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Le 17 Décembre 2017, 20h55

Les pouvoirs publics et EDF organiseront en décembre des exercices de sûreté nucléaire et de sécurité civile à la centrale de Dampierre-en-Burly.

À partir d’un scénario fictif donc, la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly simulera un accident technique qui nécessitera la mise en œuvre des dispositions prévues par son Plan d’Urgence Interne (PUI), ainsi que celles contenues dans le Plan particulier d’intervention (PPI) des pouvoirs publics, sous l’autorité du préfet.

SIMULATION - Les 5 décembre et 6 décembre prochains, les pouvoirs publics et EDF organisent un exercice à dominante sûreté nucléaire le premier jour et à dominante sécurité civile le second jour, avec le Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Dampierre-en-Burly.

Cet exercice national permettra de tester les dispositifs de la chaîne d’alerte, de commandement et d’organisation de gestion de crise  qui seraient déployés par les pouvoirs publics et EDF pour assurer la protection de la population dans l’hypothèse d’un accident nucléaire. Mieux vaut prévenir que guérir, diront certains…

À partir d’un scénario fictif donc, la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly simulera un accident technique qui nécessitera la mise en œuvre des dispositions prévues par son Plan d’Urgence Interne (PUI), ainsi que celles contenues dans le Plan particulier d’intervention (PPI) des pouvoirs publics, sous l’autorité du préfet. 

Voici comment ces deux jours se dérouleront : d’abord, l’exercice à dominante nuléaire, mardi 5 décembre est un exercice sur table, entre acteurs en charge de la gestion de crise : EDF national et local, Mission d’Appui au Risque Nucléaire du Ministère de l’Intérieur et préfecture du Loiret, Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). Le scénario n’est pas connu des services et sera joué en « huis clos ».

Des exercices pratiques et théoriques

Ensuite, l’exercice de sécurité civile mercredi 6 décembre joué le second jour vise à sensibiliser le public, les élus au risque nucléaire. Aux fins de préparation de la refonte du PPI nucléaire prévu pour 2018, selon la doctrine post Fukushima, il associera de façon plus concrète, les collectivités (Mairies, conseil départemental) et les pouvoirs publics, par la mise en oeuvre, sur le terrain, d’ateliers thématiques indépendants, les uns des autres, médiatisés.

Parmi les opérations prévues au cours de ces deux jours, il y aura l’organisation du centre de répartition des comprimés d’iode de 31 communes du Loiret, sous la responsabilité de la maire de Lorris, dans le cadre de l’activation du plan iode. Mais aussi la préparation de l’évacuation des communes situées dans le périmètres des 5km, à la Préfecture avec la sécurisation du périmètre, le bouclage de la zone et la mise en place des déviations ; l’installation de 2 portiques de contrôle de radioactivité et de décontamination (SDIS) à Orléans ; ou encore la mise en œuvre de la chaîne d’alerte et du plan particulier de mise en sûreté d’établissement scolaire (DASEN).

À LIRE AUSSI : Centre-Val de Loire : les 10 réacteurs nucléaires menacés en cas de séisme

On se souvient que, très récemment, l’ASN avait recensé dix réacteurs nucléaires en Centre-Val de Loire susceptibles de présenter des risques de défaillances en cas de séisme, dont la centrale de Dompierre-en-Burly. En cause, la résistance des circuits d'alimentation en eau de refroidissement. «La source froide des réacteurs pourrait en effet être perdue (...) en cas de séisme», prévient l'ASN, inquiète de l'état des installations . «Ces dégradations sont la conséquence de la corrosion qui a pu se développer en l'absence d'une maintenance préventive adaptée», précise-t-elle. L’événement serait classé par l’ASN au niveau 2 de l’échelle INES. Les réacteurs 1,2, 3, 4 de Dampierre seraient ainsi impactés. Ce serait alors surtout les employés des centrales qui seraient menacés d'irradiation en cas de défaillance. Une situation pas si rare en France, puisque l'ASN en dénombre, toujours au niveau national, plus d'une dizaine en France rien qu’entre 2007 et 2012.