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Le 13 Novembre 2018, 19h00

Élections départementales

scrutin de mars prochain

Michelle Jouenne, FN

CHOQUANT - Michelle Jouenne, candidate frontiste et qualifiée pour le second tour des départementales dans le canton de Saint-Jean-le-Blanc, fait partie de cette liste de candidats dérangeants pour le FN, si l'on s'en réfère à ses propos racistes postés en 2012 sur sa page Facebook.

La Ferté-Saint-Aubin/La Source. Le nouveau découpage territorial aura été fatal au conseil général sortant du canton de La Source, Michel Ricoud (Front de - 18,1% des suffrages) candidat sur ce nouveau canton qui englobe une partie très importante du quartier de La Source, élargi néanmoins aux communes de La Ferté-Saint-Aubin, Ligny-le-Ribault, Marcilly-en-Villette, Ménestreau-en-Villette, Sennely et Ardon. Une gauche qui fait donc les frais de sa division puisque si le Front de gauche est éliminé, le PS doit se contenter d'un faible 22,48 des suffrages, et d'une mobilisation tout aussi modeste du quartier populaire de La Source où elle puise d'ordinaire ses voix. (...)

Michel Ricoud photo © DR

REGARD - Il était conseiller général sortant dans le canton de La Source mais, depuis dimanche dernier, Michel Ricoud (Front de Gauche) n'occupe plus que deux mandats : celui de conseiller municipal d'Orléans et de conseiller d'agglomération. Lui qui a toujours fait passer « l'humain d'abord » dit avoir été victime du « charcutage » de son canton - autrefois La Source - où il réalisa néanmoins « un bon résultat ». Une analyse qui diffère radicalement de celle du secrétaire départemental du PS, Olivier Frézot. Lequel rappelait, au lendemain du premier tours des départementales, que la raison principale de l'échec de la gauche était moins le nouveau mode de scrutin et le redécoupage des cantons que les divisions au sein des formations politiques de gauche. 

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES. Dimanche dernier, le binôme UMP-UDI issu de la majorité municipale d'Orléans a fait un score très au-dessus de ce que l'on aurait pu attendre puisqu'il sort en tête de ce premier tour avec 36,6% des voix, devançant de quatre points le binôme formé par Estelle Touzin (EELV), conseillère générale sortante, et Baptiste Chapuis (PS), ancien conseiller municipal à Orléans. Et ce, sur un canton qui reste, des cinq cantons orléanais, celui qui, traditionnellement et depuis de longues années, le plus favorable à la gauche orléanaise. Une terre de gauche, certes, mais qui se laisse néanmoins de plus en plus séduire par le choix FN, ce que les 19,1% obtenus par le parti frontiste confirment. « Les électeurs de la majorité municipale nous ont suivis, et n'ont pas boudé les urnes avec une participation de 46% », analyse Olivier Geffroy (UMP), adjoint au maire d'Orléans en charge de la sécurité. « Nous sommes en tête sur 16 bureaux sur 20, dont 4 sur 7 à l'Argonne, symboliquement c'est important, et sur 3 sur 4 à Bourgogne. Ce n'était pas gagné et c'est, je pense, le travail que nous faisons dans le cadre de la majorité municipale qui a fait aussi la différence. »

Si Alexandrine Leclerc - UDI, adjointe au maire d'Orléans en charge de l'action sociale - et Olivier Geffroy se montraient satisfaits, à l'issue du premier tour, de figurer que « en tête dans 16 bureaux sur 20, dont 4 sur 7 à l'Argonne, et sur 3 sur 4 à Bourgogne », le binôme Baptiste Chapuis-Estelle Touzin se veut, quant à lui, optimiste dans la perspective du second tour. « La gauche va mieux, le Front de gauche est à presque à 10%, le second tour s'annonce très ouvert. Nous appelons les amis du Front de gauche à nous rejoindre et tous les abstentionnistes », lâchait ainsi Baptiste Chapuis, dimanche dernier. (...)

