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Le 25 Avril 2018, 18h06

Reportage

Reportage

IMMERSION - Depuis quinze ans, les missions de la police municipale à Orléans ont considérablement évolué. Et l'image des policiers municipaux a, elle aussi, bien changé dans cette commune où la sécurité est l'un des axes forts de la politique menée par ses maires successifs, Serge Grouard ((Les Républicains) et Olivier Carré (LR). Au point qu'Orléans fait figure, depuis 2001, de « laboratoire » en matière de sécurité dans l'Hexagone. Et ce n'est certainement pas les statistiques annuelles, souvent flatteuses dans ce domaine, qui tendront à prouver le contraire (...)

RENTRÉE SCOLAIRE - L'ambiance était particulièrement studieuse en ce 1er septembre 2016 à l'école primaire du Nicotin, ainsi qu'au collège Jean-Rostand à Orléans, deux établissements scolaires en zone sensible (dans le quartier de l'Argonne) choisis par François Hollande et sa ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem pour effectuer, tous deux, leur dernière rentrée des classes du quinquennat. « Je souhaitais que cette rentrée, moment fort pour la Nation, puisse se faire dans un réseau d'éducation prioritaire pour bien montrer que la rentrée doit être une chance pour chacun et pour tous. Et que tous les élèves doivent avoir l'appui qui correspond à leur situation », a précisé, en préambule de son allocution, le chef de l'État (...)

SUR LE PONT. Comme tous les élus des communes touchées de plein fouet par les inondations, Jacques Martinet, maire (LR) de Saint-Denis-en-Val, parcourt sans discontinuer depuis lundi après-midi les rues de sa commune, échange avec les riverains, les pompiers, les services de la ville, rassure cette mère de famille préoccupée par la déclaration de catastrophe naturelle, ou renseigne ce quadragénaire sur l’ouverture prochaine d’une route. (...)

DISTINCTION. Hélène-Mouchard Zay l’a souligné d’emblée : cette distinction honorifique d’officier de la Légion d’honneur, remise mardi 24 mai, dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris, par Annette Wieviorka, directrice de recherche émérite au CNRS, elle revient au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, dont elle fut la créatrice il y a vingt-cinq ans de cela, à Orléans. « Pourquoi moi, il y a tellement de personnes qui la mériteraient davantage ? C’est donc bien le Cercil qui est honoré et qu’il l’est pour son action éducative ; (…) à travers moi, (cette distinction) revient à tous ceux qui ont accompagné (...)

REPORTAGE. Les soles, arrivées à l’aube depuis Rungis, passent les unes après les autres sous la lame effilée et précise de son couteau. Les filets sont dégagés, prêts à être cuisinés  pour une préparation froide et une autre chaude, la recette singulière qui fait depuis six ans le succès du seul restaurant étoilé d’Orléans : un même produit de base de haute gamme préparé de deux façons, l’une chaude, l’autre froide, pour que le client puisse en apprécier la diversité gustative. Tristan Robreau, 31 ans, qui a repris depuis deux ans les rênes du Lièvre Gourmand, savoure l’étoile qui vient de lui être à nouveau accordée par le guide Michelin, (...)

ARMEMENT - La question de l'armement des policiers municipaux se pose depuis quelques années. La réflexion a été accélérée suite aux attentats de janvier et de novembre 2015. « Cette volonté émane d'abord des agents municipaux qui, au-delà de l'aspect dissuasion, souhaitent se protéger », avait précisé le député-maire (Les Rép.) d'Orléans qui avait de facto décidé en conseil municipal cette délibération, réclamant un maximum d’exigence dans la mise en oeuvre de l’armementUn armement qui, selon Olivier Geffroy, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique d'Orléans, se justifiait déjà en juillet dernier pour deux raisons distinctes : le contexte actuel et la doctrine d’emploi de la police municipale d’Orléans d’une part ; la professionnalisation croissante et « indispensable » des agents d’autre part. « La police municipale est une vraie police à Orléans. Elle est arrivée à un degré de maturité et de professionnalisme qui permet d’envisager cet armement. Nos agents connaissent parfaitement le niveau de responsabilités », expliquait-il (...)

