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Le 17 Décembre 2017, 20h48

«Les policiers en colère» ont marché ce mardi, du commissariat d'Orléans jusqu'à la préfecture, «contre l'autisme» de leur administration. 

« Je rappelle juste que lorsque Monsieur Falcone était encore directeur général de la police nationale, il avait, pour sa part, validé le cycle de la vacation forte, reconnaissant que c’était bien pour les collègues », Patrick Lavainne, secrétaire départemental pour UNITÉ SGP Police FO.

COLÈRE - Ce n’est pas nouveau, la colère gronde dans la police nationale. On se souvient de « la marche de la colère » de plus d’une centaine de policiers, il y a tout juste un an à Orléans, afin d’obtenir, entre autres, « l’adoption de la vacation forte – au lieu d’avoir un week-end sur six, cela leur permettrait d’avoir un week-end sur deux et un mercredi sur deux – est l'occasion inespérée de pouvoir mettre en place un cycle qui a vocation à “resocialiser” nos collègues et leur permettre de pouvoir mieux concilier vie familiale et vie professionnelle », argumente Patrick Lavainne, secrétaire départemental pour UNITÉ SGP Police FO.

Mais dans les faits, l'application de ce cycle a toujours été refusé par la direction centrale. « Nous avons assisté à une mascarade de dialogue social », ajoute ce syndicaliste, pointant du doigt les difficultés d’écoute entre « la base » et notamment la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP), Fabienne Lewandowski, arrivée l’année dernière. « Jusqu’ici, il y avait un accord de principe (…) Notre hiérarchie disait être d’accord mais elle a toujours avancé le fait qu’elle n’avait pas les effectifs pour accepter l'application de ce cycle. » 

 

 

Si les négociations ont perduré durant un an entre les syndicats et le préfet du Loiret, Nacer Meddah — remplacé au cours de l’été par l’ancien « patron » de la police nationale, Jean-Marc Falcone –, l’heure est désormais à la clarification, selon l'UNITÉ SGP Police FO. « On devait rencontrer Monsieur Meddah, le 7 septembre dernier. Sauf qu’il s’en est allé depuis… On a donc repris rendez-vous avec son successeur, Monsieur Falcone », poursuit Patrick Lavainne. « Je rappelle juste que lorsque Monsieur Falcone était encore directeur général de la police nationale, il avait, pour sa part, validé le cycle de la vacation forte, reconnaissant que c’était bien pour les collègues ». Cocasse.  

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Des renforts attendus à Orléans

Quoi qu’il en soit, « courant septembre, douze stagiaires de la police nationale » étaient attendus à Orléans. Ce qui, selon Patrick Lavainne, permettrait d’appliquer le fameux « cycle de la vacation forte ». D’autant que « onze autres stagiaires » sont également prévus en renfort, « courant décembre ». Orléans est, selon certaines sources, destinée à devenir « ville pilote de la nouvelle police du quotidien », l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron.

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Toutes les organsiations syndicales se sont donc rassemblées le 17 octobre à midi devant le commissariat central d’Orléans. Et « la colère » s'est exprimée jusque devant les grilles de la préfecture du Loiret, « avant la tenue du comité technique organisé à 14 heures ». Comme il y a un an.  

RZ