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Le 19 Novembre 2017, 13h30

Depuis deux ans, Pauline se prostitue faubourg Bourgogne. Elle dit son opposition à cette loi dont elle retient la verbalisation du client.

Chaque mois, Pauline s'efforce d'envoyer 50 euros à sa famille qui vit à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Avec un seul dessein pour justifier son existence si précaire à Orléans : permettre à ses cinq enfants d'aller à l'école. 

Résumé: 

PROSTITUTION. Nuit froide, bitume bleui par la pluie, lumière grisâtre, Pauline, 56 ans, d'origine congolaise, attend un hypothétique client. Pas de tenue particulièrement aguichante, ce soir-là, les températures ne l'y autorisent assurément pas. À cinquante mètres d'elle, une autre femme prostituée, Gabonaise elle, patiente en faisant les cent pas. Elle vient de Paris, et reprendra le premier train le lendemain matin. Les deux femmes sont les seules, ce vendredi 29 novembre, aux alentours de 23 heures, à se livrer à la prostitution le long du faubourg Bourgogne, à Orléans. Exclusivement du côté gauche en direction de Saint-Jean-de-Braye, puisque le côté droit, propriété de la ville d'Orléans, est soumis à un arrêté municipal interdisant la prostitution. Les deux femmes le savent bien pour en avoir été chassées à plusieurs reprises par la police.

 
 

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