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Le 23 Janvier 2018, 01h18

Décryptage

Explications diverses et approfondies

POLITIQUE. La diversité, ou du moins la volonté de la défendre au niveau d’un scrutin électoral, a-t-elle survécu aux élections municipales ? En mars 2014, à Orléans comme dans de nombreuses villes du département, des Français issus de l’immigration figuraient sur les listes des principales formations politiques, et en position éligible pour un grand nombre d’entre eux de sorte que des candidats comme Hayette Et Toumi et Maxime Yehouessi ont pu faire leur entrée dans l’hémicycle communal à Orléans, en dépit du très faible score obtenu localement par le PS. Les élections départementales, un an plus tard, avaient déjà (...)

MISE AU BAN. « La raison l’a emporté ». Pascal Vilain, président départemental du Parti radical -  l’une des composantes centristes de l’UDI -  admet « avec tristesse » que les instances du Parti radical n’avaient guère d’autres choix que d’exclure Rama Yade en dépit de ce qu’elle pouvait apporter au parti, et d’abord son rayonnement et sa notoriété personnels, bien sûr, puisque l’ancienne secrétaire d’Etat aux Sports de Nicolas Sarkozy jouissait d'une grande popularité dans le paysage politique national au point d'avoir été désignée comme la personnalité politique préférée des Français. (...)

TRAUMATISME. « Tu sers à rien, ta pas d'ami » (sic), « t'es vraiment un fils de lâche », « ta mère, cette garce », etc., sur Facebook ou sur Twitter, les insultes et menaces se banalisent et se multiplient, associées parfois à des photos ou des vidéos humiliantes. Chantage, diffusion de rumeurs, et harcèlement menacent les ados, victimes de ce que les spécialistes nomment aujourd'hui la e-reputation ou le cyber-harcèlement. Un phénomène en pleine expansion avec le (...)

SOCIAL. Le nouveau maire d’Olivet (LR), Mathieu Schlesinger sera-t-il contraint par le préfet du Loiret de créer davantage de logements sociaux dans sa commune ? Cette question se pose légitimement aujourd’hui au regard de la volonté réaffirmée par le gouvernement de répartir les HLM avec équité entre toutes les communes d’une même agglomération. Or, la chose est bien connue, Olivet fait partie des 9 communes du Loiret, dont 7 dans l'agglomération d'Orléans, qui sont très loin des 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU. (...)

FOCUS. Le Figaro a mis le focus, vendredi dernier, sur la région Centre-Val de Loire dans le cadre d’une série de reportages consacrés aux treize nouvelles régions françaises, nées de la réforme territoriale, avec un prisme surtout politique puisqu’il s’agit de soupeser les forces en présence et les chances de succès des uns et des autres lors du scrutin régional de décembre. 

MILITANTISME. Jauger les forces militantes des principales formations politiques dans le Loiret n’est pas un indice décisif pour mesurer leur impact électoral respectif, notamment dans la perspective du prochain scrutin régional. Certains partis - le Parti radical de gauche, par exemple - ont une assise électorale dans les urnes qui ne se traduit pas dans un nombre de militants fort modeste, une petite quarantaine seulement pour rester avec le PRG. A l'inverse, certaines formations ont un nombre important de militants encartés - le PCF en particulier - alors que leur rayonnement électoral demeure modeste aujourd'hui. Pour autant, il existe aussi une péréquation entre le nombre de militants communiqués par les principales formations politiques et leur représentation électorale localement. 

« Nous avons enregistré plus de 200 nouveaux venus en 2015 qui n’avaient jamais été enregistrés dans nos fichiers », Stéphane Fautrat (LR)

Ainsi, selon les chiffres qui sont annoncés par les représentants départementaux des formations politiques, le parti Les Républicains est le premier du Loiret en terme de nombre de militants avec 1.700 adhérents. « Nous avons enregistré plus de 200 nouveaux venus en 2015 qui n’avaient jamais été enregistrés dans nos fichiers », se félicite Stéphane Fautrat, le délégué départemental LR. « Parmi ces 1.700, nous comptons 160 jeunes qui ont entre 18 et 30 ans ». Le prix d’une cotisation pour adhérer au parti présidé par Nicolas Sarkozy est de 30 euros pour une personne seule et de 40 euros pour un couple. Premier parti du Loiret pour le nombre d’adhérents mais également force politique majeure puisque le dernier sondage réalisé par BVA pour la presse régionale indique que le tandem LR-UDI remporterait les élections régionales avec une confortable avance (40% des suffrages au second tour). Ajoutons que LR compte, dans le Loiret, 257 élus, dont 7 parlementaires. Il s’agit donc de la première puissance politique du Loiret.  