MILITANTS - Cécile Duflot, députée EELV de Paris et ancienne ministre du Logement et de l’Egalité des territoires du gouvernement Ayrault, était, jeudi soir, en meeting à Orléans, aux côtés de son partenaire, Pierre Larrouturou, porte-parole de Nouvelle Donne, spécialiste des questions économiques et conseiller régional d'Ile-de-France. Pierre Larrouturou, passé par le PS et EE-LV avant de créer son propre parti, estime que des solutions politiques fortes existent pour créer une Nouvelle Europe, mue par le progrès social et la démocratie. L'occasion pour apostrophe45 de tester la notoriété de ce dernier auprès des militants écologistes présents salle Eiffel. Et là, bonne surprise, tous ou presque ont su donner le nom de Pierre Larrouturou (...)

En se rendant au salon de l'Auto d'Orléans, la rédaction d'apostrophe45 a simplement voulu savoir si la clientèle allait bouder cette marque qui, outre la fiabilité, la finition et l'élégance des lignes des ses voitures, avait surtout misé sur la propreté de leurs moteurs. Mais ça, c'était avant. Pourtant, sur les stand Volkswagen, on assure que, si « le clients ont besoin d'être rassurés », «la demande est (...)

relais orléanais

NATIONALITÉS - Le Relais Orléanais, l'association d’aide aux personnes en difficulté, a vu son budget réduit de 20.000 euros par la mairie pour cette année 2015. Une réduction « assumée » par Serge Grouard, le député-maire (UMP) d'Orléans, au motif que l'association, qui a servi 39.649  repas en 2014, ne respecte pas sa mission première d'aide sociale « et fait plutôt de l'humanitaire ».

Plongés dans une tourmente médiatique qui semble les dépasser, les membres du Relais Orléanais assument toutefois « venir en aide à toutes les personnes telles qu'elles sont et se présentent ». Et ce, sans discrimination. L'établissement propose depuis 30 ans un accueil de jour aux personnes fragilisées, en grande détresse sociale, isolées ou non. 

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L'entrée n'a rien d'un hall de gare ni d'une salle d'attente. Un long couloir mène à un comptoir où de petites mains bénévoles sont chargées de recenser les bénéficiaires, français et étrangers, en vue de leur offrir un petit-déjeuner ou un déjeuner, et un peu de chaleur humaine tout aussi précieuse. C'est avant tout un espace socialisé, organisé et un lieu d'observations de la situation de chacun. Toutes ces personnes n'ont pas les mêmes trajectoires et, du coup, pas les mêmes attentes, ni les mêmes demandes. Si ce n'est saisir cette main que l'association orléanaise leur tend depuis 1984. « La plupart poussent la porte de l'association parce qu'ils n'ont pas d'autres endroits pour se poser », explique l'un des 80 bénévoles. « Lors d'un premier contact, le demandeur a alors la possibilité de prendre un petit-déjeuner en accès libre, c'est-à-dire sans entretien préalable et de manière anonyme. La personne peut venir au Relais pendant cinq jours avant son inscription. » Les entrées et les sorties sont toutes comptabilisées. Et au Relais Orléanais, on ne badine pas avec les chiffres justement.

Depuis quatre-cinq ans, on observe une arrivée massive de familles en demande d'asile

L'accueil a l'avantage d'être ouvert au quotidien l'hiver entre 8h30 et 17 heures. Alors, bien sûr, depuis « quatre ou cinq ans environ », l'on observe une augmentation du nombre de repas et l'arrivée massive de familles en demande d'asile. En 2012, il y avait 44% de Français et 56% d'étrangers. Aujourd'hui, les Français sont de plus en plus minoritaires (30%) alors que le taux des bénéficiaires étrangers, lui, s'accroît (70%). L'accueil est investi par des familles issues des flux migratoires, des adultes de la Communauté européenne (CE) ou hors CE (HCE) en difficultés sociales et économiques, ainsi que des jeunes majeurs en rupture familiale ou sortis des dispositifs d'aide sociale à l'enfance. 

Serge Grouard justifie cette baisse de dotation

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Sollicitée à plusieurs reprises, Alexandrine Leclerc, adjointe (UDI) au maire d'Orléans, en charge de la Solidarité et à l'Action sociale, n'a pas souhaité s'exprimer. Quant au député-maire (UMP) d'Orléans, Serge Grouard, il avait justifié la décision de baisser de 18,5% la subvention allouée au Relais Orléanais devant un parterre de journalistes locaux, en précisant selon ces mêmes supports : « (…) Nous constatons que le Relais Orléanais assure de plus en plus l'hébergement de personnes en difficultés et accueille des étrangers en situation irrégulière. La Ville d'Orléans respecte la loi et n'a pas à encourager l'immigration clandestine. La Ville subit déjà la baisse des dotations de l'État et n'a pas à assumer financièrement des dépenses qui sont du ressort du gouvernement (…) L'arrivée importante de familles d'origine étrangère et souvent en situation irrégulière devrait interroger les services de l’Etat qui ont ces compétences d’hébergement d’urgence ou de demandes d’asile. (…) Le Relais Orléanais fait partie des associations les plus subventionnées. La mairie, au-delà de son engagement sur le CCAS, verse chaque année 400.000 euros de soutien aux associations caritatives. »

