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Le 19 Août 2018, 08h05

Le collectif de soutien aux jeunes isolés étrangers souhaitait interpeller le préfet sur la situation de ces jeunes. Sa porte est restée fermée.

« La situation est souvent très grave, beaucoup sont plongés dans une grande précarité. »

Résumé: 

TÉMOIGNAGE - Ils étaient une petite vingtaine à avoir répondu, jeudi midi, à l'appel du collectif de soutien aux jeunes isolés étrangers du Loiret (COJIE). Autant le dire de suite, les portes sont restées closes et les rues adjacentes ont été hautement sécurisées. Pacifique, avec surtout l'envie de s'insérer dans la société, ces quelque 18-20 jeunes mineurs et majeurs isolés souhaitaient interpeller le nouveau préfet, Nacer Medah, sur l'urgence de leur situation. « Mais on nous a dit que son agenda était complet et qu'il n'avait vraiment pas le temps de nous recevoir aujourd'hui. Ce préfet a un parcours atypique, alors je voulais seulement lui dire que ces jeunes-là aussi ont le même début de parcours atypique, et sans famille. Cependant, pour certains, ils se retrouvent dans une situation de très grande précarité », explique, à notre micro, Renaldo Ruiz, membre du COJIE. Repoussé à une centaine de mètres des grilles de l'État, ce dernier brosse un drapeau inquiétant de la situation réservée à ces jeunes venus du Congo, de la Guinée, du Mali, du Cameroun mais aussi d'Afghanistan et même du Pakistan.

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