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Le 24 Janvier 2018, 02h40

Politique

DÉMOCRATIE - La démocratie est actuellement au cœur du débat de La République En Marche (LREM), alors que les listes de candidats au bureau exéutif du mouvement se portent au nombre de quatre. De nombreux marcheurs (une centaine rescensée) font état d’un manque de démocratie dans le fonctionnement interne du parti. Mais de là à parler de fronde, il y a encore un pas que les disciples d’Emmanuel Macron n’ont pas encore osé franchir. Ceux ayant annoncé leur départ considérent que « la République en Marche offense néanmoins les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime ». Et de préciser : « Les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d’opinion et d’expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus », écrivent-ils dans cette tribune, avant de regretter la désignation par Emmanuel Macron du futur patron de LREM, Christophe Castaner.  Ces derniers refusent donc un « vote d'allégeance » - à mains levées - aux grands élus LREM - Richard Ferrand, François Patriat, Cédric O, Laëtitia Avia ou Pierre Person. Les 313 députés LREM constituent à eux seuls presque la moitié du corps électoral habilité à désigner le futur gouvernement du mouvement...

À BOULETS ROUGES - Il devait être question des grandes orientations budgétaires pour l’année 2018. Si le sujet n’a pas été totalement oublié au sein de l’hémicycle régional, jeudi, la colère des élus régionaux contre le gouvernement a pris le dessus dans les débats jusqu’à gommer presque totalement les divergences politiques. 

PASSATION DE POUVOIR - Sans aucun suspens puisqu’il était le seul candidat à la succession d’Hugues Saury, Marc Gaudet, 53 ans, maire jusqu’alors de la petite commune d’Ascoux dans le Pithiverais, a été élu, ce lundi matin, président du Département du Loiret avec 35 voix « pour », six bulletins nuls et une abstention. Frappé par la loi sur le non-cumul des mandats, Hugues Saury, élu à ce même poste en mars 2015, a donc dû laisser sa place après avoir été élu sénateur du Loiret en septembre dernier. 

QUESTION CENTRALE - La France ne pourra pas tenir l'objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025. Trop tôt, selon Nicolas Hulot qui réfute l’idée d’un « renoncement »«Le gouvernement prend acte des études menées par RTE qui montrent que l'échéance de 2025 [portant à 50% la part du nucléaire] soulève d'importantes difficultés de mise en oeuvre au regard de nos engagements en matière climatique », stipule, ce jeudi, le compte-rendu portant sur « la trajectoire de l’énergie électrique ». Les écologistes dénoncent, eux, un «recul» du ministre de l’Écologie. Ceci dit, ses déclarations semblent coller au scénario des spécialistes du secteur. Nicolas Hulot se projette désormais « à 2030 (...) au plus tard à 2035 ». Ce que « salue » le député LR du Loiret, Claude de Ganay, attaché aux problématiques liées au du nucléaire, du fait de la présence de la centrale de Dampierre-en-Burly sur sa circonscription. « Cela fait plusieurs années déjà que je dénonce cet objectif irréaliste, anti-écologique, régressif et stupide », poursuit-il...

C’EST SON CHOIX - Cinq jours avant la constitition du nouvel exécutif départemental, à la suite de l'élection de Hugues Saury au Sénat, Frédéric Néraud, vice-président du Département du Loiret, souhaite, « pour des raisons personnelles, de ne pas être reconduit dans les fonctions de président de la commission de l'économie, du tourisme, du patrimoine et de la culture », qu’il occupait depuis avril 2015...

CONTROVERSE - Jérôme Schmitt, représentant dans le Loiret de la France Insoumise, était l’invité de Controverse, ce lundi soir, l’émission politique de France Bleu Orléans en partenariat avec apostrophe45. Pendant une heure, le militant de la FI et candidat malheureux dans la sixième circonscription du Loiret lors des dernières élections législatives, a défendu la ligne politique et la structuration du mouvement de Jean-Luc Mélenchon dont la convention nationale se tiendra à la fin du mois à Clermont-Ferrand. 

RENOUVELLEMENT - Trois semaines après la démission de Charles de Gevigney « pour convenances personnelles », le FN45 a retrouvé un « chef » en la personne de Ludovic Marchetti, nouveau secrétaire départemental dans le Loiret. Il succède ainsi à Charles de Gevigney, « SD » démissionnaire depuis le 1er octobre dernier...

LUTTE - À chaque quinquennat, sa « grande cause nationale ». L’actualité (avec notamment l’affaire Weinstein) nous rappelle combien la lutte contre les inégalités entre les hommes et les femmes est déterminante « pour le vivre-ensemble », souligne Nadia Benshhayar, directrice régionale aux droits des Femmes et à l’Égalité, depuis juin dernier. Cette question de l’égalité entend, sur le très long terme - « sur plusieurs générations » -, « modifier le quotidien et élever le niveau de civilisation », ajoute-t-elle , « animée par la justice sociale ». « Le sexisme ordinaire est le terreau de cette inégalité (…) On a une nouvelle étape à franchir avec cette politique de l’Égalité ciblée non seulement sur le droit que l’on doit rendre effectif mais aussi sur des mentalités et des comportements à changer. » Le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, s’achèvera par l’annonce des priorités déployées jusqu’à la fin du mandat d’Emmanuel Macron en 2022...

RÉSURRECTION - « Nous ne devons plus céder et oser mener le combat pour nos valeurs et pour notre Histoire. Il serait incompréhensible et inacceptable que la France autorise le port du burkini mais refuse la liberté d'installation des crèches. » Le ton est donné. Le député du député de Loir-et-Cher et vice-président du groupe LR, Guillaume Peltier, a déposé une question écrite à Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, « pour objectif : en finir avec les interdictions de crèches dans les bâtiments publics ». Un marronnier, comme l’on dit, qui n’en finit pas d’alimenter la polémique chaque fin d’année...

LIBÉRÉ, DÉLIVRÉ - À la tête de la fédération du Front national dans le Loiret depuis 2015, Charles de Gevigney a décidé de quitter ses fonctions de secrétaire départemental, demeurant toutefois conseiller régional FN. Mardi dernier, dans un communiqué lapidaire, il déclarait juste : « J’ai souhaité me libérer de cette tâche très prenante pour raison de convenance personnelle. » La rédaction d'apostrophe45 a alors tenté d’en savoir un peu plus sur cette démission, deux ans et neuf mois après sa nomination en tant que « SD » du FN45. « C’est ma vie privée », a d’abord rétorqué l’élu régional avant de concéder quelques efforts : «  Je n’ai plus le temps nécessaire pour la gestion d’une fédération. » Charles de Gevigney confie avoir mûri sa réflexion « il y a déjà quelques mois ». Avant même l’éclatement du parti de Marine Le Pen. Il assure aussi qu’il n’y a, de ce fait, aucun lien entre sa démission et la restructuration de sa famille politique. « Mon truc n’a rien à voir avec Philippot. » (...)

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