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Le 17 Décembre 2017, 17h41

Politique

MORAL EN BERNE - Un papier publié chez nos confrères du Monde a fait réagir Stéphanie Rist, députée La République en Marche dans la 1ère circonscription du Loiret. L’article paru dans la quotidien national, titré « Le coup de blues d’une partie des députés LRM » fait état du fort malaise éprouvé par certains députés du camp Macron qui ont, six mois après leur élection, toujours du mal à trouver leurs repères à l’Assemblée nationale et à s’y sentir réellement utiles. Selon une source citée par le Monde, « une centaine sont perdus pour la cause », et sur le point même pour quelques-uns de lâcher leur mandat. « Au-delà de la fatigue éprouvée après six mois de réformes intenses et un marathon budgétaire dense, beaucoup cherchent encore leur place et leur utilité », explique l’article. 

VERDICT - Ce vendredi 8 décembre, le Conseil constitutionnel a validé l’élection des deux députés LR, Claude Ganay dans la 3ème circonscription du Loiret ainsi que celle de Marianne Dubois dans la 5ème. Dans ces deux circonscriptions, des recours avaient été déposés par leur adversaire malheureux de La République en Marche, Jihan Chelly et David Simonnet, compte tenu du très faible écart qui les séparait du vainqueur et que chacun d’entre eux mettait sur le compte de certaines « irrégularités ». Des « irrégularités » que le Conseil constitutionnel passe en revue mais dont il estime qu’elles ne sont soit pas avérées soit pas de nature à avoir modifié le sens du scrutin. 

CONTROVERSE - Les Républicains vont élire leur chef, dimanche prochain, et leur choix devrait se porter sans grand suspens sur Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, tenant d’une droite dure, « décomplexée » pour s’en référer à un lexique copéiste. Le candidat est d’ailleurs en meeting ce mardi soir à La Ferté-Saint-Aubin. Face à lui, le juppéiste Maël de Calan qui défend une « ligne libérale, européenne et sociale », et la députée Florence Portelli élue en Ile-de-France et qui revendique, elle, un positionnement « au milieu de la droite », feraient presque office de figurants tant Laurent Wauquiez est donné ultra favori parmi les 235 000 militants à jour de cotisation appelés aux urnes. 

RABIBOCHÉS - Ils s’étaient quittés fâchés, le 28 septembre, à Orléans :  venu clôturer le congrès de l’Association des régions de France, le Premier ministre, Édouard Philippe avait annoncé aux présidents de Région que l’État ne leur accorderait finalement pas la dotation de 450 millions d’euros promise durant l’été pour compenser le transfert des compétences économiques aux Régions. «Il s’agissait d’un fond exceptionnel et par nature l’exception n’a jamais vocation à devenir la règle », avait alors justifié Édouard Philippe. « Ensuite,  je ne veux pas rentrer dans une politique fondée sur des chèques en blanc ou des chèques en bois. Il convient, lorsque l’on s’engage, de ne s’engager que sur ce que l’on peut tenir. Et j’entends bien m’engager à ce que je peux tenir. Je pense que c’est aussi un élément de la confiance », avait-il ajouté.

NOUVEAU MONDE - On l’attendait, le remaniement, version 2, est tombé ce vendredi, tardivement. Après l’élection de Christophe Castaner comme délégué de La République en Marche, Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont procédé à un petit « ajustement » (...) La rédaction d’apostrophe45 avait justement réalisé une interview fleuve en septembre d’Olivier Dussopt, ce socialiste « pur jus » devenu aujourd’hui secrétaire d'État chargé de la Fonction publique. Dans les colonnes du journal, il livrait pourtant un regard sans concession sur la politique menée depuis les premiers mois par le gouvernement philippe et le cap fixé par Emmanuel Macron avec lequel les débuts ont été plutôt musclés.

ELLE Y ÉTAIT - Elle n’a pas fait partie de celles et ceux qui ont sifflé le chef de l’État lorsqu’il s’est présenté devant les maires de France, porte de Versailles, jeudi en toute fin d’après-midi. Ce n’est assurément pas dans les manières de Constance de Pélichy, jeune mairesse (LR) de La Ferté-Saint-Aubin, et conseillère régionale d’opposition au sein du groupe de l'Union de la droite et du centre (UDC). 

DÉMOCRATIE - La démocratie est actuellement au cœur du débat de La République En Marche (LREM), alors que les listes de candidats au bureau exéutif du mouvement se portent au nombre de quatre. De nombreux marcheurs (une centaine rescensée) font état d’un manque de démocratie dans le fonctionnement interne du parti. Mais de là à parler de fronde, il y a encore un pas que les disciples d’Emmanuel Macron n’ont pas encore osé franchir. Ceux ayant annoncé leur départ considérent que « la République en Marche offense néanmoins les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime ». Et de préciser : « Les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d’opinion et d’expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus », écrivent-ils dans cette tribune, avant de regretter la désignation par Emmanuel Macron du futur patron de LREM, Christophe Castaner.  Ces derniers refusent donc un « vote d'allégeance » - à mains levées - aux grands élus LREM - Richard Ferrand, François Patriat, Cédric O, Laëtitia Avia ou Pierre Person. Les 313 députés LREM constituent à eux seuls presque la moitié du corps électoral habilité à désigner le futur gouvernement du mouvement...

À BOULETS ROUGES - Il devait être question des grandes orientations budgétaires pour l’année 2018. Si le sujet n’a pas été totalement oublié au sein de l’hémicycle régional, jeudi, la colère des élus régionaux contre le gouvernement a pris le dessus dans les débats jusqu’à gommer presque totalement les divergences politiques. 

PASSATION DE POUVOIR - Sans aucun suspens puisqu’il était le seul candidat à la succession d’Hugues Saury, Marc Gaudet, 53 ans, maire jusqu’alors de la petite commune d’Ascoux dans le Pithiverais, a été élu, ce lundi matin, président du Département du Loiret avec 35 voix « pour », six bulletins nuls et une abstention. Frappé par la loi sur le non-cumul des mandats, Hugues Saury, élu à ce même poste en mars 2015, a donc dû laisser sa place après avoir été élu sénateur du Loiret en septembre dernier. 

QUESTION CENTRALE - La France ne pourra pas tenir l'objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025. Trop tôt, selon Nicolas Hulot qui réfute l’idée d’un « renoncement »«Le gouvernement prend acte des études menées par RTE qui montrent que l'échéance de 2025 [portant à 50% la part du nucléaire] soulève d'importantes difficultés de mise en oeuvre au regard de nos engagements en matière climatique », stipule, ce jeudi, le compte-rendu portant sur « la trajectoire de l’énergie électrique ». Les écologistes dénoncent, eux, un «recul» du ministre de l’Écologie. Ceci dit, ses déclarations semblent coller au scénario des spécialistes du secteur. Nicolas Hulot se projette désormais « à 2030 (...) au plus tard à 2035 ». Ce que « salue » le député LR du Loiret, Claude de Ganay, attaché aux problématiques liées au du nucléaire, du fait de la présence de la centrale de Dampierre-en-Burly sur sa circonscription. « Cela fait plusieurs années déjà que je dénonce cet objectif irréaliste, anti-écologique, régressif et stupide », poursuit-il...

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