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Le 14 Novembre 2018, 14h09

Sécurité

Sujets relatifs à la sécurité

MISSION - Le plan d'actions global présenté lundi pour le quartier des Carmes, largement approuvé par les élus municipaux et les acteurs de l'association de défense des riverains « Aux Carmes citoyens », s'accompagne aussi d'une série de mesures destinées à lutter contre l'insécurité. Ce périmètre situé en centre-ville mais aussi en zone prioritaire de sécurité (ZSP) depuis 2014 est, aujourd'hui encore, moins réputé pour ses vitrines que pour son économie souterraine. Et ce malgré une présence policière accrue et (...)

ÉTAT D'URGENCE - Du 14 novembre 2015 au 15 janvier 2016, 65 perquisitions administratives ont été ordonnées de jour comme de nuit dans le Loiret, selon nos informations glanées auprès de la préfecture de région. Deux mois tout juste après l'instauration de l'état d'urgence, il s'agit-là de la mesure d'exception la plus usitée par les forces de l'ordre, afin d'endiguer la menace terroriste en France. Le 18 décembre 2015, ces perquisitions administratives s'élevaient à 56 dans le département dont 12 avaient donné lieu à des suites judiciaires pour apologie du terrorisme, possession illégale d'armes, découverte de stupéfiants, mais aussi travail clandestin, séjours irréguliers. En ce début d'année, on ignore cependant le nombre de perquisitions ayant donné lieu à des suites judiciaires (...)

INTERVENTION - Quatre nouveaux pelotons d'intervention interrégionaux de gendarmerie (PI2G), antennes régionales du GIGN, vont être créés afin de renforcer «le rôle fondamental» de la gendarmerie dans la lutte contre le terrorisme, a annoncé lundi 11 janvier le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Parmi les quatre nouveaux pelotons d'intervention interrégionaux de gendarmerie, l'un d'entre eux sera implanté à Tours.

POLICE - La police recrute avec pour slogan « Tous les policiers mobilisés à vos côtés en 2015. En 2016, rejoignez-nous ». Et ça tombe plutôt bien à en croire le récent article publié dans la revue professionnelle Actupolice à la fin 2015 qui pointe du doigt un manque probant d'effectifs dans le Loiret avec pour titre : « Dans le Loiret, faute d'effectifs, on réorganise ! »

TERRORISME - L'homme qui a tenté de rentrer dans ce commissariat rue de la Goutte d'Or, armé d'un hachoir de boucher et en criant « Allah Akbar », a été abattu, ce jeudi 7 janvier 2016. Ce dernier portait également une ceinture d'explosifs factice. Cette nouvelle agression, un an jour pour jour après les attentats de Charlie Hebdo, n'est pas sans rappeler l'agression de policiers au commissariat de Joué-les-Tours (Centre), le 20 décembre 2014. On se souvient aussi du projet avorté d'attentat à Orléans, peu avant les fêtes de Noël, visant, là encore, des forces de l'ordre.

PREVENTION. La nuit de la Saint-Sylvestre ne sera évidemment pas comme les précédentes dans le cadre d’un plan Vigipirate renforcé et face à une menace terroriste diffuse et si difficilement identifiable. (...)

TERRORISME. Quand les hommes de la DGSI sont venus en force interpeller, le 16 décembre, Karim, 24 ans, dans le quarter de l’Argonne, à Orléans, les riverains sont restés interdits. Une habitante de la rue dans laquelle le jeune homme était domicilié, surprise par le nombre de voitures banalisées aux immatriculations inconnues, a même appelé le commissariat central en s’inquiétant de cette affluence très inhabituelle. 