Quelque 972 personnes ont été accueillies dont 179 mineurs accompagnés en 2014. Parmi elles, l'on compte 300 Français inscrits, 84 personnes issues de la communauté européenne et 561 hors communauté européenne. « Il n'y a aucune personne sur laquelle nous n'avons pas de renseignements mais il y en a  27 pour lesquelles nous avons des données manquantes », insiste le bénévole. 

En 2014, parmi les inscrits étrangers, sont recensées 27 nationalités (idem en 2012 et 29 en 2013). Cette année-là, on assiste, de nouveau, à une augmentation des populations provenant des pays de l'Est comme l'année précédente : 25 personnes sont, en effet, originaires d'Albanie, 13 de Géorgie, 11 d'Ukraine, 10 de Tchétchénie, Russie, Serbie, Moldavie, du Kosovo, 4 d'Arménie, 4 de Roumanie, 1 d'Allemagne et 1 de Lettonie. Les autres sont issues du continent africain : 20 ressortissants du Maroc, 18 de la République Démocratique du Congo ; 13 d'Angola, 8 d'Algérie, du Congo Brazzaville et de République Centrafricaine, 6 du Nigéria, 5 du Tchad et de Guinée, 3 de Syrie, du Cameroun et de Côte d'Ivoire.

Les Albanais en tête, le Maroc, la République Démocratique du Congo

À la lumière des chiffres, il est faux d'avancer que le Relais Orléanais est « un formidable » appel d'air à l'accueil de migrants sans-papiers. Et encore plus faux de véhiculer l'idée qu'il verse dans l'humanitaire. Entre 2012 et 2013, l'association n'a finalement accueilli que 21 bénéficiaires étrangers (CE et HCE) et 30 Français supplémentaires. Le ration reste donc le même. En 2013, les Français étaient déjà minoritaires (35%) contre 65% d'étrangers. Les Albanais (15) étaient déjà les plus représentés en 2013, suivis des Marocains (12). La progression la plus importante est à mettre à l'actif des ressortissants de la République Centrafricaine (de 4 à 18).

Un exercice 2014 équilibré

Loin de faire de l'humanitaire, l'association entend juste remplir sa mission sociale. Autrement dit, assurer l'accueil de jours aux plus démunis, en offrant un lieu d'accueil et des repas chauds. Bien sûr, les membres de l'association ne sont pas dupes et savent que « le Relais Orléanais est connu dans le monde entier », de Kinshasa à Belgrade, en passant par Abuja ou Chisinau. « Oui, certains doivent sûrement s'échanger les "bonnes adresses", voire les revendre », déplore-t-on. De toute façon, le budget de l'association (657.000 € en 2015 dont 75% de subventions de l'État, de la Région et du Département, et jusqu'à présent, 16% de la Ville d'Orléans) est tel qu'il « ne pourrait accueillir toute la misère du monde ». Rappelons qu'en 2014, l'exercice s'est terminé avec un bénéfice de 1.850€. Pas vraiment de quoi mettre du beurre dans les épinards.

Richard Zampa

Historial Jeanne d'Arc

REPORTAGE. À Orléans, l'incarnation de la légende et l'hommage collectif ; à Rouen, le virtuel et le fait historique débarrassé de ses apories. Alors que la cité johannique s'apprête à célébrer les 586e fêtes de Jeanne d'Arc, la ville de Rouen a ouvert, il y a tout juste un mois, l'Historial Jeanne d'Arc, dans le centre historique, au cœur du palais archiépiscopal où a été prononcée, précisément, le 29 mai 1931, la sentence de mort de la Pucelle, brûlée vive le lendemain à quelques centaines de mètres de là. Et c'est dans ce même palais, fait de voûtes gothiques et romanes, bâti dans une épaisse pierre blanche rendue à son éclat originel par dix-huit mois de travaux, que Jeanne d'Arc fut réhabilitée par l'Église catholique à l'issue d'un nouveau procès, posthume celui-là, organisé vingt-cinq plus tard. (...)

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