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Le 17 Décembre 2017, 19h14

Histoire

Sujets relatifs à l'histoire

NOUVEL ESSOR - C’est désormais chose faite. Depuis ce lundi 4 décembre, à l’issue d’un vote à l’unanimité, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’hiv a intégré le Mémorial de la Shoah, après vingt-six d’existence autonome. Créé sous forme associative en 1991, à Orléans, par Hélène Mouchard-Zay, qui en assuré la présidence jusqu’à aujourd’hui, Serge Klarsfeld, historien et avocat, Henry Bulawko, alors président de l’Association des anciens déportés juifs de France, et Eliane Klein du CRIF, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’hiv, installé rue du Bourdon-Blanc à Orléans, tourne une nouvelle page de son histoire. 

MÉMOIRE - À 82 ans, infatigable, Serge Klarsfeld poursuit son engagement en faveur de la mémoire et son action pour défendre la cause des déportés juifs en France et de leurs descendants. Samedi, à Vittel, pour présider un colloque, première pierre à l’édifice d’un futur centre de mémoire, dimanche à Orléans pour parler de la rafle du Vel d’Hiv, à la faveur de la commémoration du 75 ème anniversaire, celui qui n’a eu de cesse de démasquer d’anciens nazis et responsables de la Shoah partout dans le monde, continue d’interpeller les esprits et de convoquer l’histoire. Le 16 juillet, Emmanuel Macron viendra, à son invitation, au Vel d’Hiv - dans la lignée de Jacques Chirac et de François Hollande - pour commémorer  cette « page noire de l’histoire de France ». Avant son intervention dans l’enceinte du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, qui a proposé une programmation exceptionnelle depuis jeudi, Serge Klarsfeld a bien voulu répondre aux questions d’apostrophe45.  

DEVOIR DE MÉMOIRE - Rescapée de la Shoah, Simone Weil s’est toujours positionnée aux côtés de celles et ceux qui faisaient vivre cette mémoire même si, elle, à titre personnelle, gardait une grande pudeur sur ce qu’elle avait vécu et ne s’en livrait qu’auprès d’une poignée de proches qui avaient eu la même expérience de l’horreur des camps.

MÉMOIRE - Fidèle au devoir de mémoire qui est constitutif de sa création, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv propose, depuis jeudi et jusqu’à dimanche, une programmation exceptionnelle pour commémorer l’anniversaire de la rafle du Val d’Hiv : il y a 75 ans, les premières déportations à Auschwitz des Juifs internés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande se déroulaient et la rafle du Val d’Hiv se préparait. Entre les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13.000 personnes, dont près d’un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées à Paris et en banlieue par des policiers français sur décision du régime de Vichy pour être déportées dans les caps d’extermination nazis.

EXPOSITION - L’histoire des migrations, présentée jusqu’au 9 juillet à l’Hôtel Cabu - Musée d’histoire et d’archéologie, est, comme le souligne Hélène Bertheleu, l’une des deux commissaires, « un sujet très mal connu, qui véhicule beaucoup de stéréotypes et d’idées reçues à partir d’une grille de lecture souvent nationale »

TERRORISME - C'était le 21 février 1987. Quatre membres d'Action Directe (AD), groupe armé anarcho-communiste, étaient localisés et arrêtés dans une ferme du Loiret, à Vitry-aux-Loges. Ses membres ont revendiqué plus de quatre-vingt attentats ou assassinats en France entre 1979 et 1987. Cette période est appelée les « années de plomb », dans la droite ligne des Brigades Rouges en Italie. Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani sont devenues « la cible prioritaire » pour Charles Pasqua, nommé ministre de l'Intérieur, le 20 mars 1986, un avant donc leur arrestation.

EN VISITE - Alors que l'ancien hôpital Porte-Madeleine d'Orléans sera cédé, le 31 janvier 2017, à la Ville d'Orléans, plusieurs mois après son déménagement dans le nouveau centre hospitalier d'Orléans à La Source, l'association des Amis du patrimoine hospitalier d'Orléans (APHO) a souhaité jeté « un dernier regard » chargé de souvenirs et d'histoire sur le site Porte-Madeleine dont l'emprise, en centre-ville, est de 5 hectares.

La rédaction d'apostrophe45 dévoile à ses abonnés non seulement des lieux de l'hôpital inconnus du grands public mais surtout des anecdotes, racontées ici par thématique, qui ont contribué à nourrir plus de trois siècles d'histoire locale. Visite.

MEMOIRE. Entouré de son épouse, Jocelyne, et de l’équipe du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel-d’Hiv, Charles Waserscztajn égrène les grandes étapes de sa vie chaotique. Mais l’exercice n’est pas toujours aisé, non que la mémoire des événements lui fasse défaut, mais parce que le fil de sa vie n’a été démêlé que depuis quelques années seulement, à l’issue d’une enquête minutieuse qu’il a menée de sa propre initiative.(...)

MEMOIRE. Durant tout l’été, excepté une parenthèse de quinze jours du 1er au 15 août, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv propose des rendez-vous traditionnels et d’autres innovants à l’adresse de tous les publics, avec la volonté permanente de faire vivre la mémoire des camps d’internement de Pithiviers, Beaune-la-Rolande et de Jargeau. (...)

MEMOIRE. Au départ du projet, il n’était question que d’objets à valeur historique. Ces coupe-papiers, porte-plumes, encriers, assiettes, gobelets, boîtes, lit de poupée et jouets divers, que les hommes internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande à partir de mai 1941 ont fabriqués pour leurs enfants dont ils avaient été brutalement, et pour certains définitivement, séparés. Des objets en bois pour le plus grand nombre dont la fabrication patiente et minutieuse a donné corps au lien affectif qui les unissait, malgré l’absence, à cet enfant qui habitait leurs pensées. (...)

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