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Le 13 Novembre 2018, 19h30

Polémique

Sujets susceptibles de créer des discussions

FIN D’ÉTUDE - Le président de Région persiste et signe : « J’officialise et je vais proposer, lors de sa session de jeudi, à notre assemblée délibérante de donner un avis sur la question de l’implantation d’un lycée à Châteauneuf-sur-Loire. J’adresserai ensuite à Madame la rectrice, Monsieur le préfet et Monsieur le ministre de l’Éducation nationale la position de la Région Centre-Val de Loire qui est favorable à la construction sur le site de Châteauneuf-sur-Loire d’un lycée avec une capacité (viable) de 700 à 800 places. » Contre les 1.100-1.200 places prévus dans le projet initial...

GUERRE DES CHEFS - Un petit communiqué de presse a fleuri sur les tables des journalistes qui assistaient au conseil municipal d’Orléans, lundi après-midi. Il est signé de Florent Montillot, adjoint au maire d’Orléans en charge des affaires scolaires, et par ailleurs président départemental de l’UDI. Et c’est au titre de cette seconde casquette que l’élu a tenu à réagir. À quoi ? À des propos tenus par Richard Ramos, député MoDem dans la sixième circonscription du Loiret, qualifié de « Roi de la Com’» pour l’occasion, et qui « se répand auprès de qui veut l’entendre » que Florent Montillot lui aurait déclaré lors d’une cérémonie œcuménique célébrée à la cathédrale d’Orléans et réunissant protestants et catholiques du Loiret que l’édifice religieux « devait le changer de sa HLM ».  Une pensée pas très charitable, en effet, si le président départemental de l’UDI a tenu de tels propos. 

SERPENT DE MER - Il y a tout juste deux ans, l’élu communiste d’Orléans, Michel Ricoud, craignait déjà que les parkings du Nouvel hôpital d’Orléans à La Source deviennent payants, dénonçant alors « un véritable racket » si tel était le cas. L'établissement dispose de plus de 300.000 m2 de parkings dont plus de 900 places réservées aux usagers et situées aux sous-sols, ainsi que d'un parking aérien à proximité de l'ellipse pour un accès direct aux services pédiatriques, gynécologiques et de maternité. Sans oublier plus de 200 places réservées aux deux-roues. Jusqu’à présent, le CHRO n’a pas inauguré de système à péage même si « la plupart des grands hôpitaux français ont mis en place ce type de stationnement tarifé »...

SERPENT DE MER - Après Jean-Pierre Sueur, c’est au tour de l’opposition municipale des élus PS et Verts de monter au créneau sur le sujet de la Halle de la Charpenterie. Alors que le sénateur PS, et ancien maire d’Orléans, fustigeait récemment les propos tenus par Olivier Carré assurant que l’architecture du bâtiment rendait impossible son utilisation par les maraichers et commerces non sédentaires, l’opposition s’interroge aujourd’hui sur l’intérêt public du projet de l’exécutif de racheter aujourd’hui cette Halle, vendue il y a moins de dix ans au groupe Casino, à l’instar de toute la rue des Halles. 

ÇA L’BOTTE - Richard Ramos ne craint pas la confrontation, aime l’exposition médiatique et l'assume, jouant crânement sa carte politique de « représentant du peuple (…), d’élu de la ruralité ne restant pas dans son bureau au Parlement et défendant chaque dossier qui mérite d’être défendu », explique-t-il. À dix heures pétantes donc, ce vendredi, le député MoDem s’est rendu au rectorat d’Orléans dans le cadre d'un échange improvisé avec Katia Béguin, rectrice de l’académie d’Orléans-Tours, à propos de l'épineux dossier d'implantation d'un lycée dans l'est orléanais...

