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Le 24 Janvier 2018, 02h27

C'est une première en France au niveau départemental. Le Loiret propose aux administrés qui en ont le plus besoin une complémentaire santé qui pourrait convenir à environ 5, voire 10% de la population.

Ce projet, qui devient réalité, est né de la volonté du département de « renforcer l'accès aux droits des populations les plus fragiles, souvent exclus du système médical ».

SOLIDARITÉ - Le Département innove et propose, en partenariat avec une association d'assurés (Actiom), une complémentaire santé, appelée Loiret Santé, « à petit prix et accessible pour tous ses habitants », présente le président (LR) du Conseil départemental, Hugues Saury. Une initiative concrète et intéressante que bon nombre de communes  à travers le territoire français (1.400 en ce début octobre) ont déjà mis en pratique pour leurs administrés. « C'est un besoin et surtout une première en France à l'échelle départementale », a précisé le président Saury dans son propos liminaire.

Ce projet, qui devient réalité, est né de la volonté du département de « renforcer l'accès aux droits des populations les plus fragiles, souvent exclus du système médical ». L'objectif est de lutter contre le renoncement aux soins pour raison financière. Et ce ne sont pas forcément les citoyens les plus démunis comme on pourrait le penser « car, eux, ont accès à la CMU », relève, justement, Alexandrine Leclerc, vice-présidente en charge des affaires sociales. « Mais plutôt la catégorie des travailleurs intérimaires, des chômeurs, des personnes âgées, voire des jeunes sans soutien familial. » Ce qui pourrait concerner « entre 5 et 10% de la population loirétaine », précise le président Hugues Saury. 

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Bien sûr, plus les adhérents seront nombreux, moins le coût de la complémentaire santé sera élevé. Tout dépendra aussi de leur âge, du niveau de garanties souscrites et de la composition familiale de chacun. « En moyenne, on pourrait réaliser une économie annuelle entre 96€ et 240 €, donc c'est autant de pouvoir d'achat en plus », poursuit Alexandrine Leclerc qui propose au plus grand nombre cette mutualisation « afin d'être mieux couvert ». La prospective est d'obtenir environ 10.000 adhérents d'ici la fin 2016.

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RZ