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Le 22 Février 2018, 16h08

Santé

NOUVEL HÔPITAL - L'année 2015 constituera une nouvelle et dernière étape dans l'implantation sur un site unique de l'ensemble des activités de court et de moyen séjour du Centre hospitalier régional, dispersées encore actuellement entre l'hôpital Porte Madeleine et l'hôpital de La Source. Deux sites distants de 12 petites kilomètres. L'heure est donc aux déménagements en trois phases, sans pour autant trop perturber les services, les personnels hospitaliers - « avec tous les risques psycho-sociaux à la mode que cela comporte », glisse, avec une pointe de cynisme, le docteur Thierry Prazuck - et, bien sûr, les patients. 

La première de ces phases est prévue pour le début du mois de janvier 2015. Et c'est le pôle des services à fortes consultations qui inaugurera le balai des transferts de biens et de personnes vers le nouvel hôpital d'Orléans à La Source. Tout le niveau de ce bâtiment sera consacré à ce pôle médical, association de services et spécialités complémentaires.

L'ouverture complète de l'ensemble des bâtiments, donc des services, de ce tout nouvel équipement « moderne, économique, modulable, performant… » est prévue pour « la fin 2015 », a indiqué, ce vendredi 19 décembre, Olivier Boyer, directeur général. 

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Le niveau 0 pour les admissions et les consultations.

Rappelons que l’emménagement du nouvel hôpital a débuté en septembre 2013. Dans les prochains mois, se déroulera donc l'installation de cinq services d’hospitalisation dans ces locaux ; trois consultations prendront également leur place dans les espaces dédiés pour une ouverture partielle du bâtiment en janvier. De ce fait, la totalité de la prise en charge des patients adultes se fera sur le site de La Source, à l’exception des activités du dispensaire (vaccinations et dépistages) qui resteront à l’hôpital Porte-Madeleine. Toutefois, cette ouverture de bâtiment n’est que partielle puisque les services de La Source viendront les rejoindre dans le second semestre 2015.

Les agents des plateaux logistiques, nouvellement recrutés, achemineront, au sein même des unités de soin, les produits nécessaires

Pour l'heure, ce bâtiment appelé « Point orange », rappelant « la couleur de la vitamine C », est le modèle standard architectural et organisationnel du nouveau centre hospitalier régional d'Orléans. On y trouve des sous-sols aux étages supérieurs, le niveau 0 pour les admissions et les consultations, le niveau 1 pour l’hôpital de jour, les niveaux 2,3 et 4 pour les services d’hospitalisation. Son fonctionnement sera répliqué des nouvelles organisations qui ont fait leurs preuves dans le bâtiment ouvert en septembre 2013 avec, notamment, le chariot individualisé par patient, la préparation des médicaments réalisée par l'équipe de la pharmacie, qui prend en charge également les commandes et approvisionnements en solutés et dispositifs médicaux.

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Un des plateaux logistiques, centre névralgique du nouvel hôpital.

Les agents des plateaux logistiques, nouvellement recrutés, achemineront, au sein même des unités de soin, les produits nécessaires. « Les soignants seront ainsi recentrés sur leur coeur de métier : les patients », précise Olivier Boyer, directeur général de l'hôpital. « L'objectif est de mieux répondre aux enjeux avec un renouvellement de l'équipement hospitalier lorsque c'est nécessaire », poursuit-il, dévoilant l'arrivée d'un troisième IRM pour accélérer les prises en charge. 

Par niveau, le nouvel hôpital est structuré par typologie d’activités : les consultations externes, services d’accueil et d’admission au niveau 0 ; les hôpitaux de jour et activités ambulatoires au niveau 1 ; l'hospitalisation conventionnelle dans les niveaux supérieurs. Des liaisons horizontales relient ainsi chacun des pôles entre eux. 

Cette distribution cohérente repose sur quatre éléments clés : un hall d’accueil remarquable, centre d’orientation ; une rue intérieure publique reliant les pôles entre eux et rythmée de patios ; une rue médicale pour les professionnels et les patients couchés ; et une circulation verticale efficace (ascenseurs publics et monte-malades). 

80 % de chambres individuelles de 18 m2

La conception des chambres a été particulièrement travaillée, afin de permettre un accueil optimal des malades. A ce titre, le confort des malades a été privilégié : 80 % de chambres individuelles de 18 m2 et 100 % de chambres accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les chambres sont entièrement meublées et disposent d’une salle de bains équipée de WC, douche et lavabo. 

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Une chambre.

En outre, le patient peut contrôler son environnement grâce au système de réglage individuel de l’ambiance lumineuse, de la température, des volets roulants, etc… 

Le coût du projet atteint 700 millions d'euros toutes dépenses confondues. Le prix de la modernité au service des patients. Restera la troisième et dernière phase au printemps 2015 avec la livraison complète de l'hôpital ; de juin à novembre, le transfert progressif des services, notamment le pôle femme et enfant à la mi-juin et les services de chirurgie en août ; L'ouverture en fin d'année 2015. 

