sur la cathédrale pendant l’été qui a enregistré une fréquentation de plus de 40.000 spectateurs pendant la saison. »

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Le son et lumière projeté durant l'été sur la cathédrale rencontre un beau succès. (Photo. apostrophe45) 

Si les valeurs sûres du tourisme orléanais - Hôtel Groslot et Parc floral - continuent de séduire les touristes français et étrangers avec respectivement 34.000 visiteurs pour l’un et 117.879 pour l’autre, deux chiffres qui témoignent d’une nette hausse, le petit train touristique, en circulation depuis un an seulement, a transporté 10.608 voyageurs depuis juin. 

Certaines pistes de progrès pour qu’Orléans rayonne encore davantage d’un point de vue touristique en tant que ville et métropole sont déjà identifiées. « Nous allons encore animer davantage les quais pendant l’été. Une nouvelle guinguette sera installée à l’été 2018, cela en fera donc trois, avec La Sardine au nord et  La Paillote au sud, et nous avons des demandes d’implantation par des Orléanais », assure l’élue en charge du tourisme. 

Un réseau de quinze «greeters » a vu le jour

Autre levier que la ville souhaite actionner, celui d’une offre touristique à l’échelle de la métropole. « Je vais rencontrer les maires et j’espère qu’ils seront force de propositions », poursuit Martine Grivot qui évoque déjà l’attrait touristique représenté par les Moulins d’Olivet, le musée de la Tonnellerie à Chécy, ou encore la beauté ligérienne de la commune de Combleux. 

Enfin, Martine Grivot explique qu’un réseau de quinze «greeters» a vu le jour sous l’action d’Orléans-Val de Loire Tourisme. Vous ne savez pas ce qu’un un « greeter » ? C’est tout simplement un Orléanais qui, par passion pour son sujet, souhaite faire découvrir bénévolement sa ville à des touristes, lequel «greeter» a généralement développé une très bonne connaissance de certaines de ses spécificités (ruelles, jardins, shopping, running, photographie, etc...). Alors, si d’aventure, vous souhaitez contribuer vous aussi au rayonnement d’Orléans, vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

A. G.