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Le 23 Avril 2018, 09h59

Environnement

COLÈRE - EELV Orléanais condamne les déclarations du président de la FNSEA qui est allé jusqu'à parler d'« un djihadisme vert », après les affrontements et la mort du jeune Rémi Fraisse au barrage de Sivens.

ÉCOLOGIE - Les écologistes de la région Centre demandent à Ségolène Royal de refuser la demande de permis de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux à l'Est du Loiret.

Photo : D.R.

POLLUTION - Au 13 juillet 2015, les panneaux publicitaires hors agglomération seront tout simplement interdits le long des routes.

FUITES - La gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable peine à se mettre en place. Pour autant, les canalisations d’eau potable, qui irriguent Orléans, fuient à hauteur de 7% en moyenne. Ce qui place la ville en 5ème position sur une l'échelle nationale. De nombreux inventaires manquent encore à l’appel dans l'Hexagone, tandis que les moyens dédiés au renouvellement sont notoirement insuffisants.

INNOVATION - Lors de la 8ème journée de l’Agence Nationale de la Recherche sur les écotechnologies, le Laboratoire de Physique Chimie de l’Environnement et de l’Espace à Orléans a reçu un prix de l’innovation pour son mini-compteur d’aérosols. Les caractéristiques du LOAC permettent ainsi d’en faire un instrument très aisé à déployer pour des applications multiples, depuis la surveillance en continu de la qualité de l'air urbain, l'air intérieur, jusqu'aux expérimentations scientifiques spatiales. Preuve que le partenariat public-privé peut déboucher sur des résultats, « ce qui n'est pas très fréquent », ajoute ce dernier. « Là, on débouche sur un produit commercialisé. C'est une reconnaissance de ce que l'on peut faire au CNRS à Orléans. » Coût total de l'investissement, « 400.000 à 500 000 € », après trois ans de travail ».

Découvrez l'analyse du responsable du laboratoire orléanais, Jean-Baptiste Renard.

apostrophe45. Le retour du balbuzard pêcheur à Orléans est-ce un événement?  
Allain Bougrain-Dubourg. C'est une situation exemplaire qui prouve que des acteurs, souvent de sensibilités différentes, et qui sont capables de se faire confiance dans un objectif commun, peuvent parvenir à inverser la tendance c'est-à-dire à favoriser la résilience de la biodiversité. Et, concernant le balbuzard pêcheur à Orléans, on voit des gens aussi différents que le Muséum d'histoires naturelles, la mairie d'Orléans, la Région, RTE, (réseau de transport d'électricité), l'ONF, plus toutes les associations, tous ces gens se sont engagés dans un programme qui porte ses fruits aujourd'hui, et cela a pour moi valeur d'exemple. Nous sommes vraiment dans l'urgence. 

La situation est-elle si dramatique? 
Oui, la biodiversité, on le sait, est actuellement extrêmement malmenée. Il y a une espèce de batracien sur trois qui disparaît, une espèce de mammifère sur quatre, une espèce d'oiseau nicheur en France sur quatre également. On assiste à un déclin dramatique. 

La mairie d'Orléans, menée par le député-maire (UMP) Serge Grouard,  se veut «exemplaire»  sur la question de la biodiversité. L'elle t-elle selon vous? 
En terme de biodiversité, il y a manifestement une volonté politique de changer les choses et ça c'est très important car il n'y a pas si longtemps les élus considéraient que la biodiversité c'était secondaire et à la marge. Donc avoir conscience que cette action-là s'inscrit dans une priorité est un pas déjà très important. Après, il faut du temps. Quand vous décidez de suspendre l'utilisation des pesticides dans une ville, il faut sensibiliser les concitoyens pour qu'ils comprennent que ce n'est pas une punition mais une chance. Et que le paysage ne sera pas tout à fait le même, mais qu'il n'est pas sale pour autant, il est vivant.  

Vous avez déserté la télévision un outil qui pourrait pourtant vous permettre de donner une audience plus forte à vos engagements. Etait-ce un choix ou une éviction? 
D'abord, j'ai une émission sur France Inter qui s'appelle Vivre avec les bêtes, le dimanche (de 15 heures à 16 heures avec Elisabeth de Fontenay) et qui marche très bien. Ensuite je suis au conseil économique social et environnemental, et rapporteur d'une saisine demandée par le Premier ministre sur la sensibilisation au développement durable et à l'environnement. Et, parmi nos recommandations, singulièrement à l'égard du service public, c'est-à-dire de France Télévisions, on considère qu'il faut réinstaller dans la grille des programmes des émissions qui puissent éclairer nos concitoyens. 

« Je fais de la politique citoyenne depuis trente sans être dépendant d'un parti »

Cela coûterait plus cher qu'une série américaine?
C'est vrai qu'ils ont été abandonnés parce que ça coûte moins cher de co-produire ou d'acheter un programme fait par les Américains, les Anglais, ou les Japonais, et de le diffuser que de valoriser les potentialités françaises. Des gens comme le CNRS, le Muséum national d'histoires naturelles, l'INRA, les parcs nationaux font des choses admirables. Il devrait y avoir un magazine de la nature et de la faune sur France Télevisions à la place de programmes tout faits. 

Vous en avez parlé à Rémy Pflimlin, le patron de France Télévisions ?
Oui.

Et, il a vous a prêté une oreille attentive ? 
Attentive ... mais rien de nouveau.

Et un engagement politique, vous y pensez. les Verts auraient bien besoin de renfort en ce moment. 
On m'a très souvent sollicité, à commencer par les Verts, pour rentrer en politique, mais je considère qu'il y a trente ans que je fais de la politique citoyenne sans être dépendant d'un parti, donc je poursuis de cette manière. 

Un engagement auprès des Verts ne vous intéresse donc pas... 
Non, voilà.

Propos recueillis par Anthony Gautier

POLLUTION. Interrogé par apostrophe45 sur sa décision de ne pas mettre les trams et bus à la disposition gratuite des habitants de l'agglomération orléanaise, le président UMP de l'Aggl0, Charles-Éric Lemaignen répond qu'une campagne de sensibilisation aux comportements citoyens aurait plus d'effets. 

VENTS. Compte tenu des informations diffusées par Météo-France, une alerte de niveau Orange est lancée pour le département du Loiret pour ce jeudi 6 février à 13 heures,  jusqu'au vendredi 7 février en fin de matinée. 

RÉUSSITE - Le savoir-faire loirétain s'exporte bien à en juger la succes-story de l'entreprise Vergnet en Éthiopie qui permet à ce pays de décoller grâce aux énergies vertes. Preuve que les énergies vertes ne sont pas l'apanage du monde occidental. L'Afrique décolle donc grâce à Vergnet, « directement impliqué dans ce bon en avant », commente le présentateur vedette de France 2. L'entreprise du Loiret a remporté en 2013 ce marché face à une forte concurrence, y compris chinoise. 

EXPLOITATION - EELV Orléanais se réjouit de la décision du ministre de l'écologie de ne pas accorder les permis de recherche de pétrole de schistes dont l’un au moins concerne l’Est du Loiret. Le département n'est donc plus concerné par la fracturation hydraulique destinée à la recherche du pétrole de schiste.

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