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Le 16 Octobre 2018, 05h25

Dominique Tripet, élue d'opposition à Orléans, se réjouit de l'ouverture de deux appartements à destination des femmes battues. 

En France, en 2016, 123 femmes sont décédées des violences de leur conjoint, soit 1 décès tous les 3 jours.

REFUGE - Depuis quelques jours, deux appartements, l’un situé au sud et l’autre au nord d’Orléans, composés de trois chambres chacun, accueillent des femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Des « adresses refuge », selon le nom d’usage, mises en place par la municipalité et ouvertes pour accueillir quatre femmes et leurs enfants pour une durée de quinze jours. Et durant cette période, ces femmes contraintes de quitter dans l’urgence leur domicile familial pourront bénéficier de la domiciliation au CCAS ainsi que de l’ouverture de droits au niveau de la CPAM et de la CAF de manière accélérée, sous dix jours et si possible sous 48 heures seulement.

« Nous allons ouvrir une résidence qui pourra accueillir 7 femmes et leurs enfants »

 « C’est une étape importante », souligne Dominique Tripet, élue d’opposition (FdG) à qui Olivier Carré, le maire de la ville et président de la métropole, avait  confié en 2016 la mission de réfléchir au dispositif le plus pertinent à mettre en place pour venir en aide à ces femmes victimes de violences conjugales. Étant entendu que des aides et des dispositifs de prise en charge existent déjà mais de manière largement insuffisante. « Courant 2019, au second semestre je pense, nous allons ouvrir une résidence qui pourra accueillir 7 femmes et leurs enfants », explique Dominique Tripet qui se dit «satisfaite» de l’ouverture de ces deux « adresses refuge ». « Le personnel du CCAS s’est beaucoup impliqué dans ce travail, en juillet et août y compris, tout le monde s’est démené pour que les logements soient meublés et que ces femmes puissent être bien accueillies. Une enveloppe de 100 000 euros a été débloquée pour cela. »

À terme, l’élue orléanais souhaite que les maires de l’agglomération puissent également se saisir de ce dossier soit par l’octroi de subventions soit par la mise à disposition de logements. « Tout ce qui relève du social n’est pas de la vocation de la métropole mais on peut quand même réfléchir à mettre en place quelque chose », conclut Dominique Tripet.  

A. G.