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Le 22 Août 2018, 09h17

Culture

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ACCROCHAGE - Picasso disait « Je ne cherche pas, je trouve ». Pierre Soulages est dans un registre différent, ou plus précis tout du moins, quand il affirme : « C’est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche ». Et, selon Jean-Luc Gautreau, co-commissaire, avec Abel Moitié, de l’exposition présentée à partir de ce samedi 17 février, « Roger Toulouse, une création novatrice inscrite dans son siècle », le peintre orléanais s’inscrit totalement dans cette dimension créatrice en perpétuelle recherche. « C’est en sculptant, en peignant, en dessinant, que Roger Toulouse trouve des idées nouvelles qui mettent parfois du temps à prendre corps. Il est toujours en quête de quelque chose. Par exemple, la période des triangles a duré dix ans, puis il a estimé qu’il en avait fait le tour, qu’il avait tout exploré, et il qu’il fallait passer à autre chose. Et cet autre chose, c’est un intérêt pour la sculpture qui bouleverse alors sa peinture. Et il repart alors totalement vers autre chose », souligne Jean-Luc Gautreau.

EN LUMIÈRE - Soixante-dix photos argentiques en noir et blanc prises à la lumière naturelle, et qui révèlent, soulignent, valorisent, le génie créatif d’Auguste Rodin. Du 13 janvier au 15 avril, le Musée des Beaux-Arts d’Orléans présentera l’exposition « Rodin, sous l’œil du photographe Emmanuel Berry » en partenariat avec le musée Rodin.

DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE - Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. La première campagne de financement participatif - crowdfunding en anglais - lancée par le musée des Beaux-Arts d’Orléans qui souhaitait acquérir 90 dessins de Jean-Marie Delaperche s’est achevée mardi 12 décembre sur un beau succès. Grâce aux dons - défiscalisés - de 125 mécènes, 31.745 euros très précisément ont pu être récoltés par le musée alors que le palier fixé était de 30.000 euros. Grâce à ces dons, le musée a donc pu acheter les dessins de cet artiste orléanais néoclassique tombé dans l’oubli en France après son départ en Russie vers 1795. 

ENTRE LES MURS - Pour être honnête, il est encore un peu difficile de se projeter à la fin de l’année 2019, et de concevoir ce que deviendront les 2.500 m2 des anciennes vinaigreries Dessaux appelées à quitter leur vocation industrielle du 19ème siècle pour embrasser une carrière artistique au 21ème. C’est, en effet, dans ces bâtiments où toute vie a cessé depuis le début des années 80, que la mairie a choisi d’installer une fabrique pour les arts plastiques et visuels d’Orléans, autrement dit un lieu de création et d’exposition ouvert aux artistes locaux, nationaux et, pourquoi pas, de dimension internationale. « Il y aura dans ces bâtiments sur trois étages un espace d’exposition ou de performance artistique, des ateliers individuels et des ateliers de production mutualisés avec du matériel lourd », a expliqué Sophie Ferkatadji, directrice des affaires culturelles de la ville. 

MÉCÉNAT - La Ville d’Orléans lance une campagne de mécénat participatif, via une opération de crowfunding. Du 21 octobre au 12 décembre, la collectivité propose à tous, à travers une campagne de financement participatif, de devenir mécène de l’histoire de l’Art et de l’histoire d’Orléans, en participant à l'acquisition d'un ensemble inédit d'œuvres signées Jean-Marie Delaperche (1771-1843). Quatre-vingt dix dessins de l’artiste orléanais, dont aucune œuvre n'était connue jusqu'à présent, viennent d'être retrouvés à Paris et seront exposés, à l’issue de cette grande campagne de financement au musée des Beaux-Arts d’Orléans, fin 2018...

INAUGURATION. Abdelkader Damani, le directeur du FRAC Centre depuis deux petites années, avait prévenu : « À la place d’ArchiLab, je vous propose deux Biennales ! ». Exit donc ArchiLab, et place à deux Biennales, l’une dédiée à l’architecture les années impaires, l’autre à l’art contemporain les années paires. Et pour le nom de baptême, le directeur du FRAC a opté pour l’efficacité : La Biennale de l’architecture et La Biennale de l’art. « Pourquoi la France n’aurait pas une Biennale de l’architecture ? Nous avons une légitimité à l’organiser ici avec une collection qui est la troisième la plus importante au monde après le MoMA et le Centre Pompidou », avait souligné Abdelkader Damani, il y a quelques mois.  

OSCAR - Le film de Robin Campillo, « 120 battements par minute », pour partie tournée à Orléans, a été désigné candidat de la France pour concourir à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Le Grand Prix du dernier festival de Cannes a été préféré au Redoutable de Michel Hazanavicius et à Barbara de Mathieu Amalric. Ons e souvient déjà que « 120 battements par minute » avait frôlé la Palme d’Or à Cannes en mai dernier. Mais attention, rien n’est encore joué. En effet, pour décrocher une nomination le 23 janvier, le plus dur reste encore à faire : passer l'étape redoutable des présélections. L'académie des Oscars reçoit plus de 80 candidatures du monde entier. Ce qui avait souri l’an passé à « Elle » de Paul Verhoeven, tandis qu’Isabelle Huppert avait été nommée dans la catégorie « meilleure actrice »...

NOUVEAU CHAPITRE - La question avait fait débat : fallait-il rendre gratuit l’abonnement aux médiathèques d’Orléans ? Un an après la mise en place de cette gratuité, la mairie d’Orléans a communiqué sur le bilan enregistré depuis un an, en terme d’abonnements et de nouveaux lecteurs principalement et arrive à la conclusion que « les coûts d’inscription peu onéreux, était un frein pour une partie non négligeable de la population»

ÉVÉNEMENT - La retrospective consacrée à Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783) consacre un événement pour le Musée des Beaux-Arts d’Orléans puisque les principales œuvres de cet immense portraitiste y sont exposées, dont vingt provenant des collections propres du musée d’Orléans. Et, à travers les œuvres elles-mêmes, et les documents présentés qui leur apportent un éclairage historique passionnant, c’est tout le mode de vie des intellectuels, des artistes, des négociants de ce siècle des Lumières qui apparaît sous la virtuosité des pastels de Perronneau. 

L’ENVERS DU DÉCOR. L’exposition consacrée à Jean-Baptiste Perronneau « Portraitiste de génie dans l’Europe des Lumières » présentée jusqu’au 17 septembre, marque un moment fort dans la programmation artistique du Musée des Beaux-Arts d’Orléans. Mais la qualité et la diversité des œuvres présentées - 151œuvres, dont 53 pastels, venues de 49 prêteurs er de 8 pays - est à mettre au compte, en bonne partie, d’un tour de force, et d’ingéniosité, de la restauratrice du musée, Valérie Luquet. Car voilà, les œuvres réalisées au pastel voyagent très mal. Pour tout dire, elles ne voyagent pas du tout même tant elles sont fragiles et que, de crainte qu’elles soient abîmées, prêteurs privés comme musées publics se refusent à les envoyer au quatre coins de la France, et davantage encore de l’Europe.

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