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Le 22 Février 2018, 13h41

Justice

débat justice

JUSTICE. Son premier quart d'heure wharolien, il l'a connu le 11 novembre 2013, sur les Champs-Élysées, en captant l'attention des caméras de télévision au moment où François Hollande remontait l'avenue. Certains décrochent leur éphémère ticket de notoriété en faisant œuvre de créativité, lui, l'a obtenu avec des sifflets. Tournés haineusement contre le Président de la République, dont il veut obtenir, coûte que coûte, la démission. D'où la constitution du collectif  « Hollande démission ” dont il est le fondateur et pour l'heure, le principal et unique animateur. 

PRUD'HOMMES - Le ministre du travail, François Rebsamen, et la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, ont expliqué les grandes lignes de la réforme du conseil des Prud'hommes, ce jeudi au tribunal d'Orléans.

ESCROQUERIE - La méthode était bien rodée puisqu'il a fallu deux ans aux enquêteurs pour remonter la piste de deux escrocs qui ont sévi à grande échelle dans l'agglomération orléanaise entre 2007 et 2012.

ANNULATION - Appelé à comparaître pour des graffs réalisés au mois de mai à la station de métro Châtelet-les-Halles à Paris, l'artiste orléanais a bénéficié d'une nullité de sa convocation, ce mercredi, devant la 28ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Thoma Vuille et Serge Grouard (Photo apostrophe45)

ENTRETIEN. Soulagé, mais encore manifestement sous le coup émotionnel de cette convocation devant la 28e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, Thoma Vuille, plus connu sous sa griffe artistique de M. Chat, a répondu aux questions de la presse à l'issue de l'audience. Une audience expédiée en quelques minutes car frappée d'une nullité de procédure.  

Finalement, il n'y même pas eu de procès aujourd'hui. En êtes-vous soulagé ? 
Thoma Vuille. Je me suis rebellé quand on m'a demandé de payer 1.800 euros. Je me suis mis dans la peau d'un adolescent. Comment un adolescent pourrait réagir face à cette pression-là ? J'ai fait le choix de mettre les sous que l'on me demandait dans un avocat de confiance que j'ai sélectionné. Je suis content de me rendre compte qu'il y a une  justice en France. 

« Je suis un peintre et je peins, c'est tout »

Comment qualifier le street-art ou la dimension que vous lui donnée ?  
Thoma Vuille. Ce n'est pas à moi de faire ça. (…) Je suis un peintre et je peins, c'est tout. Cet après-midi, je vais peindre. On m'a trouvé un mur. Quand on me tend la main, je ne crache pas dans cette main. La RATP m'a attrapé par le col et puis voilà.

Allez vous à nouveau peindre sur des murs du métro ? 
Thoma Vuille Je ne sais pas, on verra. Mon grand-père était peintre en bâtiment, mon père est maçon, peindre sur les murs, ce n'est pas un délit dans ma famille. 

«J'ai juste mis de la couleur. Voilà. La RATP, ils me connaissent très bien»

Comment avez-vous décidé de graffer la station Châtelet ? 
Thoma Vuille.  Ce jour-là. C'est un sourire. Vous l'avez bien vu, je voulais humaniser un lieu, un couloir de transit qui est complètement gris, moche, c'est dégueulasse quoi, j'ai juste mis de la couleur. Voilà. La RATP, ils me connaissent très bien.  Il n'y a pas de flagrant délit. Je suis convoqué, je reconnais les faits, je suis clément. C'est juste quand on me dit que je dégrade l'espace public, un espace privé en fait. (…) Le pendant de cette affaire, c'est qu'un contrôle fiscal m'est tombé dessus. Je veux continuer à peindre, que ce soit sur des tableaux, dans des expos, dans des institutions, je vais peut-être allez peindre dans les musées puisque dans les couloirs du métro, cela risque de poser d'autres problèmes.

Propos recueillis par  la rédaction 

JUGEMENT - Les chats jaunes de l'artiste orléanais Thoma Vuille seront jugés, ce mercredi 29 octobre, devant la 28ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Le graffeur, plus connu sous le pseudonyme de M.Chat, sera jugé pour des dessins tracés au mois de mai à la station de métro Châtelet-les-Halles, à Paris. Il y eut un précédent. En 2007. « Mais c'était au tribunal pour enfant », a déclaré ce dernier, à apostrophe45. Le député-maire UMP d'Orléans, Serge Grouard, pour sa part, sera bien présent à l'audience de ce mercredi pour soutenir l'artiste.

Le tribunal administratif d'Orléans a rendu sa décision, ce vendredi après-midi, et a rejeté la requête en référé de l'association « Les Ateliers Montessori ».

MEDIATOR. Alors que des procédures pénales sont en cours à l'encontre de Jacques Servier, feu le PDG des laboratoires éponymes, la justice vient de reconnaître la responsabilité de l'État pour treize victimes du Mediator, ouvrant ainsi la voie à des indemnités financières.

Jean-Pierre Sueur

RÉFORME. La commission des lois du Sénat aurait-elle doublé par la gauche la réforme pénale portée par la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, comme l'affirme nos confrères du Figaro ? Une assertion qui trouve des arguments dans les amendements qualifiées de « maximalistes » par Le Figaro qui s'émeut, notamment, du fait que la contrainte pénale devienne une peine à part entière, autonome, infligée aux délits qui ne concernent pas les atteintes aux personnes. Jean-Pierre Sueur, président socialiste de la commission des lois, dément catégoriquement toute volonté d'introduire du « laxisme » dans le texte de loi et, réaffirme, à l'inverse, le souci de mettre en place une justice efficace. 

RÉVÉLATIONS. Nos confrères de Mediapart ont eu accès à la comptabilité interne d’Event & Cie, la filiale de Bygmalion qui a été en charge de l'organisation des 44 meetings électoraux du candidat Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012. Or, le 26 mars 2012, Nicolas Sarkozy était donc à Ormes, dans le Loiret, pour un grand meeting régional organisé dans la salle Dargery, qui appartient au complexe sportif des Plantes. Une réunion publique qui, selon la facture déclarée à la Commission des comptes de campagne (CCC), avait coûté 71.591 euros....

 

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