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Le 23 Juillet 2018, 11h45

Il a été beaucoup question de transports lors du point presse d'Olivier Carré, maire d'Orléans, vendredi. Et de l'aménagement du pont Royal. 

« On n’a pas besoin d’étendre la gare. Il faut d’abord régler les problèmes de dysfonctionnement actuels et mettre de l’ordre dans cette gare », Olivier Carré. 

POINT ROUTE - Le maire d’Orléans et président de la métropole, Olivier Carré, avait convié la presse à un échange, vendredi matin, en mairie d’Orléans. Moins pour faire des annonces que pour passer en revue un certain nombre de sujets d’actualité que l’élu souhaitait commenter ou sur lesquels il désirait apporter des précisions. Et parmi ceux-là, il a été beaucoup question de transports, avec la réouverture possible de la ligne ferroviaire Orléans-Châteauneuf-sur-Loire et les problèmes de circulation récurrents sur le pont George V, et particulièrement pour les vélos, pris en tenaille entre le tram et les voitures.  

« C’est positif. Mais je reste convaincu qu’il faut affiner pour la partie gare d’Orléans elle-même »

D’abord, concernant le feu vert accordé par le commissaire enquêteur à l’ouverture de la ligne ferroviaire entre Orléans et Châteauneuf-sur-Loire, sous réserve de problèmes techniques à régler, le maire d’Orléans a réaffirmé une position aucunement hostile à la réalisation de ce projet. « C’est positif. Mais je reste convaincu qu’il faut affiner pour la partie gare d’Orléans elle-même, et la SNCF reconnait qu’il y a un problème », a commenté Olivier Carré qui estime que l’aménagement actuel de la gare n’est pas efficient et qu’avant d’envisager un possible agrandissement, il faut déjà commencer par résoudre les problèmes qui se posent. « On n’a pas besoin d’étendre la gare. Il faut d’abord régler les problèmes de dysfonctionnement actuels et mettre de l’ordre dans cette gare. (…) On est resté sur un système qui n’a pas été revu depuis 40 ou 50 ans. Et je continue à penser qu’amener des trains sous les fenêtres des 5.000 habitants qui sont dans ce secteur-là n’est pas la meilleure idée», a poursuivi le maire d’Orléans qui refuse, en effet, qu’une nouvelle voie soit construite pour permettre cette liaison, laquelle prendrait, en outre, la place de parkings actuels. 

Autres précisions apportées par l’édile, ses échanges récents avec les autorités de la SNCF pour, d’une part, que les retards sur la ligne Orléans-Paris puissent être réduits - « On est passé d’une cinquantaine de minutes à 1h15 », a regretté l’élu - et que l’ouverture d’une liaison entre Orléans et l’aéroport de Roissy soit étudiée avec un départ à « 7h30 et une arrivée à Roissy à 9 heures », et ce, « pour reconnecter Orléans sur la base internationale ».

Vers la création d'une gare unique ? 

Enfin, dernier sujet abordé dans le registre du transport ferroviaire, l’hypothèse de créer une autre gare, « une gare unique » qui remplacerait donc celles d’Orléans et de Fleury-les-Aubrais. « Cela impliquerait qu’il n’y ait plus de gare en centre-ville d’Orléans », a poursuivi le maire puisque cette gare, qui ne sortirait pas de terre avant une quinzaine d’années, serait construite au sud d’Interrives, à la hauteur du pont de Joie, entre Orléans et Fleury, donc. 400.000 euros ont été provisionnés par la métropole pour réaliser des études sur ce projet qui, s'il devait se réaliser, redéfinirait totalement l'aménagement de la ville le long de l'actuelle avenue de Paris. 

« Nous sommes déjà une des villes françaises qui a le moins de possibilités de franchissement »

Au sujet du pont George-V, et alors que l’élu écologique d’opposition, Jean-Philippe Grand, a proposé que la circulation des voitures soit réduite à une voie, voire supprimée, afin de laisser davantage de place aux vélos, Olivier Carré a rejeté catégoriquement cette hypothèse. «Si vous supprimez un sens de circulation pour les voitures, vous supprimez un quart des possibilités de traverser la Loire, et nous sommes déjà une des villes françaises qui a le moins de possibilités de franchissement », a-t-il argué. Il s’est montré également très réservé quant à la possibilité de créer une passerelle en encorbellement dédiée exclusivement aux vélos. Un rajout sur l'édifice actuel qui ferait « hurler l'architecte des Bâtiments de France », selon lui. Reste alors deux possibilités : modifier la plate-forme du tram et, le cas échéant, la réduire à une voie, ou créer une passerelle dédiée aux piétons et vélos. Le coût - plus de 15 millions d’euros vraisemblablement - ajouté aux difficultés techniques de cette création la rendent quasi inenvisageable. Une étude a été lancée pour donner aux élus orléanais des arguments pour trancher et une décision pourrait être prise cette année, a conclu le maire de la ville. 

A. G.