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Le 20 Octobre 2018, 12h31

Social

MOBILISATION. Depuis quelques mois, un large consensus politique s’est mis en place, sous la houlette notamment de Michel Ricoud, conseiller municipal (FdG) d’opposition, et de Niamé Diabira, adjointe au quartier, pour demander que les Chèques Postaux, véritable institution à La Source, ne quittent pas leur emplacement actuel. Pour prolonger cette mobilisation, et lui donner encore davantage d’écho (...) 

SOCIAL. Depuis le CPE en 2006 – Contrat première embauche -, les rues d’Orléans n’avaient sans doute pas connu de manifestations aussi importantes. Ce mardi 9 mars, plusieurs milliers de personnes – 6.000 selon les organisations syndicales, quelque 2.000 selon la police -  ont défilé depuis la cathédrale jusqu’aux boulevards, selon un itinéraire qui a conduit le cortège devant la fédération du Parti socialiste puis devant la maison des entreprises, (...)

EVOLUTION. Nacer Meddah, nouveau préfet de la région Centre-Val de Loire, a dressé, en fin de semaine dernière, un état des lieux de la problématique de l’habitat à l’échelle régionale. Pour ce qui est du logement social, le nouveau préfet a regretté une baisse significative des constructions en 2015 : « Il faut retrouver un bon rythme, et 2015 n’a pas été celui qu’on connaît habituellement », a indiqué Nacer Meddah, mettant sur le compte « des échéances électorales », ce manque de volontarisme de la part des élus locaux. Au total, « seulement » 8.000 logements ont été mis en chantier au cours de l’année 2015, (...)

Sans surprise, en l’espace d’un an, et au regard du contexte économique national, la situation financière de l’association qui donne à manger aux plus démunis ne s’est pas améliorée. Elle s’est même sensiblement dégradée. « On va passer d’un déficit de 15.000 euros en 2015 à un déficit de 20.000 à 25.000 euros cette année, et c’est vrai que lorsque le CCAS nous a annoncés que la subvention de la mairie resterait de 88.000 euros en 2016 - ndlr : contre 108.000 en 2014 - on a été déçus », explique avec douceur Etienne Delecrin, le président de l’association dont le restaurant social est implanté faubourg Madeleine, à Orléans. (...)

CCAS - À un moment où les populations fragiles sont confrontées à la précarité de leur situation, l'annonce en séance du conseil municipal d'Orléans a une nouvelle fois «étonné» les élus d'opposition de gauche de la municipalité. Le Centre communal d’action social (CCAS) affiche, depuis ces dernières années, un résultat excédentaire (...)

CHÔMAGE. Bonne nouvelle : à l’échelle de la région Centre-Val de Loire, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a baissé de 1,7% en septembre, ce qui représente une diminution de 2.305 chômeurs par rapport au mois d’août dernier. Au total, la région comptait, fin septembre (...)

AIDE JURICTIONNELLE. Le Conseil national des barreaux (CNB) a adopté vendredi 23 octobre, à l'unanimité, lors d'une assemblée générale, un appel à une « grève générale » des avocats jusqu'à mercredi 28 octobre pour protester contre la réforme de l'aide juridictionnelle voulue par le gouvernement. « Nous avons décidé de poursuivre le mouvement de grève des audiences jusqu’à mercredi 28 octobre, 18 heures puisque mardi et mercredi aura lieu le vote du budget du ministère de la Justice et nous pourrons ainsi être sûrs que Christiane Taubira tient bien ses engagements », explique Éric Grassin, bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Orléans. (...) 

