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Le 26 Juin 2017, 21h08

Politique

L’ESPOIR FAIT VIVRE - Pas de changement opportun d’étiquette politique pour le président du Conseil régional du Centre-Val de Loire qui reste, pour l’instant, au Parti socialiste. Si le mot désertion ne fait pas partie de son vocabulaire, François Bonneau observe, réfléchit, analyse avec l’espoir néanmoins d’une « refondation (de sa famille politique) qui reposerait sur un principe d’enrichissement mutuel et pas sur un principe d’exclusion », explique-t-il, se revendiquant, au passage, comme « un survivant (du PS) bien portant ». Malgré la reconfiguration du paysage politique national, dans l’hémicycle régional, il n’y aura vraisemblablement pas de groupe En Marche!. « Mais il faut néanmoins s’emparer de cette nouvelle donne politique », souligne-t-il...

ALORS, C’EST QUI L’CHEF ? Le groupe frontiste monte au créneau et remet les pendules à l’heure suite à une déclaration de Guillaume Peltier, président du groupe régional Les Républicains, qui insinuait être le « chef de l’opposition » dans l’hémicycle de la Région Centre-Val de Loire.

« Interrogé par la Nouvelle République (édition du 23/06/2017) Guillaume Peltier s’autoproclame une nouvelle fois « chef de l’opposition » au Conseil régional. Or il n’a jamais été le « chef » de l’opposition, mais le président d’un des deux groupes d’opposition, si tant est que le sien s’oppose sérieusement à la politique de François Bonneau et des socialistes en région Centre-Val de Loire », attaque le groupe frontiste.  

Et d’ajouter : « À titre d’exemple, lors des deux dernières commissions permanentes régionales Guillaume Peltier n’est pas intervenu une seule fois, et son groupe a tout voté ! Drôle d’opposition. En réalité il a surtout utilisé son mandat régional à faire campagne pour sa circonscription. » Guillaume Peltier a récemment été élu député LR du Loir-et-Cher.

« Au contraire, le groupe Front National a su prouver depuis le début de la mandature qu’il représentait une opposition sérieuse, crédible et constructive, faisant des observations dont la majorité est souvent obligée de tenir compte », conclut le groupe Front national.  La guerre des chefs aura-t-elle lieu cette fin de semaine, lors de la session régionale.

CONFIDENCES - Depuis dimanche 18 juin, l’hémicycle orléanais ne compte plus de parlementaire. Alors que les élections législatives ont sorti du jeu politique Serge Grouard, ex-député LR et ancien maire d’Orléans (au profit de députés LREM), la loi sur le non cumul des mandats a, il y a quelques mois déjà, poussé Olivier Carré, maire LR d’Orléans et nouveau président de la Métropole, à ne pas briguer un nouveau mandat de député...

AUX URNES - C’est avec une émotion à peine contenue qu’Olivier Carré s’est adressé à ses collègues de la Métropole d’Orléans, leur exprimant ses remerciements « du fond du cœur pour la confiance qu’(ils) lui témoignent »« Cette élection m’honore mais surtout, elle m’engage », a-t-il débuté son propos, des trémolos dans la voix. Cette sensibilité a notamment pris le dessus en fin de discours, lorsqu’il fut question de « la chance donnée à l’enfant du pays de porter, momentanément, le destin de la collectivité »...

NOUVELLE ÈRE - C'était le 24 mai dernier. Charles-Éric Lemaignen présidait la dernière séance de conseil communautaire. Une nouvelle page était en train de se tourner, alors que, lui, briguait un siège au Parlement. Candidat malheureux, il sera toutefois présent ce jeudi pour transmettre le relais de l'enthousiasme à Olivier Carré, déjà maire (LR) de la métropole d'Orléans. Charles-Éric Lemaignen a présidé à la destinée de l’intercommunalité orléanaise durant seize ans. Seize années traversées par quelques chantiers de grande envergure - seconde ligne de tram, réfection des quais de Loire -, des projets plus modestes mais pas moins plébiscités par les Orléanais - Vélo + - et aussi, et surtout, par la gestion politique et humaine d’une AgglO qui n’a cessé de grandir. Lors de cette ultime séance, élus de droite comme de gauche ont salué non seulement le travail réalisé depuis 2001, mais aussi la manière dont ce travail a été fait sous la férule de Charles-Éric Lemaignen (LR), décrit par nombre d'entre-eux comme un homme de dialogue, de consensus, et de travail. Pour apostrophe45, revenait le 29 mai dernier sur son bilan à la tête de la collectivité devenue aujourd’hui métropole...

CANAL HISTORIQUE - En 2012, en pleine guerre des chefs, au cœur de la lutte fratricide que se livraient Jean-François Copé et François Fillon pour gagner la présidence de l’UMP, deux groupes s’étaient formés à l’Assemblée nationale. Bis repetita, mercredi 21 juin, avec la création d’un groupe « Républicains constructifs, UDI et indépendants » qui vient donc concurrencer le groupe LR « canal historique » au Palais Bourbon. 

UN MODEM PEUT EN CACHER UN AUTRE - Finalement, le MoDem conserve deux ministres, même après les départs de François Bayrou, Sylvie Gouard et de Marielle de Sarnez du gouvernement Philippe I, sous la pression de l'enquête préliminaire qui touche justement le mouvement démocrate. En effet, la sénatrice Jacqueline Gourault et Geneviève Darrieussecq entrent dans ce gouvernement plus profondément remanié que ce qui était initialement prévu...

(MO)DÉMISSIONS - Ironie de l’histoire, François Bayrou, auteur de la «loi sur la moralisation de la vie politique» en est la première victime. En effet, le garde des Sceaux a présenté sa démission. En cause : l’enquête sur les assistants parlementaires du mouvement démocrate dont il est le président du MoDem (...) Comme les 42 autres députés MoDem, Richard Ramos, parlementaire de la 6e circonscription du Loiret, s'est rendu en début d’après-midi (14 h 30) au siège du mouvement démocrate...

MODEM - Marielle de Sarnez, ministre démissionnaire issue des rangs du MoDem (aux Affaires européennes), ne prendra finalement pas la tête du groupe du mouvement démocrate à l’Assemblée nationale comme cela semblait se dessiner...

UN DÉPART, UNE ARRIVÉE - François Sarrazin assurera l’intérim jusqu’au choix d’un nouveau référent de la République En Marche dans le Loiret dans le courant de l’été, après la réintégration à la fonction publique d’Emmanuel Constantin. Ce dernier est appelé à réintégrer l’administration au sein du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire en tant que secrétaire général de la mission de médiation relative au projet d’Aéroport du Grand Ouest, et à mettre ainsi fin à sa période de disponibilité de la fonction publique. Rappelons qu’Emmanuel Constantin, qui était candidat LREM dans la 2e circonscription du Loiret, avait dû retirer sa candidature, après avoir été investi par la commission nationale des investitures, en raison d’une incompatibilité légale. Il avait été remplacé au pied levé par sa suppléante, Caroline Janvier, élue dimanche dernier...

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