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Le 19 Novembre 2017, 16h40

Le député-maire (LR) d'Orléans redoute d'importantes perturbations aux abords du Nouvel hôpital d'Orléans si le stationnement devenait payant.

«Quand on accompagne quelqu'un ou que l'on va se faire soigner en voiture, ce n'est pas de gaieté de cœur», Olivier Carré, maire d'Orléans.

Résumé: 

NOUVEL HÔPITAL D'ORLÉANS - Il a fallu que le communiste Michel Ricoud insiste pour obtenir une réponse et « un positionnement clair » du maire (Les Républicains) d'Orléans, ce lundi en conseil municipal. La question du conseiller municipal d'opposition portait sur le futur stationnement payant du Nouvel hôpital d'Orléans (NHO) pour l'usager. En effet, le 19 décembre 2014, apostrophe45 révélait que le parking du centre hospitalier régional allait finalement devenir payant. L'établissement dispose actuellement de plus de 300.000 m2 de parkings dont plus de 900 places réservées aux usagers et situées aux sous-sols, ainsi que d'un parking aérien à proximité de l'ellipse pour un accès direct aux services pédiatriques, gynécologiques et de maternité. Sans oublier plus de 200 places réservées aux deux-roues. 

Lorsque la rédaction d'apostrophe45 avait rencontré le directeur de l'hôpital, Olivier Boyer, les tarifs étaient « encore à l'étude ». D'ailleurs, le directeur général du CHRO semblait avoir déjà poussé la réflexion si l'on en juge la précision de ses propos : « La première heure et demie sera gratuite, puis ce sera à partir de 1.60€ la première heure et, ensuite, de l'ordre de 50 centimes d'euros de l'heure. On est en train de réfléchir, afin que ce soit le moins cher possible pour l'usager. »

Les réserves du maire d'Orléans

Mais Olivier Carré manifeste à ce jour « les plus grandes réserves à propos de la tarification du parking de l'hôpital », a-t-il déclaré en conseil municipal, rejoignant, partiellement, la position de l'élu Front de gauche : « Comme vous le soulignez, quand on accompagne quelqu'un ou que l'on va se faire soigner en voiture, ce n'est pas de gaieté de cœur. Ça n'a rien à voir avec le stationnement en centre-ville. »

Pour Antoine Lebrère, directeur adjoint au CHRO, « le paiement des parkings est une nécessité », tout simplement pour instaurer « un mode de sélection » et ne pas ouvrir au grand public ces zones de stationnement. Bref, pour éviter les voitures ventouses et le risque d'embolie… « Il ne faut pas que ce soit cher mais il faut, en revanche, que ce soit suffisamment dissuasif pour que des gens qui n'ont pas vocation à s'y garer ne l'utilisent pas. Si on ouvre gratuitement ces zones, on risque d'avoir du parking sauvage, ce qu'on a déjà connu, ici à La Source, mais aussi dans d'autres hôpitaux. Il faut que ce soit réservé aux usagers de l'hôpital et à eux seuls. Dès lors, notre seule solution est de faire payer l'aire en continu. » 

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La crainte de « perturbations »

Sauf que le maire d'Orléans craint « des perturbations sur l'ensemble de l'environnement. Pas question qu'il y ait des bagnoles partout sur l'avenue de l'hôpital ou dans le lotissement adjacent », prévient-il. D'autre part, le stationnement payant obligerait aussi les personnels de l'hôpital à se garer sur les 1.700 places qui leur sont réservées et non au plus près de leur service. Sur cette question-là, Olivier Carré est clair :«  À la direction de trouver la solution. » 

En résumé, le maire d'Orléans a joint «un courrier» au directeur général du NHO avant de lui exprimer «de vive voix» cette problématique, en sa qualité de président du conseil d'administration. « Mais l'hôpital jouit d'une certaine autonomie de gestion », a-t-il conclu. Sous-entendu, la direction du NHO fera bien ce qu'elle voudra.

Richard Zampa

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