Le pure-player qui vous sort de votre quotidien

Le 19 Octobre 2017, 14h32

Politique

LUTTE - À chaque quinquennat, sa « grande cause nationale ». L’actualité (avec notamment l’affaire Weinstein) nous rappelle combien la lutte contre les inégalités entre les hommes et les femmes est déterminante « pour le vivre-ensemble », souligne Nadia Benshhayar, directrice régionale aux droits des Femmes et à l’Égalité, depuis juin dernier. Cette question de l’égalité entend, sur le très long terme - « sur plusieurs générations » -, « modifier le quotidien et élever le niveau de civilisation », ajoute-t-elle , « animée par la justice sociale ». « Le sexisme ordinaire est le terreau de cette inégalité (…) On a une nouvelle étape à franchir avec cette politique de l’Égalité ciblée non seulement sur le droit que l’on doit rendre effectif mais aussi sur des mentalités et des comportements à changer. » Le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, s’achèvera par l’annonce des priorités déployées jusqu’à la fin du mandat d’Emmanuel Macron en 2022...

RÉSURRECTION - « Nous ne devons plus céder et oser mener le combat pour nos valeurs et pour notre Histoire. Il serait incompréhensible et inacceptable que la France autorise le port du burkini mais refuse la liberté d'installation des crèches. » Le ton est donné. Le député du député de Loir-et-Cher et vice-président du groupe LR, Guillaume Peltier, a déposé une question écrite à Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, « pour objectif : en finir avec les interdictions de crèches dans les bâtiments publics ». Un marronnier, comme l’on dit, qui n’en finit pas d’alimenter la polémique chaque fin d’année...

LIBÉRÉ, DÉLIVRÉ - À la tête de la fédération du Front national dans le Loiret depuis 2015, Charles de Gevigney a décidé de quitter ses fonctions de secrétaire départemental, demeurant toutefois conseiller régional FN. Mardi dernier, dans un communiqué lapidaire, il déclarait juste : « J’ai souhaité me libérer de cette tâche très prenante pour raison de convenance personnelle. » La rédaction d'apostrophe45 a alors tenté d’en savoir un peu plus sur cette démission, deux ans et neuf mois après sa nomination en tant que « SD » du FN45. « C’est ma vie privée », a d’abord rétorqué l’élu régional avant de concéder quelques efforts : «  Je n’ai plus le temps nécessaire pour la gestion d’une fédération. » Charles de Gevigney confie avoir mûri sa réflexion « il y a déjà quelques mois ». Avant même l’éclatement du parti de Marine Le Pen. Il assure aussi qu’il n’y a, de ce fait, aucun lien entre sa démission et la restructuration de sa famille politique. « Mon truc n’a rien à voir avec Philippot. » (...)

REMONTÉ - C’est sous ce visage que le député MoDem de la 6e circonscription du Loiret est apparu, ce mercredi 11 octobre, sur le plateau de RMC, interviewé par Jean-Jacques Bourdin. Une intervention remarquée sur le thème de l’agriculture, le jour du lancement des États généraux de l’agriculture qui doivent permettre de repenser en profondeur ce secteur en crise. Il faut dire que Richard Ramos, « jeune député » de la majorité présidentielle « et de la ruralité » n’y est pas allé par quatre chemins, creusant avec passion et détermination son sillon politico-médiatique. Visiblement à l’aise dans cet exercice, il est monté sur ses grands chevaux, non sans conviction, pour « défendre nos agriculteurs », pointant de l’index la grande distribution qui « fait crever » l’agriculture française. Dans le viseur, Michel-Édouard Leclerc que le député centriste a qualifié, arguments à l'appui, de « malhonnête » : « Michel-Edouard Leclerc est malhonnête. C’est de la manipulation. Il a fabriqué trois générations de Français qui pensent qu’acheter bien, c’est acheter pas cher. 60% des cochons français sont vendus en promotion. On va en crever ! Michel-Edouard Leclerc a fait crever les paysans ! » (...)

