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Le 27 Mai 2018, 16h23

Charlie Hebdo

Sujet relatif à l'attentat de Charlie Hebdo.

DÉNOUEMENT. Il était peu avant 17 heures quand les hommes du GIGN ont pris d'assaut l'imprimerie implantée à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) dans laquelle les frères Kouachi s'étaient retranchés depuis le matin. Les deux suspects de la tragédie de Charlie Hebdo ont été tués lors de l'assaut des gendarmes d'élite tandis que l'otage qu'ils retenaient a été libéré sain et sauf. Un otage qui n'en était finalement pas un puisqu'il apparaît que l'homme qui se trouvait à l'intérieur du bâtiment était parvenu à se cacher dans un carton de sorte que les frères Kouachi ignoraient sa présence. Le salarié aurait pu ainsi renseigner les hommes du GIGN sur la position des deux terroristes et la géographie des lieux. (...)

UNITÉ - Mgr Blaquart, évêque d'Orléans, a tenu à faire part de sa grande tristesse, invitant à ne pas faire d'amalgame entre les terroristes et les musulmans de France.

L'HUMOUR - Peut-on rire de tout ? Charlie Hebdo avait pris le parti d'être libre. Sa rédaction en a payé le prix. L'humoriste Stéphane Rousseau, présent ce jeudi 8 janvier au Pathé d'Orléans pour la promotion de son spectacle du 19 février au Zénith, confie être « un artiste dégagé », comme disait Desproges. « Oui, on peut rire de tout mais les conséquences peuvent être très graves, la preuve », explique Stéphane Rousseau. « Je n'ai pas les couilles des gars de Charlie Hebdo, je n'ai jamais parlé de politique, ni de sujets délicats de ma vie. Je parle de moi car le seul à qui je peux, après, en vouloir, c'est moi. J'ai peur des représailles. » 

Le registre de l'artiste est celui du divertissement et il l'assume. « La politique, la religion sont des thèmes trop lourds à porter pour moi ; et mon public ne vient pas me voir pour ce type d'humour. Ils viennent pour se divertir avec un spectacle light malgré des sujets graves mais personnels. » 

« J'ai peur des représailles » 

Pourtant, Stéphane Rousseau a vécu, sur scène, des moments « terribles, extrêmes même ». Mercredi soir, le jour de l'attentat terroriste au siège de Charlie Hebdo, il jouait à Paris. « Sans envie. » Comme la salle d'ailleurs. « J'ai eu envie d'en parler spontanément avec mon public avant de débuter le spectacle », souligne, marqué, l'humoriste canadien. « Il fallait partager. On avait besoin de libérer nos tensions. On ne pouvait pas faire semblant. J'étais hyper ému, au bord des larmes. C'est l'humour qui est touché, la liberté d'expression, la liberté de vivre, la liberté d'aimer, etc. » Le spectacle a d'ailleurs été enregistré à sa demande. 

Après quelques secondes de silence, Stéphane Rousseau revient sur une image qui l'obsède. Ou plutôt, une image qu'il n'a pas vue mais imaginée. Comme tous les Français sûrement. Celle du bureau de la rédaction de Charlie Hebdo transformé en scène de crime, « là où s'est déroulé le carnage ». « Je n'ai cessé d'y penser. Pourtant, je n'ai pas besoin de ce type d'information pour comprendre, vivre les choses. Mais là, cette image m'obsède… » 

« Là, cette image m'obsède… » 

Il se rappelle aussi - et comment ne pas s'en souvenir - que le 12 septembre 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre à New-York, il jouait son premier spectacle. « Un moment là aussi difficile, lourd. Va faire rire, toi ! » Il ajoute sur sa liste maudite, l'affaire Mehra en mars 2012. « Je jouais à Toulouse ce soir-là. J'étais sur place. Le mec, lui, était encore retranché. Ce sont des conditions pour jouer qui sont justes épouvantables. Ça me colle décidément à la peau… » 

Non, Stéphane Rousseau ne forcera pas sa nature. « Je suis un gamin. Aussitôt qu'on me tape sur les doigts, j'arrête. » Toutefois, il s'est bien essayé, une fois, à la vanne politique. « J'avais fait une tentative dans le cadre de SOS racisme. C'était un sketch avec quelques blagues et ça avait plutôt plu. Et à ma grande surprise, elles ont été le plus regardées sur YouTube. Mais j'ai lu des commentaires très violents. Ça m'a fait de la peine. Donc, non, vraiment, je ne suis pas à l'aise avec la confrontation. » 

Richard Zampa

Photo : apostrophe45

SOLIDARITÉ. Ils étaient quelque 1.500 Orléanais à se rassembler spontanément dans le silence et le recueillement, mercredi soir, place du Martroi, pour manifester leur attachement indéfectible à la liberté d'expression après l'attentat mené, quelques heures plus tôt, au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, à Paris.  

À l’initiative de la mairie d'Orléans, cette fois, une marche républicaine en hommage aux victimes de Charlie Hebdo se déroulera samedi 10 janvier, à 11 heures. (...)

UNION - Mustapha Ettaouzani, président de l'Union des Associations musulmanes de l'Orléanais, condamne « ce crime contre la liberté », au lendemain de l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo. Quelques heures après l'attentat terroriste qui a disséminé la rédaction de Charlie Hebdo, l'appel à l'unité nationale est lancé. Jamais depuis plus de 50 ans, la France n'avait connu sur son territoire une attaque aussi meurtrière. « L'UAMO est unie dans cette douleur (...) »

TERRORISME - La France est sous le choc après l'attantat terroriste contre le journal satirique Charlie-Hebdo, ce mercredi 7 décembre, qui a fait 12 morts. 

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