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Le 27 Mai 2018, 16h21

La ministre de la Santé était à Orléans, ce mercredi, pour expliquer la stratégie gouvernementale de transformation du système de santé.

« Non il n’y a pas de nouvelles contraintes sur l’ouverture de Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), mais il faut tendre vers leur renforcement en nombre de professionnels »,  Agnès Buzyn.

EN TOURNÉE. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé était à Orléans, ce mercredi 18 avril. À cette occasion, la directrice de l’Agence régionale de santé (ARS), Anne Bouygard, interrogée sur les risques de fermetures de services hospitaliers en région Centre-Val de Loire, dont elle n’a pas écarté la possibilité, a été, en revanche, très affirmative : « Non seulement la fermeture des urgences, à Pithiviers n’est pas à l’ordre du jour, mais les urgences de Pithiviers ne fermeront pas ! » 
 
 « Cet hiver entre 15% et 20 % des hôpitaux ont eu du mal à gérer leurs urgences »
 
La ministre fait sa tournée pour expliquer la stratégie gouvernementale de transformation du système de santé. Toute la matinée, d’ailleurs, des acteurs du monde de la santé, professionnels, associations de patients, personnels hospitaliers et d’Ehpad ont planché, notamment, sur l’organisation territoriale de la médecine de demain. 
 
Cette nouvelle organisation doit améliorer, en autres, le fonctionnement des services d’urgence et, singulièrement celui de l’hôpital d’Orléans. « Cet hiver, a indiqué la ministre, entre 15% et 20 % des hôpitaux ont eu du mal à gérer leurs urgences, mais partout le contexte est le même : pas assez de médecins, pas de médecins hors des heures de consultation et, par ailleurs, les médecins assurent des prises en charge qui pourraient être partagées (suivi malades chroniques par exemple) par des infirmières. » 
 
Pour la ministre, s’il faut évidemment lutter contre la désertification médicale, « il faut aussi revoir l’organisation de l’offre de soins, changer la tarification pour inciter à la coopération entre établissements, tout cela pour arriver, notamment, à fluidifier les urgences. » Devant les inquiétudes du Conseil régional, la ministre, évidemment non contredite par la directrice de l’ARS, a rassuré : « Non il n’y a pas de nouvelles contraintes sur l’ouverture de Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), mais il faut tendre vers leur renforcement en nombre de professionnels. » 
 
Rencontres 
En début de matinée, à la préfecture de Région, la ministre a rencontré des élues (que des femmes !) : les députées (LRM) Rist et Janvier, les conseillères régionales Anne Leclerq et Anne Besnier, la vice-présidente d’Orléans Métropole Muriel Sauvegrain, et une vice-présidente du département du Loiret, Laurence Bellais.
Elle a également reçu une délégation du syndicat Sud, « la CGT ayant refusé l’invitation ».
« Enverraient-ils leur fille y accoucher ? »
 
Enfin, si la directrice de l’ARS a bien confirmé que les urgences de Pithiviers ne fermeraient pas, la ministre, elle, a rappelé que le maintien de certains services hospitaliers était d’abord et avant tout lié à la sécurité : « Dans les maternités où cette sécurité n’est plus certaine, alors nous transformons l’établissement en service de péri maternité, c’est-à-dire que les femmes y sont suivies avant et après leur grossesse, mais n’y accouchent plus. » Elle ajoutait à l’attention des élus qui, parfois, défendent de manière inconditionnelle la maternité de leur territoire : « Enverraient-ils leur fille y accoucher ? ».
 
J. G.