Le pure-player qui vous sort de votre quotidien

Le 17 Août 2017, 23h26

Décryptage

Explications diverses et approfondies

CULOTTÉ - Le 18 juin 2017, lors de la rentrée parlementaire, tout le monde se souvient de l'empoignade, reprise en boucle par les médias et autres réseaux sociaux, portant sur le refus du port du costume et de la cravate par les députés de la France Insoumise. Cette échauffourée n’est pourtant pas aussi anodine, affligeante et grotesque comme certains ont bien voulu la qualifier. Dans aucune des 57 pages du manuel de protocole parlementaire, il n’est mentionné une quelconque contrainte et obligation vestimentaire pour les députés. Alors pourquoi ces commentaires agressifs, ces protestations véhémentes et ces réactions indignées ? Le Dr. Jean-Paul Briand apporte son regard sur ces codes et ces symboles dans l'antre du pouvoir...

CONTRE-PIED - Interviewé par le magazine Challenges, Jean Garrigues, professeur d’histoire à l'Université d'Orléans et à Sciences Po, estime que « c’est Pierre de Villiers, le chef d’Etat-Major des Armées, qui a franchi la ligne jaune en s’opposant à une décision du Chef de l’Etat ». Et d’enfoncer le clou : «  Le président de la République Emmanuel Macron a eu raison de maintenir la hiérarchie militaire sous contrôle. » (...)

À l’instar de Nicolas Bonneau, maire PS de La Chapelle-Saint-Mesmin mais également représentant de l’Association des maires de France (AMF), c’est autour de Frédéric Cuillerier, président de l’Association des maires du Loiret, de réagir au souhait du président Macron. « Ma position est très nette : c’est une erreur fondamentale, puisque nous avons en France plus de 500.000 élus municipaux quasi bénévoles. C’est une véritable armée de démocrates de proximité qui œuvrent au quotidien, 7 jours/7, 24 h/24 au service de leurs concitoyens. On se priverait alors de ressources humaines efficaces et très peu coûteuses finalement pour nos communes et pour nos administrés », a estimé le maire (SE) de Saint-Ay.

ILS SONT VENUS, ILS SONT TOUS LÀ -  L’exécutif a réuni ce lundi 17 juillet au Sénat sa première Conférence nationale des territoires dans un climat teinté de scepticisme, voire de profondes inquiétudes de la part des élus locaux craignant pour les finances des collectivités. Au programme, une confirmation - la taxe d’habitation sera bel et bien supprimée -, des promesses - le haut débit couvrira l’ensemble du territoire d’ici 2020 - et une annonce encore floue - le nombre d’élus locaux sera revu à la baisse. Parmi les édiles, Nicolas Bonneau, maire PS de La Chapelle-Saint-Mesmin et représentant de l’Association des maires de France (AMF) en tant que membre du comité directeur et président du groupe Numérique de l’AMF...

FINANCES - La mesure fiscale devrait finalement être mise en place dès 2018 à en croire les dernières annonces faites par le gouvernement. Alors qu’en février 2017, Emmanuel Macron avait annoncé que l'exonération de la taxe d'habitation - pour 80% des ménages les plus modestes - serait instaurée dès 2019, l’entourage du Président avait ensuite évoqué une application progressive entre 2018 et 2022. Puis, lors de son discours à l'Assemblée nationale la semaine dernière, Édouard Philippe parlait lui d’une réforme « d’ici à la fin du quinquennat ». Finalement, cette mesure commencera dès l'an prochain et devrait bénéficier à 18 millions de ménages. Pour l’État, le coût est évalué à plus de 10 milliards par an. 

EN NÉGO - « Une salle de sport, rue des Halles, ne nous satisfait pas du tout. » Le message est clair. L’implantation d’un énième salle de fitness n’est pas du goût d’Olivier Carré qui a d’autres projets pour les 1.600 mètres carrés de l'ancienne librairie Passion Culture. « Casino a cherché a instauré un bail avec un prestataire de salle de gym, c’est vrai, mais on n’est pas d’accord. » La Ville d’Orléans entend alors trouver « une autre solution » avec le groupe Casino, propriétaire de la Halle de la Charpenterie, un an après la fermeture de la librairie. « On cherche le plus loyalement possible vis-à-vis de Casino et des autres occupants de la Halle à trouver une solution pour pouvoir y installer un acteur loisir ou culturel. Il faut qu’on garde la vocation du secteur », a déclaré l’édile, ce lundi soir...

RECONSTRUCTION - Après la double défaite de la présidentielle et des législatives, le Front national, à l’instar du Parti socialiste mais aussi des Républicains, doit réfléchir à son présent pour préparer son avenir. Le FN, présenté au moins jusqu’au mois de mai dernier comme « le premier parti de France » a donc été contraint de réviser ses prétentions et de plancher sur une reconstruction « avant le congrès prévu en mars », précise Michel Chassier, président du groupe FN à la Région. Lui-même, en tant que président de la fédération du Loir-et-Cher, a été récemment consulté en interne « pour entamer à une réflexion autour de nos propositions, proposer nos analyses, nos remarques sur les thématiques de la campagne, en vue du congrès ». Preuve que le parti de Marine Le Pen...

JUSTICE - La cour d'appel de Paris a confirmé lundi le renvoi en correctionnelle du Front national pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'État dans l'affaire des kits de campagne aux législatives de 2012, mais le parti a fait un pourvoi en cassation, a appris l'AFP mardi de sources concordantes (...) Le frontiste orléanais, Philippe Lecoq, conseiller municipal d'Orléans et conseiller régional, a eu recours à ce que, lui, appelait «l'association Jeanne». C'était effectivement pour les législatives de 2012...

ÇA PROMET - Capter un petit peu de la lumière politico-médiatique : à deux jours du deuxième tour de scrutin des législatives, le passage éclair du président fondateur de l’UDI, Jean-Louis Borloo, à Orléans, ce jeudi midi, a donné lieu, en coulisse, à quelques explications de texte et haussement de tons au sein de la famille UDI-LR. Une saynète en plusieurs temps qui laisse entrevoir l'ambiance qui règnera parmi les élus orléanais dès lundi prochain, jour qui plus est du conseil municipal...

ÉTAT DES LIEUX - Les résultats du premier tour de la présidentielle ont été évidemment scrutés à la loupe par les candidats aux élections législatives, déjà investis ou prétendants, afin d’apprécier la cartographie politique locale à moins de deux mois du premier tour. Sur les six circonscriptions du Loiret, trois ont placé Marine Le Pen en tête - les 3ème, 4ème et 5ème - et trois ont hissé Emmanuel Macron en pole position - 1ère, 2ème et 6ème. Parfaite parité donc entre les deux finalistes de la présidentielle.

Pages