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Le 19 Octobre 2017, 09h19

Quatre-vingt dix bénévoles composent désormais la réserve communale de la sécurité civile à Orléans. Formés et encadrés, ils pourront alors répondre présents en cas de crise majeure.

« Le problème, ce n’est pas de savoir si la crise aura lieu mais quand elle aura lieu. »

EN FORMATION - « Quand je vous regarde, je vois Orléans. » C’est en ces termes que François Lagarde, vice-président à la Métropole et conseiller municipal à la prévention du Risque inondation et Gestion de Crise, a introduit son propos à l’adresse des « 90 personnes » composant la réserve communale de la sécurité civile à Orléans. Ces bénévoles, formés et encadrés, seront, dans les prochains mois, en capacité d’apporter leur aide à la Ville en cas de crise majeure. « Vous vous inscrivez dans une démarche de proximité et de solidarité. Vous êtes de tous les quartiers, de tous les âges. Les missions qui vous seront confiées seront des missions simples, non dangereuses, en appui aux services de l’État et aux services communaux », a-t-il précisé, citant, par exemple, « les missions administratives ou encore la constitution de périmètres de sécurité ».

L’objectif est, en effet, de créer une force citoyenne mobilisatrice en cas de catastrophe : inondation, accident nucléaire, effondrement, etc. « Dans ces moments là, il n’y a jamais assez de moyens mobilisés. La principale ressource, c’est vous, vos voisins et tous ceux qui acceptent de mettre un peu de leur engagement, de leur temps et de leurs efforts, à un moment donné. Et c’est à nous de coordonner », a appelé Olivier Carré, maire de la ville-centre, 14 mois après les terribles inondations qui avaient littéralement paralysé l’agglomération orléanaise. Et ce, sans que la Loire ne déborde. « D’où l’idée de mettre en place le premier corps de citoyens intégrant la réserve communale de sécurité civile. »

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Une crue majeure de la Loire engendrerait des conséquences à peu près « cent fois plus importantes que ce qui s’est produit en 2016 », note l’élu. « Ce serait des milliers de maisons dévastées, des centaines et des centaines de familles sans abris, des circulations à organisées, des lieux à sécuriser, des personnes âgées à secourir, à mettre à l’abri, en les convainquant d’abandonner tous leurs biens, des réseaux de communications et de télécommunications détruits, sans parler des conséquences dues à la rétractation des eaux. » Ce scénario catastrophe couperait donc la France en deux, bloquant le bassin, versant ligérien, et isolant de facto la métropole orléanaise.

Orléans, la grande sœur 

Malgré la meilleure volonté du monde, la puissance publique serait alors dans l’incapacité de répondre à une telle situation. « D’où la nécessité de s’organiser, territoire par territoire, pour faire en sorte qu’il y ait le moins possible de conséquences dramatiques », martèle Olivie Carré, entouré également de Stéphanie Anton, adjointe au maire au développement durable et risques majeurs. « Le problème, ce n’est pas de savoir si la crise aura lieu mais quand elle aura lieu. Car elle aura lieu, assure-t-il. Seule l’inteligence collective permettra de faire face à l’imprtance des moyens nécessaires à la résolution de la crise. » 

Et Orléans ne jouera pas seule sa partition, bien décidée à « incarner le rôle de grande sœur » sur le territoire métropolitain. « La ville-centre a une responsabilité importante à l’égard de l’ensemble du bassin dans lequel elle a une influence. Parfois, on doit un peu être la grande sœur des villes qui ont moins de moyens mais dont les citoyens peuvent être unis. C’est de notre responsabilité », a encouragé le maire et président de la Métropole.

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Les 90 bénévoles recrutés passeront par la case formation avec un premier exercice, courant décembre, ciblé sur le risque nucléaire. Viendra, ensuite, un travail sur le thème des inondations et des sites Ceveso. « Vous n’allez pas vous ennuyer ! », a conclu, en chef de bataillon, François Lagarde.

RZ