AVEC LES MOYENS DU BORD - Suite à l'annonce de l'Etat de mettre fin aux contrats aidés existants, les maires de nombreuses communes loirétaines ont fait part des difficultés générées par cette décision. Le Département du Loiret continue donc à mettre l'emploi au cœur de sa politique. « Déjà mobilisé pour accompagner les publics en difficulté vers le retour à l'emploi », la collectivité poursuit son engagement par la mise en place d'un plan action emploi (voté en session d'octobre).

DÉLITEMENT - Deux ans et neuf mois après sa nomination à la tête de la fédération départementale du Front national dans le Loiret, Charles de Gevigney quitte finalement ses fonctions. Dans un communiqué liminaire, celui qui est également conseiller régional frontiste (Centre-Val de Loire), et entendant bien « le rester au service de (ses) convictions pour la France», explique que sa décision a été prise « le 1er octobre ». Il précise également : « J’ai souhaité me libérer de cette tâche très prenante pour raison de convenance personnelle. La direction nationale des fédérations et Marine Le Pen, présidente du mouvement, ont été informés au préalable de cette décision .»

SUCCESSION - Hugues Saury, nouvellement élu sénateur sous l’étiquette divers droite, sait qui sera son successeur à la tête du Département du Loiret. Pas difficile d’ailleurs de le prédire puisqu’un seul candidat s’est déclaré « et qu’il sera le seul à le faire », souligne celui qui est  à la tête de l’exécutif départemental pour quelques petites semaines encore. Autant dire donc que le consensus qui avait porté Hugues Saury à la présidence de la collectivité s’est renouvelé en faveur de Marc Gaudet, 53 ans, maire de la petite commune d’Ascoux, dans le Pithiverais, et vice-président du Département. 

MODE D’EMPLOI - Dix jours après les élections sénatoriales, Hugues Saury, frappé par la loi sur le non-cumul des mandats, doit démissionner de son mandat de président du Département. Mais quelle est donc la mécanique législative en vigueur afin de doter, dans les plus brefs délais, le conseil départemental d’un nouveau chef de l’exécutif...

SUR LA BRÈCHE - Caroline Janvier, 35 ans, députée de la 2ème circonscription du Loiret, était l’invitée de Controverse, ce lundi soir, l’émission politique de France Bleu Orléans et d’apostrophe45. Rappelons que la jeune parlementaire a été la surprise du scrutin de la mi-juin dans le Loiret puisque non seulement elle a remplacé au pied levé celui qui devait incarner la candidature de la REM, Emmanuel Constantin, dans cette 2ème circonscription mais qu’en plus elle a devancé de 834 voix Serge Grouard, député sortant, qui était le favori de ce scrutin, et sans doute le député sortant qui dans le bouleversement total de l’échiquier politique était celui dont on pensait qu’il alliait survivre politiquement. Et bien ce ne fut pas le cas.

EN MUTATION - Une nouvelle génération est appelée à prendre ses responsabilités au sein d’un Parti socialiste « dynamité, dispersé, ventilé et éparpillé par petits bouts, façon puzzle » (comme disait Raoul - Bernard Blier - dans les Tontons Flingueurs). Pour se relever, « se réinventer et se transformer d’ici au congrès de 2018 », le PS, moribond, peut encore compter sur ses jeunes (de 15 à 30 ans). 

La refonte sera, bien sûr, longue et difficile après la déroute des élections présidentielle et législatives. Sans parler du quinquennat Hollande qui a laissé un goût de cendres tièdes dans la bouche des militants socialistes. En attendant des jours meilleurs donc, les jeunes socialistes du Loiret - « une soixantaine », selon Julien Lesince, président du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) du Loiret - se retroussent les manches et veulent croire à la valeur travail, en se consacrant à une réflexion profonde sur les décombres du hollandisme...

Pages

L'expresso

À L'AFFICHE

DOSSIER IMMOBILIER S17 2017_0.jpg