« Son père rentrait tard le soir du travail et il le mettait parfois dehors quand la tension montait »

Le visage de Karim était familier dans le quartier bien sûr : orphelin, né au Maroc, le jeune homme a été adopté quand il était un tout jeune enfant par une famille marocaine qui était installée à l’Argonne et qui n’avait pas pu avoir d’enfant. Il est donc le seul enfant de cette famille. Après avoir été scolarisé au collège Jean-Rostand, le jeune homme s’est petit à petit enfoncé dans un profil de petite délinquance, désertant l’école, commettant des petits délits, et se marginalisant progressivement. Il manifestait même une défiance grandissante à l’égard des aînés du quartier avec lesquels le contact passait manifestement de plus en plus difficilement. Certains riverains se souviennent d’un jeune homme distant, dur, qui passait beaucoup de temps dans les voitures à l’arrêt, à fumer des joints et à boire de la bière, en compagnie de deux ou trois jeunes du quartier, et de quelques soirées également où le jeune adulte, en conflit avec ses parents, frappait violemment contre la porte de sa maison. « Son père rentrait tard le soir du travail et il le mettait parfois dehors quand la tension montait trop », explique ce riverain. 

« On ne le voyait pas à la mosquée, il n’était pas du tout dans une radicalisation, c’est totalement faux de dire cela »

Pour ceux qui ont croisé le chemin de Karim, le jeune homme était bien moins dans  un processus de radicalisation religieuse que dans une dérive personnelle et destructrice liée à la délinquance. « On ne le voyait pas à la mosquée, il n’était pas du tout dans une radicalisation, c’est totalement faux de dire cela », s’agace même cet autre habitant du quartier. En rupture avec sa famille, se réfugiant dans une solitude de plus en plus manifeste, le jeune homme semblait nourrir une haine grandissante à l’égard de tout ce qui représentait une forme d’autorité, d’où le projet de commettre un attentat contre les forces de police et de gendarmerie. Quelle a été l’influence de Rodrigue, 24 ans, d’origine togolaise, l’autre suspect interpellé par les hommes de la DGSI, dans cette surenchère criminelle ? L’enquête devra bien sûr le déterminer. Toujours est-il que ce dernier n’habitait pas le quartier de l’Argonne mais que les deux jeunes adultes ont été vus à plusieurs reprises ensemble là-bas, et peu de temps encore avant leur arrestation. Le djihad a-t-il été seulement un alibi pour en découdre avec une société française dans laquelle ils n’avaient pas su trouver leur place et qu’ils avaient pris progressivement en détestation ? Dans le quartier de l’Argonne, cette hypothèse-là est largement favorisée aujourd’hui.

A. G. 

PROJET D’ATTENTAT DEJOUE. L’enquête met en évidence le fait que les deux hommes, dont l’un est domicilié dans le quartier de l’Argonne, au nord d’Orléans, étaient en contact avec un djihadistes français qui se trouve en Syrie, et qui, lui aussi, est originaire du Loiret. Et c’est de Syrie que les deux suspects orléanais avaient reçu un mandat cash de 4.000 à 5.000 euros, selon les informations de nos confrères de l’Express. Une manne financière qui devait leur permettre d’acquérir des fusils d'assaut de type Kalachnikov. (...)

PROJET TERRORISTE. Ils l’ont appris, comme tout un chacun, par la presse après les déclarations de Bernard Cazeneuve, leur ministre de tutelle, le 22 décembre, lors d’un déplacement à Toulouse. Le commissariat d’Orléans était la cible d’un projet d’attentat déjoué par les enquêteurs de la DGSI au terme d’une enquête judiciaire de plusieurs mois qui a conduit à l’interpellation, la semaine dernière, de deux Orléanais, originaires du Togo et du Maroc âgés de 20 et 24 ans. Or, si les policiers - à l’instar des militaires du Loiret d’ailleurs qui étaient également ciblés par les terroristes présumés - comprennent parfaitement la discrétion absolue qui doit présider à des enquêtes de cette nature, ils s’émeuvent (...)

RÉACTION - Olivier Carré, député-maire (LR) d'Orléans, a réagi suite à l'annonce par le ministre de l'Intérieur d'un projet d'attentat déjoué, la semaine dernière dans la région orléanaise. Étaient visés le commissariat central d'Orléans, la gendarmerie et une caserne. Deux Orléanais, originaires du Togo et du Maroc âgés de 20 et 24 ans, ont été interpellés par la DGSI les 15 et 16 décembre, et mis en examen samedi 19 décembre. Le premier était jusqu'ici inconnu des services de police, le second en revanche avait un casier judiciaire pour des faits de délinquance. Et tous deux étaient en lien avec un Français, visiblement originaire d'Orléans lui aussi, installé en Syrie.

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