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Le 26 Mai 2018, 14h13

Deux parlementaires socialistes du Loiret ont demandé au Premier ministre de revenir sur le projet de décret annulant 256 millions d’euros de crédits sur la mission « Recherche et enseignement supérieur ».

Huit grands chercheurs dénoncent « un suicide scientifique et industriel ».

CRÉDITS - Sept prix Nobel français et un lauréat de la Médaille Fields ont déploré, dans une tribune dans Le Monde publiée lundi 23 mai, la décision du gouvernement de procéder à d'importantes annulations de crédits pour la recherche, qui « s'apparentent à un suicide scientifique et industriel », selon les scientifiques.

Si la ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, et son secrétaire d'Etat, Thierry Mandon, répondent que ces annulations « n'auront aucun impact sur l'activité des organismes de recherche », les deux parlementaires socialistes du Loiret n'en sont pas totalement convaincus. 

Valérie Corre, députée du Loiret et Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, ont transmis, ce mardi 24 mai, une lettre au Premier ministre, Manuel Valls, pour lui demander de revenir sur le projet de décret annulant 256 millions d’euros de crédits sur la mission « Recherche et enseignement supérieur ».

«L'absolue nécessité de conforter les moyens de la recherche et de l’enseignement supérieur»

Ils ont insisté dans leur lettre sur l’absolue nécessité de conforter les moyens de la recherche et de l’enseignement supérieur, conformément aux engagements de « sanctuarisation » qui ont été pris et à la position exprimée par les Prix Nobel et notamment celle du titulaire de la médaille Fields français, Cédric Villani, ainsi que par les représentants des chercheurs et universitaires de notre pays.

«Les dépenses des organismes de recherche et de leurs laboratoires, ainsi que les conditions dans lesquelles les chercheurs exercent leur activité seront intégralement préservées », tentent pourtant de rassurer les deux ministres dans un communiqué conjoint, avant de préciser : « Il s'agit de mobiliser en particulier leurs fonds de roulement disponibles et leurs trésoreries, sans mettre en cause l'exécution des budgets prévus. »

Ils ont également réaffirmé « l'engagement de sanctuarisation des moyens de la recherche qui prévaut depuis le début du quinquennat » de François Hollande. Le chef de l'Etat, qui recevra prochainement les Nobel inquiets. 

RZ (avec AFP)