874 adhérents à jour de leur cotisation au PS

Le deuxième parti sur la marche du militantisme actif est le Parti socialiste qui recense 874 adhérents à jour de cotisation. Une cotisation fixée à 20 euros au minimum avec des paliers en fonction des ressources de chaque militant. Toujours selon ce même sondage BVA publié ce vendredi 23 octobre, le PS serait crédité de 22% des voix au premier tour des régionales et de 33% au second, associé à EELV et au Front de gauche. 

Le Front national, sans surprise en troisième position, serait soutenu localement par 500 à 600 adhérents d'après Charles de Gevigney, son président départemental et tête de liste dans le Loiret. Les adhérents ont le choix entre plusieurs formules de cotisation selon leur âge et leurs revenus : 15 euros pour les jeunes, 30 euros pour celles et ceux qui ont des revenus modestes, 50 euros pour une adhésion « référence »,  90 euros pour une adhésion de soutien pleine et, enfin, 200 euros pour le tarif fort, le soutien VIP.

Quatrième force militante du Loiret, l’UDI, présidée localement par Florent Montillot, adjoint orléanais en charge des affaires scolaires, comptabiliserait quelque 300 militants. Si, dans le département du Loiret, le centre-droit n’est pas la première force politique, il est davantage représenté en région Centre-Val de Loire globalement, ce qui explique le choix de Philippe Vigier (UDI), comme chef de file de l’union LR-UDI pour le scrutin de décembre prochain.

150 adhérents pour EELV, 200 pour Nouvelle Donne  

Le Parti communiste, cinquième sur ce podium, enregistrerait dans le Loiret quelque 450 militants actifs, et s’impose bien sûr comme la principale force du Front de gauche, lui-même crédité de 9% des intentions de vote au premier tour des régionales en région Centre-Val de Loire. Les adhérents doivent s’acquitter d’une cotisation qui représente 1% de leurs revenus. Le tout jeune parti Nouvelle Donne, qui fait alliance dès le premier tour avec EELV pour les élections régionales, compterait autour de 200 adhérents dans le Loiret -  le prix de la cotisation va de 10 euros à 200 en fonction des revenus - et passerait ainsi devant son partenaire EELV et ses 150 adhérents dans le Loiret. Ces derniers s’acquittent d’une cotisation qui oscille entre 36 et 300 euros pour les revenus mensuels supérieurs à 2.800 euros. Moins d’adhérents donc que Nouvelle Donne mais une dimension électorale en rien comparable bien entendu. Au premier tour des régionales, EELV-Nouvelle Donne-Cap 21 obtiendraient néanmoins un modeste 4%. Le MoDem, lui, associé à l’alliance LR-UDI, se prévaut de 120 militants dans le Loiret - 20 euros l’adhésion annuelle pour une personne seule, 30 euros pour un couple et 10 euros pour les étudiants et les chômeurs. « Les adhésions à un mouvement politique se font à la veille de grandes échéances de type présidentiel mais elles sont globalement en baisse depuis un certain nombre d’années », analyse Yves Clément, président départemental du MoDem. 

Le Parti radical de gauche avec une petite quarantaine de militants seulement

En queue de peloton de ce militantisme politique local qui demeure un outil de prosélytisme important, on trouve le Parti radical de gauche - autour de 40 sympathisants seulement -, peu représenté politiquement dans le Loiret mais bien davantage néanmoins en Eure-et-Loir. Enfin, viennent les formations politiques récemment créées dont les responsables départementaux sont bien incapables de comptabiliser leur troupe. Parmi elles, candidates aux élections régionales associées à d’autres partis politiques, Cap 21 - en lice avec EELV -, et le Front démocrate - associé au Front de gauche. Et puis, pour finir, sans plus de chiffres à communiquer sur leurs effectifs militants, les formations politiques qui partent seules sur la ligne de départ :  Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan et l’Union populaire républicaine. Des formations qui s’apparentent, localement au moins, davantage à des groupuscules, sans militants répertoriés, mais vraisemblablement sans davantage d'électeurs… 

 

Anthony Gautier et RZ.

SONDAGE - D'après un énième sondage - BVA cette fois -, la liste Les Républicains-UDI-MoDem de Philippe Vigier arriverait confortablement en tête au second tour des élections régionales (les 6 et 13 décembre) avec 40% des voix, devant la liste PS-PRG-CAP 21 de François Bonneau (33%) et celle du Front national conduite par Philippe Loiseau (27%).

Au premier tour, la liste de la droite et du centre pointerait aussi largement en tête (33%), devant le FN (24%) et le PS (22%). Avec 9%, le Front de gauche, mené par Nicolas Sansu, échouerait d'un cheveu à se maintenir pour le second tour.