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES. À sa grande surprise, et à celle de son état-major départemental, Philippe Lecoq, candidat FN, est donc au second tour des élections départementales dans le canton Orléans 3 qui englobe une partie du territoire orléanais et les communes de Saran et d'Ormes. Avec 25,03% des suffrages, l'extrême-droite est donc arrivée en deuxième position, loin derrière le binôme UMP, incarné par Muriel Cheradame, adjointe au maire d'Orléans, et Alain Touchard, maire d'Ormes qui a recueilli 33,49% des suffrages. Le Parti socialiste, crédité de seulement 18,61% des votes, se positionne en quatrième position, devancé par le Front de Gauche - 22,87% - dont on connaît l'assise électorale à Saran. Dimanche prochain, l'UMP est donc en bonne position pour l'emporter, le PS appelant ses électeurs à faire barrage au FN. Le Front de gauche, lui, n'a pas donné de consignes de vote.  (...)

BASTION - Le binôme PS et EELV s'est largement imposé au premier tour dans le canton de Saint-Jean-de-Braye, un territoire encore détenu par la gauche. Face au Front national, dont le binôme Dominique Depagne et François Falet a réalisé un bon score dans ce canton pourtant ancré à gauche, Thierry Soler et sa partenaire PS entendent bien « continuer à faire des propositions et démontrer qu'on est au service de tout le monde (…) Je n'exclus pas de convaincre des électeurs qui ont voté FN au premier tour de voter pour nous au second. C'est vrai qu'en même temps, on n'a pas beaucoup vu le FN dans cette campagne », tacle le candidat écologiste...

Orléans 2. Le second tour de scrutin s'annonce très ouvert sur ce canton du sud de la Loire puisque le premier tour n'a pas départagé de manière flagrante les deux binômes encore en lice : certes Nathalie Kerrien (UDI), adjointe au maire d'Orléans en charge de la Culture, associée à Jean-Paul Imbault (société civile), l'emporte de 4 points, mais avec 32,4% des suffrages le binôme socialiste Michel Brard et Ghislaine Kounowski a fait bien mieux que résister : il a su séduire un électorat de gauche que le contexte national détourne de la parole socialiste. (...)

ÉCHEC - Pour le secrétaire départemental du PS dans le Loiret, la division de l'ensemble de la gauche serait la raison majeure de cet échec électoral. Alors le Parti socialiste s'est-il tiré une balle dans le pied après avoir procédé au redécoupage de la carte électorale et à la modification du mode de scrutin ? On se rappelle que Michel Ricoud, conseiller général communiste sortant et éliminé dès le premier tour des départementales, qualifiait, comme beaucoup d'autres élus de tous bords, cette nouvelle carte électorale de «charcutage».

AFP

FRONT RÉPUBLICAIN - Joint en cette fin de lundi après-midi par apostrophe45, Olivier Frézot, secrétaire départemental du PS, a finalement assuré qu'il invitera « à voter pour les candidats républicains contre les candidats du FN au second tour, tous cantons confondus ». Et de préciser, comme si cela n'allait pas de soi : « En revanche, là où nous serons en tête, on ira. » Y compris donc en cas de triangulaire comme à Jargeau, dans le canton de Chateauneuf-sur-Loire, où le PS est arrivé en tête avec 32,59% des voix, contre l'Union de la Droite (30,24%) et le Front National emmené par son secrétaire départemental en personne, Charles de Gévigney (29,75%). Le PS ne se désistera donc pas à en croire Olivier Frézot.

FRONT NATIONAL. La poussée du Front national dans le Loiret avec 28,6% des suffrages est une réalité politique, et l'un des enseignements de ce premier tour de scrutin des élections cantonales. Elle est aussi réelle dans les zones rurales, et ce n'est pas une surprise, que dans les secteurs plus urbains, à l'instar des cantons orléanais, et là, le résultat était bien moins attendu. Le FN se positionne ainsi en deuxième position des formations politiques dans le département, nettement derrière l'UMP - 34,89% - et loin devant la gauche - 20,5%. (...)

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