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Le 17 Août 2017, 23h26

Élections départementales

scrutin de mars prochain

LES ÉLUS DÉPARTEMENTAUX - Photo de famille oblige, ce jeudi 2 avril, pour les nouveaux conseillers départementaux, élus dimanche soir, excepté deux d'entre eux, le binôme issu de la droite Hugues Saury - Isabelle Lanson, adoubé dès le 22 mars avec 52,42% des suffrages sur le canton d'Olivet. Alors que le mot d'ordre est à « la proximité », et pas que pour la campagne électorale, les élus devront se faire connaître dans leur canton au fil des six années à venir. apostrophe45 vient donc en aide à ses lecteurs, afin qu'ils puissent mieux les identifier (nom, bord politique et canton), en publiant une photo interactive.

Hugues Saury, Loiret, Olivet, département

NOUVELLE ÈRE - Il ne lui aura fallu qu'un tout petit tour pour être élu. Hugues Saury (UMP) cumule donc les victoires politiques. Après sa réélection municipale en mars 2014, il a démontré qu'il pouvait être prophète en son pays, en remportant aisément le premier tour des élections départementales, le 22 mars dernier. Il fut même le seul élu, avec son alter ego féminin Isabelle Lançon, à se payer le luxe de ne pas à devoir se présenter au second tour. De quoi asseoir, sans contestation aucune, sa candidature à la présidence du nouveau Conseil départemental. L'élection du successeur d'Éric Doligé, la désignation des membres de la commission permanente ainsi que la composition des commissions intérieures se dérouleront jeudi 2 avril. 

Michèle Bardot

EXPLICATION DE TEXTE - Sur le canton de La Ferté-Saint-Aubin - qui englobe plus de 80% du quartier orléanais de La Source -, le binôme constitué par les deux maires sans étiquette mais soutenus par la majorité départementale Christian Braux (Saint-Cyr-en-Val) et Anne Gaborit (Ligny-le-Ribault) ont très largement devancé le duo socialiste Michèle Bardot-Emmanuel Fournier, avec 59,76% des suffrages contre 40,24% pour l'Union de la gauche. Échaudée par la division de la gauche, l'une des principales raisons de son échec, Michèle Bardot a tenu « à mettre les points sur les i », au lendemain des départementales, e, répondant notamment au communiste Michel Ricoud, éliminé dès le premier tour sur ce même canton.

VICTOIRE - Serge Grouard, député-maire UMP d'Orléans, était en charge du casting des candidats de l'Union de la droite dans les cantons orléanais où les binômes UMP-UDI ont réussi le grand chelem, lors de ce second tour de scrutin des élections départementales. Alors qu'un certain suspens semblait persister, à l'issue du premier tour, dans le canton Orléans 4 - Bourgogne-Argonne - et, dans une moindre mesure, dans celui d'Orléans 2 - Saint-Marceau -, l'écart entre la droite et la gauche s'est accru, ce dimanche, et largement en la faveur des candidats de droite. Entretien.

Charles de Gevigney, FN, Loiret

TROMPE L'ŒIL - Le Front national a enregistré, dimanche 29 mars, 31,2% des voix dans le Loiret mais ne remporte aucun siège. Son secrétaire départemental, Charles de Gévigney, a confié, au soir du second tour des départementales, que « la grande victoire était au premier tour » et que cela aurait été « la cerise sur le gâteau si le Front national était parvenu à obtenir, au final, un canton ». Alors, malgré l'absence d'élus FN dans l'hémicycle départemental, le Front national a-t-il gagné son pari ? « Absolument », selon Charles de Gevigney qui est sûr, à l'avenir, de la progression de son parti sur le territoire du Loiret...

ANALYSE - L'Union de la Droite l'a emporté dans 18 cantons sur 21, à l'issue de ce second tour des départementales, ce dimanche 29 mars. Sans surprise, la droite a renforcé son assise au sein du département du Loiret, à l'issue du second tour des élections départementales. L'Union de la Droite obtient pas moins de 34 sièges avec 50,48% des suffrages exprimés, sans oublier le binôme olivétain élu, lui, dès le premier tour. Autant dire donc que la droite progresse dans le département, en remportant sept sièges, tandis que l'Union de la gauche passe de 11 (2 EELV-9 PS) en 2011 à 6 en 2015. Le Parti communiste disparaissant totalement des radars en 2015 (ils étaient 3 en 2011).