R. Z. 

Moderne et fonctionnel

Le nouvel hôpital sera doté de 4 scanners, 3 IRM, 3 accélérateurs de particules, 2 tep scan, 3 gamma-caméras, 6 laboratoires spécialisés, 19 salles de bloc opératoire et 8 salles de naissance

La fonctionnalité de cette architecture est soutenue par un projet logistique efficace : la création d’une plate-forme logistique centralisée (blanchisserie, cuisines, magasins, déchets, énergies), la gestion des approvisionnements vers les pôles médicaux tout au long de la journée et sept jours sur sept par l’intermédiaire de plateaux logistiques au plus près des services, les transports automatisés pour les charges lourdes (TAL : Transports Automatisés Lourds ou appelés couramment ″tortues″) et les transports pneumatiques pour les charges légères (tubes de laboratoire, les médicaments urgents, le sang). 

Enfin, « de nouvelles organisations et de nouveaux métiers viennent achever ces dispositifs qui mettent le patient au coeur de toutes les attentions », décrit Olivier Boyer. Parmi elles : 

le circuit du médicament : les médicaments sont préparés à la pharmacie dans des piluliers à disposition des équipes infirmières, 

le chariot de soins individualisé : chaque patient dispose dans sa chambre d’un chariot de soins dans lequel on va trouver l’ensemble des produits nécessaires à sa prise en charge pour la journée permettant ainsi une présence plus soutenue au chevet du patient, 

la prestation hôtelière : des agents logistiques sont dédiés à l’approvisionnement des unités de soins en matière de restauration, linges, fournitures diverses et variées…, 

les conditions de travail des professionnels : installation d’une cinquantaine de rails de manutention de patients visant à faciliter sa mobilisation tout en la sécurisant, au même titre qu’il prévient les risques en lien, notamment, avec les troubles musculo-squelettiques. 

Récapitulatif des installations de janvier 2015 dans le nouvel hôpital - bâtiment Point orange : 

Service de Médecine aigüe gériatrique 

- hospitalisation le 13 janvier 

- consultations à partir du 27 janvier (niveau 0) 

Post urgences gériatriques 

- hospitalisation le 15 janvier 

- consultations à compter du 27 janvier (niveau 0) 

Dermatologie 

- hospitalisation le 20 janvier 

- consultation d’urgences le 20 janvier 

- consultations à partir du 26 janvier (niveau 0) 

Médecine interne 

- hospitalisation le 22 janvier 

- consultations dès le 27 janvier (niveau 0) 

Unité rachis 

- hospitalisation le 23 janvier 

- les consultations ne déménagent pas et se tiennent dans l’hôpital actuel de La Source. 

Maladies infectieuses et tropicales 

- consultations à partir du 3 février (niveau 0) 

- le service d'hospitalisation ne déménage pas et est dans l'hôpital actuel de La Source. 

Le service Douleur / Soins palliatifs 

Ce service s’installera dans l’hôpital actuel de La Source– niveau -1 

- hospitalisation le 23 janvier 

- consultations à partir du 26 janvier. 

Ce service va quitter l’hôpital Porte Madeleine pour rejoindre le site de La Source sans pour autant intégrer dans l’immédiat le nouvel hôpital. Il va s’installer dans des locaux récents, à la place de l’unité Post-Urgences gériatrique qui, quant à elle, intègre le nouvel hôpital.

L'ouverture complète de l'ensemble des bâtiments du nouvel hôpital d'Orléans est prévue pour la fin 2015. La déconstruction de l'ancien hôpital est, quant à elle, prévue l'année suivante. Entretien avec Olivier Boyer, directeur général du CHRO.

EBOLA - « Un exercice grandeur nature aura lieu dans tous les Samu de France », a annoncé la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Et ce, dans les huit jours pour s'assurer de la bonne prise en charge d'éventuels cas atteints du virus Ebola. Seul hic, et de taille, les vacances… de la Toussaint qui n'ont visiblement pas été considérées par la ministre. 

« Mais que les choses soient claires, on n'a pas attendu les consignes de la ministre pour faire ce type d'exercice », réagit le docteur Thierry Prazuck, responsable du service des maladies tropicales et infectieuses au CHR d'Orléans. « Il y a déjà eu, aux urgences, des exercices de mises en condition (habillage et déshabillage des combinaisons notamment). Il nous manque actuellement un exercice au sein du service gynécologie », poursuit ce dernier. « C'était l'objet d'une réunion ce mardi matin à l'hôpital Porte-Madeleine. » 

« Tout est mis en place aux urgences dans l'éventualité d'un cas suspect »

Car « malgré les mesures de protection, il y a quand même des contacts par les fluides, c'est-à-dire par le biais des matériels médicaux qu'il faut rigoureusement stériliser », rappelle le docteur Niang, lui aussi, praticien au sein du service des maladies infectieuses et tropicales du CHRO.