Les deux questions posées à 800 personnes étaient : 

Si le premier tour des élections régionales avait lieu dimanche 6 décembre et que vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

et

Si le second tour des élections régionales avait lieu dimanche 13 décembre et que vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

 

 

 

Pour plus de détails, consultez le document BVA en cliquant sur ce lien.

La rédaction

LE BUREAU DES VÉRIFICATIONS - C'est ainsi que l'on pourrait nommer cette nouvelle rubrique qui consiste à vérifier les chiffres présentés par les différents candidats aux élections régionales, du 6 et 13 décembre prochains. Des chiffres qu'il est toujours possible d'interpréter et de manipuler, surtout en période de campagne électorale.

François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire et candidat à sa propre succession, a reçu, en septembre dernier, la ministre de l'Education nationale, Najat-Vallaud Belkacem, pour faire notamment le point sur le dispositif de lutte contre le décrochage scolaire mis en place en région Centre depuis dix ans. Un dispositif, d'ailleurs, unique en France qui s’adresse aux jeunes de plus de 16 ans sans formation ni solution à la rentrée scolaire.

Ainsi, pour la seule année scolaire 2014, le bilan de la Région, présenté à la ministre, fait état de « 3.336 jeunes repérés sans solution avant de bénéficier du dispositif régional Assure ta Rentrée ». Et la collectivité de souligner que « sur ces 3.336, 2.126 jeunes ont trouvé ensuite une solution via le dispositif ; 830 jeunes ont été accompagnés par une mission locale et 380 restaient toutefois sans solution car injoignables ou refusant tout suivi.»

Vérification faite auprès du rectorat de l'académie Orléans-Tours, l'on apprenait, d'abord, que ce dispositif comptable, appelé « système interministériel d'échanges d'informations », n'a été mis en place que depuis octobre 2011. Et non depuis 2004, date référence que le président Bonneau a pourtant pris comme point de départ du calcul des jeunes décrocheurs en région Centre. Ce qui rend difficile, et surtout non officiel, le calcul durant la période 2004 et 2010. 

En campagne électorale, il est très facile de décrocher

En revanche, à partir de 2011, le rectorat - la voix officielle - confirme que les effectifs de ces jeunes décrocheurs scolaires ont nettement baissé jusqu'en 2013, grâce à l'initiative de la Région Centre, avant de plus ou moins stagner jusqu'à mars 2015 (5.547 jeunes). Il faudra, en effet, attendre octobre 2015 pour obtenir un chiffre exact et représentatif.

L'académie d'Orléans-Tours indique également qu'en octobre 2011, 8.615 jeunes étaient recensés comme potentiellement décrocheurs sur 79.768 effectifs initiaux de moins de 16 ans. On est alors loin des« 5.500 jeunes sans solution à la rentrée » à cette période comme l'a avancé le président-candidat, François Bonneau. Pour être précis, en 2012, toujours d'après le rectorat, ils n'étaient plus que 6.459 ; en 2013, ils représentaient 5.250 jeunes et en 2014, encore 5.188. Afin d'expliquer l'écart, au moins sur cette dernière période, le président socialiste précise que « le chiffre - officiel - de 5.188 jeunes en 2014 ne représente qu'un "stock", c'est-à-dire 3.336 jeunes auxquels on ajoute des jeunes des années précédentes »...

Ce qui revient sans doute à dire qu'il n'y a pas seulement 3.336 décrocheurs en octobre 2014 comme il a pu l'annoncé. Mais 3.336 auxquels on additionne 1.852 autres jeunes pour, au final, atteindre le chiffre officiel, cette fois, de 5.188 élèves en situation de décrochage scolaire. Vous suivez ? C'est vrai qu'en campagne électorale, il est très facile de décrocher. Sauf à penser que l'on peut faire dire (presque) tout et n'importe quoi aux chiffres.

RZ

EFFET DE BALANCIER. L’histoire des élections régionales, certes récente puisque les régions ont été créées en 1972, est largement teintée de rose. Et, depuis 1986, et l’élection des conseillers régionaux au suffrage universel, la gauche n’a fait que progresser dans ces hémicycles, jusqu’au dernier scrutin de 2010, où elle est passée de 24 à 22 présidences de région, dont 21 pour le seul Parti socialiste. Le scrutin est donc, historiquement parlant, largement favorable à la gauche nationalement, et depuis 2004 il l’est d’une manière quasi hégémonique. Deux régions n’ont ainsi connu que des présidents de gauche, le Limousin et le Nord-Pas-de-Calais, si l’on excepte une  parenthèse écologiste de 1992 à 1998 pour le dernier. (...)

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