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Le 17 Décembre 2017, 20h41

Les trois députés LR du Loiret ont voté différemment lors de la validation du dernier acte de la loi pour la confiance de la vie politique. 

Marianne Dubois, elle, députée de la 5ème circonscription, s’est abstenue comme dix-neuf autres députés de son camp.

DIVERGENCES - L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 9 août, le dernier volet de la loi pour la confiance dans la vie politique par 412 voix pour. 74 députés ont voté contre cet ultime acte relatif à la suppression de la réserve parlementaire tandis que 62 se sont abstenus. Si, sans surprise, les trois députés du Loiret de LREM ont voté en faveur du texte - Caroline Janvier, Stéphanie Rist et Richard Ramos -, la droite locale, elle, s’est montrée totalement divisée devant ce sujet. Ainsi Claude de Ganay, député LR de la 3ème circonscription, fait partie des deux seuls parlementaires LR à s’être prononcés en faveur de cette loi, avec Marie-Christine Dalloz, députée du Jura. 

Claude de Ganay, parmi les deux seuls LR favorables au texte 

Marianne Dubois, elle, députée de la 5ème circonscription, s’est abstenue comme dix-neuf autres députés de son camp, tandis que Jean-Pierre Door, député de la 4ème circonscription, a voté contre, comme l’écrasante majorité des Républicains. Trois députés LR et trois votes différents, donc. Autant dire que si Emmanuel Macron est parvenu à faire éclater le Parti socialiste en quelques semaines, il n’est pas loin de parvenir au même résultat au sein des Républicains qui n’ont jamais été autant divisés sur des questions centrales de la vie politique. 

La mesure adoptée, hier, a complété l’arsenal destiné à assurer « la probité et la transparence » du monde politique, selon les mots de Yaël Braun-Pivet, rapporteure du texte. La semaine dernière, l’interdiction des emplois familiaux de collaborateurs, la suppression de l’indemnisation de frais de mandat - les remboursement se feront désormais uniquement sur justificatifs en lieu et place de l’IRFM - et l’inéligibilité des élus en cas de crime ou de délit mettant en cause leur probité avaient été entérinés par l’Assemblée nationale. 

La suppression de la réserve parlementaire a suscité, de son côté, de nombreuses réactions d’hostilité de l’opposition, à droite comme à gauche. « Cette suppression est un non-sens, ce sont nos territoires et l'ensemble du monde associatif qui vont être pénalisés», a ainsi fustigé le député Les Républicains Philippe Gosselin.

« Le texte de la loi de moralisation, c'est de la poudre de perlimpinpin »

L’opposition a aussi pointé du doigt le manque d’ambition de cette loi et l’abandon de certaines promesses du candidat Macron. « Le texte de la loi de moralisation, c'est de la poudre de perlimpinpin », a déploré, mardi 8 août, sur RMC la députée France insoumise Clémentine Autin. La députée socialiste Cécile Untermaier a, pour sa part, regretté un « rendez-vous manqué » ainsi qu'un « décalage avec les promesses de campagne ». Contrairement au programme présidentiel d’Emmanuel Macron, l’« interdiction pour tous les détenteurs d'un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection » a été abandonnée par crainte de censure de la part du Conseil constitutionnel. Autre promesse sacrifiée : l'interdiction des activités de conseil pour les parlementaires. Comme solution alternative, l’Assemblée nationale a validé l'interdiction pour les parlementaires d'acquérir une société de conseil, ou de commencer une fonction de conseil en cours de mandat. En revanche, ceux qui exerçaient ce type d'activités depuis plus d'un an avant leur élection pourront les poursuivre librement. Même le « constructif » Michel Zumkeller a fait part, à droite, d’un « vrai sentiment d’inachevé » après l’adoption du premier volet du texte.

A. G.