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Le 21 Août 2018, 08h34

Fêtes de Jeanne d'Arc

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EN LIGNE DE MIRE - Jusqu’au bout, Mathilde aura dû montrer sa capacité de résistance. Résister d’abord à la bêtise raciste qui a un terrain de jeu tout trouvé sur les réseaux sociaux, et résister, ce 8 mai, aux attaques ardentes d’un soleil qui faisait briller son armure autant qu’il devait opprimer son souffle. Il fut d’ailleurs beaucoup question de Mathilde dans les deux discours prononcés sur le parvis de la cathédrale avant la chevauchée de la jeune femme dans les rues d’Orléans. Des discours, il faut le dire, qui ne resteront pas dans l’histoire de ces fêtes, contrairement à celui de Malraux, prononcé en 1961 sur cette même estrade surplombant la rue Jeanne-d’Arc, et largement cité par Édouard Philippe, le Premier ministre, l’invité d’honneur de cette édition 2018.

DES IDÉES NEUVES - Même si, au fil des années et des décennies, elles se sont « modernisées », enrichies sans doute, les fêtes de Jeanne d’Arc restent néanmoins fidèles à une tradition séculaire. L’assertion selon laquelle, le 8 mai, la moitié d’Orléans regarde défiler l’autre moitié, a conservé toute son actualité. Pour autant, il faut reconnaître que ces fêtes se sont en partie réinventées au fil des décennies avec, notamment, l’introduction du marché médiéval, l’organisation du set électro et, très récemment, la reconstitution d’un campement médiéval dans le quartier de La Source, la mise en place d’une « nocturne » pour le marché médiéval du Campo Santo, le concert de Laurent Voulzy l’année dernière à la cathédrale, etc. Et, cette année, l’association Jeanne-d’Arc souhaite que les liens avec les autres villes johanniques - Rouen et Compiègne particulièrement - soient renforcés tandis que la Jeanne d’Arc américaine, qui défile tous les 6 janvier - date de la naissance de Jeanne d’Arc - dans les rues de la Nouvelle-Orléans sera présente dans le cortège orléanais de demain, entourée d’une délégation américaine. Bref, entre le poids de la tradition à laquelle les Orléanais semblent attachés et la nécessité de ne pas tomber dans une conformité anesthésiante, pas toujours facile de trouver les bons compromis.

Jour J - 7 - De deux choses l’une : soit Olivier Carré, maire d’Orléans, a le goût du suspens, soit le calendrier d’Édouard Philippe, Premier ministre, est chargé et incertain au point qu’il est difficile à son cabinet de l’engager sur une date plus d’une semaine avant. Car ce n’est en effet qu’hier soir, à la faveur de la cérémonie de la remise de l’épée dans l’enceinte de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, que le maire d’Orléans a annoncé publiquement la présence d’Édouard Philippe au sein du cortège johannique, le 8 mai prochain. Jamais de mémoire d’Orléanais, cette annonce n’avait été si tardive, et rarement elle avait pris la forme d’une annonce au sein d’un discours officiel. À quelques jours du défilé commémoratif, et alors qu’aucune conférence de presse n’était annoncée pour officialiser le nom de l’invité qui le présiderait, toutes les rumeurs circulaient, dont celle, la plus logique, que le maire de la ville rencontrait quelques difficultés à attirer un invité de prestige pour ces fêtes de Jeanne d’Arc 2018.

EXPERTISE - La parole d'Olivier Bouzy a sans doute gagné en acuité ces derniers jours après les attaques violentes dont la jeune femme métisse choisie pour incarner Jeanne d'Arc en mai prochain a été la cible de la part de l'extrême-droite identitaire. Spécialiste de l'histoire de Jeanne d'Arc, docteur en histoire, Olivier Bouzy est également directeur adjoint du Centre Jeanne d'Arc depuis 1988. Chargé de cours à l'Université d'Orléans, il a été conseiller historique de Luc Besson pour son film sur Jeanne d'Arc en 1999. Il est, enfin

MODERNITÉ - 48.000 consultations du site, 250 dossiers de candidatures téléchargés... Décidément la révolution numérique de l'association Jeanne d'Arc a porté ses fruits. Au point que la décision semble avoir été complexe.

CONCORDE - Dépourvues d’invité d’honneur après le désistement tardif de Jean-Louis Borloo, les fêtes johanniques 2017 ont eu pour vocation de rendre hommage à Jeanne d’Arc, cela va sans dire, mais également à la métropole, nouveau statut juridique obtenu récemment par l'agglomération Orléans-Val-de-Loire, après un bras de fer parlementaire victorieux  mené de longue lutte par les députés et sénateurs du département. 

QUAND ÇA VEUT PAS ... Plusieurs invitations avaient été lancées par le cabinet du maire, naturellement, pour le 14 mai et le traditionnel cortège johannique. Tardivement, Olivier Carré, maire (LR) d’Orléans, a indiqué sur son compte twitter que Jean-Louis Borloo, ancien ministre sous les présidences de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, avait accepté de présider les fêtes de Jeanne d’Arc, un an après Emmanuel Macron. Mais voilà, pour des raisons qui sont liées à ce calendrier politique chargée, (...)

SANS ELLE - Décidément, il n’aura pas été simple pour Olivier Carré d’organiser le traditionnel défilé des fêtes johanniques, repoussé au 14 mai prochain pour cause de présidentielle. Suite à l’annonce du désistement de l’ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo, la semaine dernière seulement, le député-maire (LR) d’Orléans a donc décidé, faute de solution, que ce seront les 21 autres maires de l’agglomération, devenue officiellement métropole, qui défileront dans les rues de la ville. Quoi qu’il en soit, l’édile d’Orléans voyait-là, finalement, l’occasion de promouvoir le nouveau statut métropolitain de l’agglomération orléanaise...

ACCORD DE PRNCIPE - Après avoir défilé dans les rues d’Orléans le 8 mai 2016, Emmanuel Macron, élu dimanche huitième président de la Ve République, devrait rendre à nouveau hommage à Jeanne d’Arc lors des festivités 2018. Selon nos informations, le nouveau chef de l’État aurait en effet donné un accord de principe au maire d’Orléans (LR), Olivier Carré, pour fouler à nouveau la pavé orléanais l’année prochaine, renouant ainsi avec la tradition qui voulait, depuis le Général de Gaulle, que le président nouvellement élu participe aux fêtes johanniques, à Orléans, l’année qui suit son entrée à l’Élysée. Une tradition mise à mal par Nicolas Sarkozy puis par François Hollande, deux présidents qui ont « boudé » durant leur mandat (...)

À QUI LE TOUR ? L’annonce de sa venue avait été faite sur Twitter par Olivier Carré, maire (LR) d’Orléans, le 28 avril dernier. Et c’est toujours via Twitter que le maire de la ville a indiqué, ce jeudi 4 mai, que le même Jean-Louis Borloo venait de l’informer qu’il ne pourrait finalement plus être présent à ses côtés lors du traditionnel défilé johannique, repoussé d’une semaine pour cause de calendrier électoral. 

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