Quoi qu'il en soit, les personnels de l'hôpital sont préparés à prendre en charge un patient à risques comme ils l'ont démontré, récemment, à Châlette-sur-Loing, dans le Montargois. « Tout est mis en place aux urgences dans l'éventualité d'un cas suspect. Dès lors, le Samu serait appelé, suivi de l'ARS (Agence régional de santé) qui alerterait l'IVS (Institut de veille sanitaire). Ce sera alors à l'IVS d'investiguer sur le cas suspect. Concernant le grand Ouest de la France, l'hôpital de Rennes est l'établissement référent pour la prise en charge des malades qui pourraient avoir contracté le virus Ebola », explique Mohamadou Niang.

La formation pour la bonne application des procédures est donc plus que jamais au programme. Les prochains exercices auront lieu les 6 et 13 novembre.

Les établissements hospitaliers référents

Parmi les établissements hospitaliers de référence en France disposant des capacités opérationnelles pour accueillir un malade atteint d'Ebola, il y a l'hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé, l'hôpital Bichat à Paris, l'hôpital Necker - Enfants malades à Paris, le CHRU de Lille, les CHU de Rennes, Bordeaux et Strasbourg, l'hôpital nord de Marseille et l'hôpital Croix-Rousse de Lyon.

R. Z.

(Photo : DR)

VIRUS - À l'heure où les pays occidentaux semblent envisager le pire, apostrophe45 fait le point avec le docteur Niang, du service des maladies infectieuses tropicales du CHR d'Orléans qui, comme tous les hôpitaux français, a accru sa vigilance. Il nous explique les mesures d'hygiènes standard à appliquer pour limiter, dans un premier temps, les risques de contamination et de propagation. Dans un second temps, il rappelle aussi que, si le risque zéro n'existe pas, l'hôpital d'Orléans, comme tous les autres établisemnts hospitaliers sur le territoire français, est prêt à faire face à d'éventuels cas. Rappelons aussi qu'aucun cas suspect n'a encore été, à ce jour, détecté sur le sol français. Le virus d'Ebola a fait 3.338 morts en Afrique occidentale au 28 septembre dernier, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Liberia est le pays le plus touché par la fièvre hémorragique Ebola, comptant près des deux tiers des morts qu'a faits l'épidémie en Afrique de l'Ouest. Ce virus est aujourd'hui aux portes de la France. Explications.

EBOLA - Le ministère de la Santé verrouille toute communication sur le virus Ebola. L'ARS du Centre use, quant à elle, d'éléments de langage, éludant les questions notamment sur les moyens et le dispositif prévu par les autorités en cas de propagation du virus sur le sol français. Inquiétant ?

EBOLA - Le virus Ebola est «hors de controle» en Afrique de l'Ouest et l'inquiétude gagne l'Europe. Le CHR d'Orléans, lui, a accru sa vigilance. La probabilité pour que le virus se déclare en France est « infime », assure le docteur Mohamadou Niang, praticien hospitalier au service des maladies infectieuses tropicales du CHR d'Orléans, « mais elle n'est pas nulle non plus ».  Toutefois, au 23 juillet, ces pays du continent afriacain totalisaient 1.201 cas, dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Entretien avec le docteur Mohamadou Niang.

Médecin, Loiret, recrutement, conseil général du Loiret

RECRUTEMENT - Trois mois après la campagne de recutement de médecins retraités à travers le Loiret, lancée par le Département, quid de la situation ? La plupart des réponses émanent de médecins généralistes qui acceptent d'avoir une activité en complément de leurs ressources, « soit à mi-temps, à 80 % ou sur quelques demi-journées seulement, déclare Éric Doligé. Beaucoup demandent des postes en Protection maternelle et infantile (PMI). »

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TEST. Trente ans après la découverte du VIH, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a autorisé les autotests : l’équipe d’infectiologues du CHR d’Orléans, en partenariat avec l’équipe du CHU de Poitiers et du CH de La Rochelle, vient de publier dans la revue PloS One (édition du 28 juin) les résultats concernant la fiabilité de cinq autotests de dépistage, candidats à être commercialisés sur le marché national.

TECHNOLOGIE. Depuis octobre dernier, le robot « da Vinci » ne compte pas ses heures au bloc opératoire du Centre hospitalier régional d'Orléans La Source. Ainsi, en l'espace de huit mois, le robot génial « dernière génération », qui a tout de même coûté la bagatelle de 2 millions d'euros, a réalisé 40 interventions en urologie - cancer de la prostate, chirurgie du périnée, des reins, etc. - 40 en chirurgie digestive - cancer du colon et du rectum, cancer du pancréas et du fois, chirurgie de l'obésité) et endocrinienne (thyroïde, surrénale), et une vingtaine pour les chirurgies carcinologique ORL, gynécologique et thoracique. Des opérations couronnées de « succès » nous apprend un communiqué de presse du CHRO. Bref, un bourreau de travail qui sera encore amené à fournir davantage avec l'ouverture du nouvel hôpital qui rassemblera l'ensemble des services de chirurgie sur un seul et même site. L'utilisation du robot « da Vinci » devrait alors passer de 10 % des opérations à 20%. 

RECRUTEMENT - Pour faire face à la pénurie de médecins dans le Loiret, le Conseil général lance une campagne de recrutement et fait appel aux 500 docteurs à la retraite.

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