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES. Les cinq cantons orléanais ont été remportés par la droite, ce dimanche 29 mars, à l'issue du second tour des élections départementales. Même le canton Bourgogne-Argonne, pourtant ancré à gauche, a été gagné par le binôme Olivier Geffroy (UMP)-Alexandrine Leclerc (UDI) avec presque dix points d'avance. À l'évidence cette victoire de la droite localement est aussi celle de Serge Grouard, député-maire d'Orléans, puisque tous les candidats, à quelques exceptions près, étaient issue de la majorité municipale orléanaise. (...)

INQUIÉTUDES - Christophe Chaillou, candidat PS qualifié au second tour des départementales, est également maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle depuis 1998. Il siège depuis 2001 au Conseil Général du Loiret et à l’Agglomération Orléans Val de Loire. Il est associé à une autre socialiste, Hélène Lorme, adjointe au maire d’Ingré en charge du sport, des activités physiques et de la vie associative. Christophe Chaillou, respecté et reconnu dans sa commune, est arrivé largement en tête au premier tour avec 42,42% des suffrages exprimés dans ce canton. Également qualifié pour le second tour, ce dimanche, le binôme constitué d'Alain Bacquey et de Jennifer juillet (Front National) qui a obtenu 26,64 % des voix.

apostrophe45. Vous vous êtes largement imposé au premier tour dans votre canton, mais comment expliquez-vous une présence relativement forte du FN sur ce territoire ?
Christophe Chaillou (maire de la Saint-Jean-de-la-Ruelle et candidat PS sur ce canton). Dans ce canton-là comme sur les autres. On retrouve les mêmes caractéristiques qu'un certain nombre de cantons urbains. C'est globalement l'expression d'un sentiment de ras-le-bol d'une partie de nos concitoyens pour lesquels le vote FN est un vote de protestation. À Saint-Jean-de-la-Ruelle comme ailleurs, c'est aussi le reflet d'une crise d'identité ressentie par une partie croissante des concitoyens. Je le constate au quotidien. Il y a dans ce vote beaucoup de détresse sociale et de précarité sociale. Saint-Jean-de-la-Ruelle connaît le niveau de revenu le plus faible de l'agglomération. Mais il y a aussi un rejet croissant des...

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES. « On est heureux, et ravis de continuer cette campagne », confiait, Philippe Rabier, candidat PS, dimanche soir, à l'issue du premier tour de scrutin. Contre toute attente le duo socialiste qu'il constitue avec Sophie Lorenzi, elle aussi jeune pousse du PS local en plein renouvellement dans les cantons orléanais, s'est qualifié pour le second tour en recueillant 27,66% des suffrages. Un score qui positionne le PS en seconde position, donc, loin derrière néanmoins le binôme Jean-Pierre Gabelle (UDI), le conseiller général sortant, associé à Nadia Labadie (UMP), élue dans la majorité municipale à Orléans, qui totalise, lui, un confortable 47,67% des votes. Un résultat qui confirme l'ancrage très solide de la droite dans ce canton qui demeure, à n'en pas douter, le moins accessible aux arguments de la gauche. 

Qu'à cela ne tienne, Philippe Rabier, la fleur au fusil ou la rose à la boutonnière, en l'occurrence il s'agit davantage d'une banane dessinée sur un grand badge rond, symbole du sourire qu'il veut donner aux habitants du canton, a accepté de débattre avec Jean-Pierre Gabelle, qui sollicite auprès des électeurs son dernier mandat départemental. U échange vif, argumenté, acidulé, que la rédaction vous propose de retrouver par écrit et sous forme d'extraits vidéos. (...)

TRIANGULAIRE - À Fleury-les-Aubrais, qui n'est autre que la deuxième ville du département, se disputera une triangulaire entre le FN (30,75% des suffrages), l'Union de la Droite (30,45%) et l'Union de la Gauche (28,86%). Le Front de Gauche ayant été éliminé avec seulement 9,95% des voix au premier tour. Une vraie surprise, selon le candidat de la droite, Jean-Jacques Ratajski...

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