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Le 17 Décembre 2017, 20h45

Division à droite, concurrence dans le camp pro-Macron, un sénateur PS sortant en lice : le scrutin de dimanche s'annonce incertain. 

Seuls les 1.667 grands électeurs du Loiret sont appelés aux urnes.

SÉNAT - Cette élection est capitale et pourtant elle ne suscite que peu d’enthousiasme, voire un intérêt limité pour les Français. Le mode de scrutin en est la principale cause, puisque ce sont les grands électeurs - composés de sénateurs, de députés, de conseillers régionaux de la section du Loiret, de conseillers départementaux, des délégués des conseils municipaux - qui seront appelés aux urnes dimanche 24 septembre, dont une large majorité issue des conseils municipaux. Dans le Loiret, ils seront donc 1.667 grands électeurs à désigner des candidats répartis sur huit listes. Et le vote est obligatoire. Trois sièges seulement seront à pourvoir dans le département.

L’élection aura lieu au scrutin de liste à un tour à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage, ni vote préférentiel. Afin de rendre plus fluide les opérations de vote, celles-ci se dérouleront, par répartition alphabétique au sein de cinq sections de vote. 

À droite, c’est la division. Le sénateur sortant Jean-Noël Cardoux n’est pas parvenu à faire l’unanimité dans son camp avec sa liste intitulée « Dynamisme des territoires et ruralité ». On y trouve en deuxième position Muriel Sauvegrain, première adjointe au maire d’Orléans, et en cinquième position, Éric Doligé, sénateur sortant.

Deux listes à droite 

Une autre liste à droite fera concurrence à celle-ci, celle, dissidente donc, conduite par le président du Département du Loiret, Hugues Saury, baptisée « À vos côtés !». On retrouve sur cette liste Monique Bévière, élue dans le Pithiverais et Alain Touchard, maire d’Ormes et conseiller départemental. À la tête de l’exécutif départemental depuis deux ans, Hugues Saury a eu le temps d’aller à la rencontre des élus locaux et bénéficie plutôt d’une bonne image, celle d’un homme de consensus et de dialogue. Pour autant, à droite, beaucoup lui reprochent, à commencer par Serge Grouard, l’ancien maire d’Orléans, cette nouvelle ambition sénatoriale alors qu’il dirige le Département que depuis deux ans seulement. 

À gauche, le sénateur sortant Jean-Pierre Sueur est à la tête de la liste « Pour le Loiret et ses communes : dynamisme et solidarité avec Jean-Pierre Sueur », sur laquelle figurent deux élues régionaux, Anne Leclercq et Anne Besnier. Toujours très actif sur le terrain comme dans l’hémicycle du Sénat, à la tête de chaque combat social, économique ou politique à mener au bénéfice du Loiret, Jean-Pierre Sueur peut capitaliser sur son nom et son bilan, en dépit d’un mode de scrutin moins favorable qu’il y a six ans. 

Le camp Macron divisé

La République en Marche avance divisée elle aussi. Officiellement, elle est représentée par Aline Mériau, présidente de la Fédération du Bâtiment dans le Loiret, et sa liste « Loiret, territoire d’avenir ». Une élue orléanaise y figure en troisième position, Béatrice Odunlami. Ceci étant, Benoît Lonceint, le patron du Burger King à Saran, va jouer les trouble-fêtes puisqu’il présente une liste « Majorité présidentielle avec Emmanuel Macron » qui va naturellement être en concurrence directe avec celle d’Aline Mériau. 

Relativement incertaine, une liste Front de Gauche est bel et bien en lice pour ce scrutin. À sa tête, l’élue d’opposition orléanaise Dominique Tripet sous le slogan « Des moyens pour nos communes et nos services publics locaux »

Le Front national est également représenté par le conseiller régional Charles de Gevigney à la tête d’une liste baptisée « Liste Bleu Marine pour la défense de nos communes et nos départements ». On retrouve sur sa liste Jeanne Beaulier, battue lors des dernières élections législatives ou encore Philippe Lecoq, élu d’opposition à Orléans et conseiller régional. 

Enfin, une liste indépendante conduite par l'acteur-réalisateur Philippe Le Dem, domicilié à Briare, s’intitule  « reconnaissance des élus locaux ».

Ce dimanche, la moitié des sièges doit être renouvelée au Sénat, rouage essentiel du pouvoir. Pour ces élections sénatoriales, 1.971 candidats se présenteront pour occuper les 171 sièges de sénateur à pourvoir, un record pour ce type d’élections.

La rédaction