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Le 23 Janvier 2018, 01h15

Politique

EN VOITURE ! - Hugues Saury, président du Conseil départemental du Loiret a, lui aussi, choisi officiellement de raccrocher les wagons du train sénatorial, ce jeudi. En effet, l’ancien maire d'Olivet a décidé de se porter candidat à l’élection du 24 septembre et de constituer une liste « volontairement indépendante des partis politiques », n’ayant pas reçu l’investiture de la Commission nationale du parti Les Républicains. Un parti dans lequel Hugues Saury se sent un peu à l’étroit après avoir estimé, un temps, que François Fillon n’était plus le meilleur candidat de la droite lors de la campagne présidentielle et qu’un autre candidat devait « porter les valeurs et le programme qui fera gagner la France. » (...)

T MAINTENANT ? Fuite des adhérents, dégringolade électorale, perte de repères, atermoiements sur la ligne politique à adopter : le PS fait face à une crise majeure qui pourrait entraîner sa disparition, du moins sous sa forme actuelle. À l’Assemblée nationale, le groupe PS a changé de patronyme et s’appelle désormais « Groupe Nouvelle gauche », tandis que Benoît Hamon, candidat du PS à la présidentielle, a quitté le parti et vient de lancer son mouvement baptisé 1er-Juillet.

DANS LE DÉTAIL - On attendait du « concret » de la part d’Edouard Philippe, on en a eu un bel aperçu, à l’inverse du discours « sans surprise » du chef de l’État devant le Congrès, la veille à Versailles. Le Premier ministre a développé ce mardi sa feuille de route pour les années à venir avec son lot d’annonces, lors de son discours de politique générale à la tribune de l’Assemblée nationale. Voici ce qu’il fallait en retenir...

VERSAILLES - Le premier discours solennel à la nation du président Macron a manqué de souffle voire de clarté, ce lundi devant le Congrès convoqué à Versailles. Alors certes, il s’agissait surtout de ne pas empiéter sur les plates-bandes d’Edouard Philippe, à la veille de son discours de politique générale. Et de « fixer le cap du quinquennat », comme le rappelle Stéphanie Rist, député LREM du Loiret (1ère circonscription). Sauf que rien de bien nouveau sous le soleil...

CAP - La prise de parole du chef de l’État à la tribune du Congrès, à Versailles, ce lundi 3 juillet, est prévue à 15 heures. Devant les deux chambres du parlement, Emmanuel Macron présentera les « priorités » de son quinquennat pendant près d’une heure, la veille donc de la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. 

SÉNATORIALES -  Ça s’accélère. Ce vendredi soir, le conseil municipal d’Orléans s’est réuni pour élire les délégués municipaux - et leurs supléants - qui composeront, pour une large part (95%), le corps des grands électeurs chargés d’élire les sénateurs, le dimanche 24 septembre. En effet, les trois prochains sénateurs du Loiret seront élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs...

PREMIÈRE ÉTAPE - Le feuilleton politique français n’en finit décidément pas. Après une longue - trop longue ? - séquence électorale, marqué par les primaires de la droite et du centre, de la gauche, la présidentielle, les législatives, voici venu le temps des sénatoriales en vue des élections le dimanche 24 septembre. À la seule différence que les trois sénateurs du Loiret seront, eux, élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs. Et la plupart de ces derniers sont désignés, ce vendredi 30 juin, par l’ensemble des conseils municipaux...

L’ESPOIR FAIT VIVRE - Pas de changement opportun d’étiquette politique pour le président du Conseil régional du Centre-Val de Loire qui reste, pour l’instant, au Parti socialiste. Si le mot désertion ne fait pas partie de son vocabulaire, François Bonneau observe, réfléchit, analyse avec l’espoir néanmoins d’une « refondation (de sa famille politique) qui reposerait sur un principe d’enrichissement mutuel et pas sur un principe d’exclusion », explique-t-il, se revendiquant, au passage, comme « un survivant (du PS) bien portant ». Malgré la reconfiguration du paysage politique national, dans l’hémicycle régional, il n’y aura vraisemblablement pas de groupe En Marche!. « Mais il faut néanmoins s’emparer de cette nouvelle donne politique », souligne-t-il...

ALORS, C’EST QUI L’CHEF ? Le groupe frontiste monte au créneau et remet les pendules à l’heure suite à une déclaration de Guillaume Peltier, président du groupe régional Les Républicains, qui insinuait être le « chef de l’opposition » dans l’hémicycle de la Région Centre-Val de Loire.

« Interrogé par la Nouvelle République (édition du 23/06/2017) Guillaume Peltier s’autoproclame une nouvelle fois « chef de l’opposition » au Conseil régional. Or il n’a jamais été le « chef » de l’opposition, mais le président d’un des deux groupes d’opposition, si tant est que le sien s’oppose sérieusement à la politique de François Bonneau et des socialistes en région Centre-Val de Loire », attaque le groupe frontiste.  

Et d’ajouter : « À titre d’exemple, lors des deux dernières commissions permanentes régionales Guillaume Peltier n’est pas intervenu une seule fois, et son groupe a tout voté ! Drôle d’opposition. En réalité il a surtout utilisé son mandat régional à faire campagne pour sa circonscription. » Guillaume Peltier a récemment été élu député LR du Loir-et-Cher.

« Au contraire, le groupe Front National a su prouver depuis le début de la mandature qu’il représentait une opposition sérieuse, crédible et constructive, faisant des observations dont la majorité est souvent obligée de tenir compte », conclut le groupe Front national.  La guerre des chefs aura-t-elle lieu cette fin de semaine, lors de la session régionale.

CONFIDENCES - Depuis dimanche 18 juin, l’hémicycle orléanais ne compte plus de parlementaire. Alors que les élections législatives ont sorti du jeu politique Serge Grouard, ex-député LR et ancien maire d’Orléans (au profit de députés LREM), la loi sur le non cumul des mandats a, il y a quelques mois déjà, poussé Olivier Carré, maire LR d’Orléans et nouveau président de la Métropole, à ne pas briguer un nouveau mandat de député...

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