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Le 23 Janvier 2018, 01h15

Société

FRAUDE - La préfecture du Loiret a dressé le bilan comptable 2015 de la fraude dans le département, ce mardi 1er mars. En 2015, 241 opérations ont été menées conjointement par les services du comité opérationnel départemental anti-fraude du Loiret (CODAF), selon les services préfectoraux. Ce comité est composé de magistrats, de représentants de l’État (police, gendarmerie, administrations préfectorale, fiscale, douanière et du travail), d'organismes locaux de protection sociale (Pôle emploi, URSSAF, caisses d’allocations familiales, d'assurance maladie et de retraite, le régime social des indépendants (RSI), la MSA, …) et du conseil départemental.

Pas moins de 141 de ces actions ont porté sur la lutte contre la fraude sociale et fiscale et 100 sur la lutte contre le travail illégal. Ces opérations ont permis de relever un montant de fraude de 12.617.602 € répartis de la façon suivante : 10.877.282 € concernant le travail illégal, 1.740.320 € de fraude sociale et fiscale. À noter qu’à la suite d’une enquête de l’URSSAF de Paris, « une commission rogatoire a été délivrée au sein du TGI d’Orléans. L’enquête engagée a permis de mettre en cause trois individus qui ont été mis en examen (dont l’un faisant l’objet d’un mandat d’arrêt). Ils effectuaient de nombreuses Déclarations Préalables à l’Embauche (DPAE) mais ne faisaient pas de Déclaration Annuelle de Données Sociales », indique le communiqué de la préfecture du Loiret. « Des saisies patrimoniales et mobilières ont été réalisées pour un montant total de 1.269.928 € ; le montant estimé de cette fraude a été évalué à 9.689.066 €. »

Rappelons que le CODAF est chargé de définir les procédures et les actions prioritaires à mettre en oeuvre pour améliorer la coordination de la lutte contre la fraude portant atteinte aux finances publiques et contre le travail illégal. Sa mission est d’organiser des opérations conjointes, de proposer des formations et de partager les expériences afin d’améliorer l’efficacité de la lutte contre toutes les fraudes.

ARMEMENT. Elles sont neuf à voir reçu l’aval de la préfecture du Loiret pour armer leur police municipale. Après Orléans, les villes de Saint-Jean-le-Blanc, Fleury-Les-Aubrais, Mardié, Meung-sur-Loire, Sully-sur-Loire, Chaingy, Mardié et Coullons ont donc sollicité et obtenu l’autorisation du préfet de doter leurs policiers municipaux de pistolets Manurhin de calibre 38, des armes appartenant à l’Etat - gendarmerie ou police nationale - et remises gracieusement aux mairies ayant obtenu l’aval de l’Etat. (...)

CIBLE - Président du groupe d'études Chasse et Pêche au Sénat, le sénateur (Les Républicains) du Loiret Jean-Noël Cardoux dénonce « la campagne orchestrée actuellement pour supprimer la chasse le dimanche ». L'Association pour la protection des animaux sauvages réclame dans une lettre adressée au président de la République l'interdiction de la chasse le dimanche. Pour mieux se faire entendre, elle a en parallèle lancé le mois dernier une pétition en ligne intitulée « Pour l'arrêt de la chasse le dimanche ». À ce jour, celle-ci a recueilli près de 96.923 signatures. Déjà, en 2012, l'association avait adressé la même requête à la ministre de l'Écologique, s'appuyant cette fois sur quelque 300.000 signatures. Mais la demande était restée lettre morte. Pour l'association, « les chasseurs représentent moins de 2% de la population, mais ils s’approprient la nature tous les jours de la semaine pendant 9 mois de l’année, au détriment des 98% restants ».

UN SYMBOLE - Dans une interview à L'Obs, réalisée par écrit depuis sa cellule, Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, et qui a bénéficié d'une grâce présidentielle partielle, raconte pour la première fois son calvaire et son combat. Rappelons qu'elle a demandé une libération conditionnelle et a été transférée le 8 février du centre pénitentiaire de Saran à la prison de Réau, en Seine-et-Marne. C’est dans cet établissement que «dangerosité» doit être évaluée en vue d'une libération envisageable pour la mi-avril.

TÉMOIGNAGE - Ils étaient une petite vingtaine à avoir répondu, jeudi midi, à l'appel du collectif de soutien aux jeunes isolés étrangers du Loiret (COJIE). Autant le dire de suite, les portes sont restées closes et les rues adjacentes ont été hautement sécurisées. Pacifique, avec surtout l'envie de s'insérer dans la société, ces quelque 18-20 jeunes mineurs et majeurs isolés souhaitaient interpeller le nouveau préfet, Nacer Medah, sur l'urgence de leur situation. « Mais on nous a dit que son agenda était complet et qu'il n'avait vraiment pas le temps de nous recevoir aujourd'hui. Ce préfet a un parcours atypique, alors je voulais seulement lui dire que ces jeunes-là aussi ont le même début de parcours atypique, et sans famille. Cependant, pour certains, ils se retrouvent dans une situation de très grande précarité », explique, à notre micro, Renaldo Ruiz, membre du COJIE. Repoussé à une centaine de mètres des grilles de l'État, ce dernier brosse un drapeau inquiétant de la situation réservée à ces jeunes venus du Congo, de la Guinée, du Mali, du Cameroun mais aussi d'Afghanistan et même du Pakistan.

DÉTRESSE - Dans le Loiret, le nombre de suicides est de 16 pour 100.000 habitants, soit le deuxième taux le moins élevé de la région Centre-Val de Loire (Loir-et-Cher : 22,2 pour 100.000 habitants ; Cher : 16,8 ; Indre : 25 ; Indre-et-Loire : 18,6 ; Indre : 25 ; Indre-et-Loir : 15,8). 

TERRORISME. Dans son édition du mercredi 3 février, le Figaro révèle « en exclusivité »,  la carte de France des personnes signalées pour « radicalisation » en France. Sous le titre « Islamisme : 8.250 individus radicalisés en France », le quotidien pointe du doigt, à partir de chiffres jusque-là annoncés comme confidentiels, le fait que ce phénomène a touché deux fois (...)

VŒU - Lors de la commission permanente du Conseil général, à l'initiative d'Alexandrine Leclerc, présidente de la commission Enfance/Famille, Personnes âgées et Handicap, les femmes élues, conseillères départementales, ont pris fait et cause pour Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans prison pour avoir tué de trois coups de feu son mari violent. Les élus locales ont donc interpelé leurs homologues masculins pour leur soumettre un vœu demandant la grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage, incarcérée dans le Loiret (Centre de détention d'Orléans-Saran). Ce vœu a recueilli l'unanimité des élu(e)s présent(e)s et sera proposé lors de la prochaine session.

JUSTICE. François Hollande, qui a reçu à l’Elysée ce vendredi 29 janvier les filles et les avocates de Jacqueline Sauvage, cette femme condamnée à dix ans prison pour avoir tué de trois coups de feu (...)

SOUTIENS - La mobilisation de personnalités, d'anonymes et d'élus permettra-t-elle à Jacqueline Sauvage, âgée de 66 ans et condamnée à dix ans de réclusion pour avoir tué son mari violent de trois coups de fusil dans le dos en 2012, de bénéficier d'une grâce présidentielle ? Premier élément de réponse, ce vendredi après-midi, à l'issue d'un entretien à l'Élysée entre François Hollande justement et les filles de Jacqueline Sauvage, détenue à la prison de Saran. Plus d'un mois après le jugement en appel du tribunal de première instance de Blois, dans le Loir-et-Cher, où en est-on dans cette affaire ?

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