COLERE. Les avocats orléanais ont promis de « taper fort », à l’issue de l’assemblé générale qui s’est tenue mardi 19 octobre, en toute fin de journée, et qui a décidé d’une « grève générale et illimitée », à l’instar de celle qui a été votée dans la plupart des barreaux de France. La raison de cette colère, le projet de texte proposé par Emmanuel Macron, vendredi dernier,  et qui prévoit de faire financer en partie l’aide juridictionnelle  par les avocats eux-mêmes à hauteur de 5 millions d’euros l’année prochaine et de 10 millions l’année suivante, et ce via la CARPA - la Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats. Une réforme initiée et soutenue par Christiane Taubira, Garde des Sceaux. Éric Grassin, bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Orléans, explique pour apostrophe45 les motifs de cette contestation sociale et ses conséquences immédiates puisque les avocats orléanais ont décidé de ne plaider dans aucune audience jusqu’à nouvel ordre. (...)

À LA CAISSE - « Le secteur social morfle pas mal à Orléans en ce moment », relève Maire-Emmanuelle Matet, conseillère municipale (PS) d'opposition à Orléans. Après la polémique sur la baisse de subvention de 20.000 € accordée à l'association du Relais Orléanais, une structure d'accueil de jour d'urgence, c'est au tour d'une autre structure, celle de la petite enfance, de connaître, non pas une baisse, mais une hausse, cette fois, de ses tarifs. Tout « primo-contrat » auprès des familles bénéficiant d'une place en accueil régulier (crèches ou garderies) gérée par la direction de la petite enfance d'Orléans sera facturé 35 € « pour frais de dossiers d'accueil ». Pour autant, cette augmentation ne sera assortie d'aucun nouveau service. 

Une nouvelle tarification de 35 € à compter du 1er août

Pour Marie-Emmanuelle Matet, « cette délibération, qui a de toute façon été votée, est encore inacceptable. Premièrement, c'est une façon déguisée, et qui ne dit pas son nom, d'augmenter les tarifs de la petite enfance ; ensuite, ce n'est pas modulé ; enfin, ça ne repose pas sur un service nouveau. » Surprise par la délibération « anodine » intitulée « actualisation du règlement et fonctionnement », elle avait donc réclamé quelques explications à l'adjointe (UDI) à la Ville d'Orléans en charge de la Famille et des Solidarités, Alexandrine Leclerc. « Il s'agit d'une question survenue devant le conseil d'administration le 16 avril, précise-t-elle, et il m'a été répondu que créer un nouveau dossier demande un travail administratif et c'est ce travail-là qui sera facturé aux familles à compter du 1er août 2015. Ces frais ne dépasseront pas les 35 € par famille et par année civile. » apostrophe45 a, bien sûr, tenté de joindre Alexandrine Leclerc qui, comme souvent, n'a pas donné suite. 

«On nous planque des petites augmentations en douce»

Mais alors pourquoi cette nouvelle tarification n'a-t-elle pas été appliquée depuis plus longtemps ? D'autant que la création de dossiers d'inscription, ainsi que l'entrée d'informations administratives et autres éléments de ressources familiales sont des tâches inhérentes à ce type de structure. « À Orléans, la majorité communique à grands renforts d'arguments sur le fait qu'elle a une gestion exemplaire -  le CCAS affichant des résultats excédentaires depuis ces dernières années - et qu'elle n'augmente pas les impôts, ni le prix de journée dans les crèches mais on nous planque des petites augmentations en douce », lance l'élue d'opposition, sceptique tant sur la démarche que sur le bénéfice réel : « C'est le genre de sujet qui coûte plus cher à gérer qu'à recouvrer car il est générateur de travail. Derrière, ce sont des paiements à encaisser et à gérer. Ça paraît anodin mais ça n'améliorera pas considérablement les comptes du CCAS qui sont déjà très confortables. Qu'est-ce qui justifie vraiment cela ? » La question n'a toujours pas trouvé de (vraie) réponse.

Richard Zampa

Orléans, défilé, 1er-mai

RASSEMBLEMENT - À chacun son 1er-Mai. Les syndicats ont battu le pavé orléanais avec en tête de cortège anti-austérité la CGT, Force Ouvrière, Solidaires et FSU. En désaccord avec les mots d'ordre, la CFDT et l'UNSA sont, quant à elles, absente du rassemblement. Pour les autres syndicats, ces deux centrales ont « fait le choix du soutien à la politique anti-sociale du gouvernement ». 

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