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Le 19 Octobre 2018, 17h14

Environnement

C'EST DANS L'AIR - TRIBUNE, par Jean-Paul Briand. La lutte pour le climat inclut la protection de la couche d’ozone et le combat contre les gaz à effet de serre. Ce sont des sujets distincts. La diminution de la couche d’ozone a un effet sur le climat, mais n’est pas le premier facteur responsable du réchauffement de notre planète, qui est essentiellement en rapport avec l’effet de serre.

EN MARCHE - À l’instar d’un grand nombre de villes en France, Orléans accueillera ce samedi 8 septembre une marche pour le climat dont le départ sera donné à 14 heures, depuis les quais de la Loire. Étonnement, l’initiative de cette mobilisation n’en revient pas à un parti politique, à une organisation syndicale ni même à une ONG versée dans la défense de l’environnement, même si les uns et les autres se grefferont assurément sur les cortèges demain. Elle est en réalité l’initiative d’un jeune Parisien de 27 ans, Maxime Lelong qui, après avoir entendu Nicolas Hulot annoncer sa démission et l’expliquer par la très grande solitude dans laquelle l’avait placé le combat écologique qu’il porte, s’est retroussé les manches. 

EN PENTE DOUCE - Avant l’arrivée des chèvres, il y a eu la pose des enclos. Et les interrogations des amateurs de course à pied qui se demandaient bien à quoi pouvait donc servir ce grillage installé progressivement le long de la Loire, au nord, à hauteur des quais Madeleine et Saint-Laurent. Et puis les chèvres sont arrivées, douze pour le moment, des chèvres naines de race alpine et poitevine a-t-on appris ensuite, qui n’ont pas tardé à se mettre à l’ouvrage. Leur mission, c’est Aude de Quatrebarbes, adjointe en charge de la gestion du domaine public, qui l’a expliquée à nos confrères du Parisien« Les bords de la Loire sont théoriquement entretenus par l'Etat, qui s'est désengagé depuis des années. Comme c'est extrêmement pentu, la ville ne pouvait entretenir qu’un mètre en bordure de l'allée ». D’où ce partenariat passé avec l’association La Moutonne spécialisée dans l’écopâturage depuis quatre ans. 

TOUJOURS EN HAUSSE - La vigilance et la prudence sont toujours de mise sur les quais ligériens puisque la Loire, qui est sortie de son lit en fin de semaine dernière, continue de monter, centimètre après centimètre. Les prévisions établies depuis quelques jours ont été revues à la hausse par la DREAL - Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement -  avec une perspective d'une montée des eaux jusqu’à ce mercredi midi (2.2 m) avec un débit 1850 m3/s. La Loire devrait ensuite redescendre progressivement à partir de ce midi. 

EN DEHORS DU LIT - Elle monde lentement mais sûrement, dangereusement même d’une certaine manière, au point que la mairie d’Orléans a décidé de mettre en place un dispositif de sécurité autour d’elle : les passerelles de l’Inexplosible et du Bateau-Lavoir ont été retirées, le parcours de running en partie interdit aux coureurs au sud, et le ponton Châtelet partiellement démonté. Il faut dire que les prévisions invitent, en effet, à la plus grande prudence. À Orléans, la Loire, qui est déjà sorti de son lit, pourrait monter de trois à cinq centimètres par heure, de sorte qu’au niveau du Pont Royal, dimanche en milieu d’après-midi, le fleuve pourrait dépasser les 2 mètres à en croire les prévisions les plus hautes. 

OR NOIR - Dans le Loiret, on a du pétrole mais il faudra aussi avoir des idées pour anticiper la fin de l’extraction de gaz ou de pétrole conventionnel, annoncée en conseil des ministres, mercredi, par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition Écologique.  L’objectif est d’« amorcer la sortie progressive de la production d’hydrocarbures sur le territoire français à l’horizon 2040 », affirme le texte. Ce projet peut sembler symbolique pour la un pays comme la France qui ne produit que 1% (soit 815.000 tonnes) des quelque 80 millions de tonnes de pétrole brut consommées annuellement mais cette activité répond toutefois à une manne économique pour le territoire du Loiret en terme d’emplois directs mais aussi de retombées fiscales pour la département (près de 1,5 million d’euros par an).

LE PHÉNOMÈNE - Quatre jours après la venue Benjamin Grivaux, secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Economie et des Finances, sur la base de loisirs de l’île Charlemagne à Orléans, le plan d’eau est interdit à la baignade. N'y voyez surtout aucune relation de cause à effet. Ces derniers jours, le contrôle réglementaire, effectué par l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Centre, a révélé la présence, comme chaque année, de cyanobactéries. Considérant le risque pour les baigneurs, les services de la Préfecture du Loiret et de l'ARS du Centre ont demandé aux gestionnaires du plan d’eau de procéder à la fermeture de la baignade et des activités nautiques sur l’ensemble du plan d’eau jusqu’à nouvel ordre...

UNE VIE À CRÉDIT - Le 2 août, l'humanité a officiellement consommé toutes les ressources produites par notre planète pour l'année. En effet, chaque année depuis 1971, les hommes consomme toujours plus vite l'ensemble des ressources que la Terre peut renouveler en une année. Elle vivra donc «à crédit» jusqu'au 31 décembre. Désormais, nous consommons en une année l’équivalent de 1,7 fois ce que la Terre peut produire. En 2050, ce sera deux Terres dont nous aurons besoin pour survivre. Un terrible constat atténué en partie par le fait que la solution est dans tous les cas la même: prendre des mesures drastiques pour faire baisser les rejets de CO2. apostrophe45 a interrogé Marie Cugny-Seguin, ancienne adjointe au maire à l’Environnement à la Ville d’Orléans et ex-chargée de mission au ministère de l’Écologie...

À L'ÉNERGIE - Le député (LR) du Loiret, Claude de Ganay, a interpellé le Premier ministre Bernard Cazeneuve « sur les conséquences de sa politique énergétique ».  « Le 27 octobre dernier a été publié en catimini un décret exigeant qu’EDF présente, dans un délai de 6 mois, un plan de démantèlement de la filière nucléaire ; l’objectif étant d’atteindre le seuil de 50% de production nucléaire dans le mix énergétique national d’ici 2025. Cela signifie, purement et simplement, de fermer des centrales nucléaires », s'insurge le douté qui siège au Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN)...

LE RETOUR - Un peu plus de trois mois après les inondations qui ont ravagé l'est du Loiret et le territoire montargois, le Premier ministre Manuel Valls retournera, lundi 19 septembre, à Montargis, puis à Nemours, en Seine-et-Marne. Rappelons que suite à ces inondations exceptionnelles, pas moins de  782 communes situées dans 16 départements ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Cette visite intervient donc après ses déplacements du 2 et 6 juin dernier, auprès des élus locaux et des sinistrés pour suivre l’avancée des réparations et indemnisations (...)

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