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Le 19 Novembre 2017, 16h40

La direction du nouvel hôpital d'Orléans met provisoirement à l'essai «une solution» pour éviter de rendre payant le stationnement au sein de l'établissement. Explications.

« Une solution qui devra être expertisée et validée cela sur la durée », Olivier Boyer, directeur du CHR d'Orléans

 
Résumé: 

COMPROMIS - On se souvient de l'émotion, pour ne pas dire l'indignation, suscitée par le projet de rendre payant les parkings du Nouvel Hôpital d'Orléans pour les usagers. Le conseiller municipal communiste, Michel Ricoud, comparait même cette éventualité à du « racket », tandis que le député-maire d'Orléans (Les Républicains) avait, lui aussi, émis par un courrier adressé, en septembre dernier, au directeur de l'hôpital ses « plus grandes réserves » sur la question. « Quand on accompagne quelqu'un ou que l'on va se faire soigner en voiture, ce n'est pas de gaieté de cœur. Ça n'a rien à voir avec le stationnement en centre-ville. » Au directeur donc du tout nouvel établissement orléanais d'apporter une solution qu'il n'avait pas encore début novembre. Interrogé par apostrophe45, Olivier Boyer semble toutefois avoir trouvé, aujourd'hui, un compromis... provisoire. 

Une autre organisation

En effet, avant même une réunion qui devrait se tenir « dans les prochaines semaines » avec les élus orléanais, les riverains et autres représentants des usagers, la direction du nouvel hôpital d'Orléans explique que, « pour l'instant », elle « essaye d'être pragmatique », en testant autre chose que le stationnement payant. « Nous avons décidé d'une organisation qui, dans un premier temps, vise à différer l'organisation qu'on avait imaginée (donc la tarification du stationnement) il y a bien longtemps. On essaye que les parkings du sous-sol et de surface devant la maternité soient bien réservés aux patients, en ouvrant la barrière à 8 h 40, de manière à ce que les personnels du matin soient amenés à se garer dans les parkings qui leur sont réservés. » Clairement, il n'est pas question que les personnels hospitaliers prennent les meilleures places réservées aux consultants. « Comme tout le monde, arrivant avant les usagers, ils auraient plutôt tendance à se garer au plus près, en sous-sol, et donc ne pas aller mettre leur voiture dans le parking qui leur est réservé, juste derrière. Car il faut marcher. »

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L'avenue le long du CHRO pourrait être engorgée si le stationnement devenait payant.

Vers une solution acceptable pour tous ?

Bref, il s'agirait-là d'« une solution acceptable pour tous » qui devra être « expertisée et validée sur la durée », prévient Olivier Boyer. Alors, nous en discuterons avec la mairie, les riverains et les représentants des usagers. » 

Donc, pas de péage pour l'instant même si « la plupart des grands hôpitaux français ont mis en place ce type de stationnement tarifé ». Tous les établissements récemment rénovés connaissent, il est vrai, la même problématique : Nantes, Amiens, Dijon, etc. À chacun sa solution.

Olivier Carré craignait, pour sa part, « des perturbations sur l'ensemble de l'environnement. Pas question qu'il y ait des bagnoles partout sur l'avenue de l'hôpital ou dans le lotissement adjacent », avait-il déclaré lors du conseil municipal d'Orléans de septembre.

L'établissement dispose actuellement de plus de 300.000 m2 de parkings dont plus de 900 places réservées aux usagers et situées aux sous-sols, ainsi que d'un parking aérien à proximité de l'ellipse pour un accès direct aux services pédiatriques, gynécologiques et de maternité. Sans oublier plus de 200 places réservées aux deux-roues. 

Richard Zampa

 

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