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Le 19 Novembre 2017, 16h52

Le président François Bonneau proposera de débloquer une aide d’urgence de 80.000€ après le passage de l’ouragan Irma dans les Antilles.

« Nous souhaitons que cette forte solidarité qui se fait jour en tous points de l’hexagone permette à nos amis d’outre-mer de panser les plaies de cette terrible catastrophe », François Bonneau, président de Région.

AIDE EXCEPTIONNELLE - Le bilan du passage de l'ouragan Irma ne cesse d'augmenter. Ce vendredi 8 septembre, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a annoncé 9 morts, 7 disparus et 112 blessés dans les îles françaises. L'ouragan, d'une intensité sans précédent, a dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. 

La Région Centre-Val de Loire a pris, ce vendredi 8 septembre, la décision de débloquer une aide d’urgence. François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, et l’ensemble de l’exécutif régional proposeront lors de la Commission Permanente Régionale du 15 septembre prochain que soit débloquée une aide d’urgence de 80.000 euros, afin de venir en aide aux populations les plus touchées et les plus démunies. Pour cela, une subvention exceptionnelle sera attribuée à la Croix Rouge française qui a ouvert un « fonds urgence Caraïbes »

Pour François Bonneau et Charles Fournier, vice-Président en charge de la Coopération Internationale, « par cette aide exceptionnelle d’urgence, notre région poursuit son action de solidarité envers les peuples du monde touchés par des catastrophes naturelles de grande ampleur. Aujourd’hui, notre soutien est total envers nos compatriotes antillais touchés par l’ouragan Irma et nous souhaitons que cette forte solidarité qui se fait jour en tous points de l’hexagone permette à nos amis d’outre-mer de panser les plaies de cette terrible catastrophe ». 

Une aide (régionale) d’urgence de 80.000 euros 

La situation à Saint-Martin et Saint-Barthélémy est dramatique. « Il n'y a plus d'eau potable, d'électricité, les bâtiments publics sont inutilisables, les maisons sont détruites, on estime peut-être à 60%-70% les habitations détruites à Saint-Martin », avait indiqué mercredi soir le préfet de la Guadeloupe, tandis que le président du conseil territorial Daniel Gibbs estimait l'île de Saint-Martin à 95% « détruite ».

Au total, 455 membres des forces de sécurité sont en cours d'acheminement, selon lui, sur l'île de Saint-Martin, et un nouveau contingent de 187 personnes arrivera dans les heures qui viennent, avant l'arrivée du cyclone Jose qui se rapproche de la même zone. Avec ces déploiements, les problèmes de maintien de l'ordre devraient être réglés.

La reconstruction sera à la charge de l'Etat et des collectivités locales

Une fois passée l'urgence qui pourrait s'étaler sur plusieurs semaines, viendra le temps de la reconstruction avec, dans l'ordre, la remise à flot des infrastructures, et notamment des centrales électriques et des usines de désalinisation aujourd'hui hors service, et des bâtiments publics. Comme pour l'ouragan Hugo qui avait dévasté la Guadeloupe en 1989 (90.000 sinistrés, 21.000 sans abri), l'Etat devrait s'imposer comme le grand maître d'oeuvre du chantier titanesque qui l'attend. A l'époque, François Mitterrand avait nommé un préfet spécial pour conduire les opérations et faire le lien avec les autorités locales.

Déblaiement, remise en état des préfectures, des écoles, des casernes de pompiers et de gendarmerie... Du côté des bâtiments publics, tout sera à la charge de l'Etat et des collectivités locales, ces biens n'étant pas couverts par les assurances.

À combien se chiffreront les dommages occasionnés ? Le ministère de l'Environnement dispose d'une échelle de gravité mais celle-ci devra être corroborée par les inspections sur le terrain. Le coût des réparations pourrait être plus important que prévu, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ayant estimé qu'il fallait désormais tenir compte des risques cycloniques dans la reconstruction.

RZ