Le pure-player qui vous sort de votre quotidien

Le 27 Mai 2018, 19h58

Comme en 2016, la Ville d'Orléans a pris un arrêté municipal en prévision d'Halloween, le 31 octobre, pour éviter dégradations et agressions.

Olivier Geffroy, maire adjoint à la sécurité et à la tranquilité publiques, a décidé de prendre un arrêté municipal « spécial » en prévision d’Halloween pour interdire « les regroupements ou toute déambulation » mais aussi le « port, le transport et le maniement de répliques d'armes ou d'armes factices ».

HALLOWEEN - La Ville d'Orléans a décidé, comme en 2016, de faire la chasse aux sorcières à celles et ceux qui pourraient succomber à l’idée de se détourner de l’esprit « bon enfant » d’Halloween, à l'approche de cette fête célébrée la veille de la Toussaint, le 31 octobre. Il s'agit surtout de prévenir de possibles débordements au cours de cette nuit-là (31 oct.-1er nov.). 

Ainsi, Olivier Geffroy, maire adjoint à la sécurité et à la tranquilité publiques, a décidé de (re)prendre un arrêté municipal « spécial » en prévision d’Halloween pour interdire « les regroupements ou toute déambulation » mais aussi le « port, le transport et le maniement de répliques d'armes ou d'armes factices ». Le tout, bien sûr, dans un contexte de menace terroriste élevée. 

Le présent arrêté s'appliquera à une partie du centre-ville d’Orléans, le secteur de la ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire), ainsi que le quartier de La Source .

Capture d'écran 2017-10-23 21.04.31.png

Capture d'écran 2017-10-23 21.04.38.png

On se souvient qu’en 2015, la fête d'Halloween avait été marquée par un fait-divers à Orléans. Des individus portant des masques d'Halloween, avaient attaqué des voitures à coups de battes de base-ball et de pavés. 

Une partie du centre-ville d’Orléans et le quartier de La Source

En 2016, l’apparition d’un clown menaçant avait, lui, semé le trouble dans un parc orléanais. Le phénomène de ces clowns maléfiques et leur maquillage de « mort-vivant » avaient d'ailleurs gagné plusieurs communes de France au cours de ces deux dernières années. Même si le sujet est un peu tarte à la crème, le phénomène tend à s'amplifier. Rappelons qu’à défaut de créer réellement la psychose, se grimer - qui plus est en clown - est susceptible de coûter cher. La police peut, en effet, se fonder sur la loi du 11 octobre 2010, votée pour prohiber le port du voile intégral dans l'espace public. La sanction à laquelle le contrevenant s'expose est une contravention de 2e catégorie qui peut atteindre un montant de 150 euros. 

DSC_1305_1.JPG

Face à la multiplication des agressions commises dans la rue par des personnes déguisées en clown ces dernières années, les forces de l'ordre françaises, sur le qui-vive, traquent donc faux et anti-clowns. D'ailleurs, les préfectures avaient rappelé, l’an passé, que «de tels agissements ont fait l’objet de condamnations ces derniers jours sur le territoire français, et que le fait de menacer autrui sur la voie publique avec une arme, même factice, tout en ayant le visage masqué est passible d’une peine d’emprisonnement». De quoi faire passer l'envie de rire. Même le jour d'Halloween.

RZ