GROGNE - Comme apostrophe45 le mentionnait lundi, la colère monte et les revendications vont bon train depuis l’abandon du projet d’implantation d’un lycée à Châteauneuf-sur-Loire. Pour exprimer leur mécontentement, plus d’un millier de personnes ont d’ores et déjà signé une pétition en ligne, à l’inititative du groupe La France Insoumise de Châteauneuf-sur Loire, afin d'exprimer leur déception quant à l’abandon dudit projet. À la colère du maire DVD de Châteauneuf-sur-Loire, Florence Galzin, s’ajoute désormais celle des élus communistes, dont un Orléanais, Michel Ricoud, qui surenchérit en réclamant non plus un mais « deux nouveaux lycées dans le Loiret »« Nous avons dit et répété que le passage en métropole, soutenu par la droite et le PS, il est utile de le rappeler, allait accélérer la fracture territoriale et accentuer la désertification de secteurs ruraux en terme de services publics notamment. Et l'exemple du lycée en est un exemple criant », explique l’élu qui milite « pour un lycée sur le secteur de Châteauneuf-sur-Loire et un autre sur la région d'Orléans »...

DISCORDE - L’implantation d’un nouveau lycée s’accompagne généralement de déclarations publiques flatteuses et de remerciements débités sur un très haut débit par l’aéropage chargé de conduire pareil projet. Concernant la localisation du futur lycée de l’est-orléanais, force est de constater que les voix sont discordantes, selon que l’on soit originaire des champs ou des villes. Si de part et d’autre les besoins sont bien réels, il s’agit surtout de définir, autant que possible, une politique équilibrée en termes d’aménagement du territoire et d’en assumer sa structuration concrète sur le terrain, au lendemain de campagnes électorales interminables (présidentielle, législatives, sénatoriales) mettant justement l’accent sur la nécessité de ne plus opposer urbains et ruraux. Autrement dit, métropole orléanaise et campagne. Or, après deux études sur l’implantation d’un futur lycée dans l’est-orléanais, c’est la ville-centre qui a été préférée à la commune rurale de Chateauneuf-sur-Loire (moins de 8.000 habitants), toutes deux distantes de 25 km...

DROIT DE RÉPONSE - Le sujet de la Halle de la Charpenterie reste électrique. Et potentiellement polémique. En témoigne la réaction de Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret, qui n’a guère goûté les propos d’Olivier Carré, le maire d’Orléans, prononcés lors du dernier conseil municipal. Alors que les questions liées aujourd’hui à cette Halle ont trait à son occupation commerciale et à l’équilibre financier nécessaire pour l’optimiser, l’actuel maire de la ville a glissé une petite remarque qui n’a pas laissé son prédécesseur indifférent. Loin s’en faut. « Je regrette vraiment que... 18 ans après... Olivier Carré réitère des affirmations strictement contraires à la vérité. Olivier Carré a déclaré que cette halle est « un bâtiment dont les grossistes n’ont pas voulu car ils ne pouvaient pas entrer un camion », rappelle le sénateur dans un communiqué de presse adressé à la rédaction.

FRONDE - « Il y a un avant et un après Orléans. » Telle est la formule entendue et unanimement reprise par les présidents des régions pour manifester leur « colère », après le discours du Premier ministre Edouard Philippe, en ouverture du congrès de l’Association des régions de France, ce jeudi à Orléans. « Un front uni », toutes sensibilités politiques confondues, s’est ainsi constitué pour exprimer haut et clair « la rupture » entre les collectivités territoriales - les régions « en première ligne » - et l’État. En signe de protestation, voire de « révolte », les présidents de toutes les régions métropolitaines et d’Outre-Mer ont donc décidé de se retirer de la Conférence des territoires instaurée en juillet par l’exécutif. Et ce, afin de refuser la baisse de crédits décidée « arbitrairement » et « sans concertation » par le gouvernement...

VENT DEBOUT - On aurait pu s’attendre à ce qu’Edouard Philippe, Premier Ministre, arrive au congrès de l’Association des régions de France, ce jeudi, avec dans ses bagages, la dotation de 450 millions d’euros promise aux exécutifs régionaux sous le gouvernement Valls, et officiellement reconduit, signature à l’appui, par l’actuel.  Sauf que depuis mardi, les présidents de Région ont appris « par la bande » que cette dotation, destinée à compenser le transfert de compétences en matière de développement économique des Départements vers les Régions, risquait fort d’être supprimée. Autant dire que le discours du Premier Ministre en ouverture du congrès orléanais était attendu avec une impatience fébrile par les élus régionaux rassemblés dans la grande salle du théâtre d’Orléans. 

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