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Le 14 Décembre 2018, 11h23

La mairie espérait que l’État lui rétrocèderait à l’euro symbolique. Ce n’est pas le cas mais le chantier de démolition peut enfin démarrer. 

Un centre aqualudique sera construit en lieu et place de l’ancienne prison. 

CASE PRISON - Longtemps, la Ville d’Orléans a espéré que le ministère de la Justice, propriétaire de la maison d’arrêt implantée dans le quartier de la gare et vide de tout détenu depuis plus de quatre ans, lui rétrocèderait le bâtiment à l’euro symbolique. Jeudi 15 novembre, Olivier Carré, maire d’Orléans, a pourtant dû faire un chèque d’1,2 M€ à Franck Mordacq, directeur régional des finances publiques, pour obtenir enfin les clés de cette vieille prison de pierres en bien piteux état et qui sera rasée pour devenir un centre aqualudique ultra moderne. Le coût de ce rachat ainsi que des travaux de désamiantage et de démolition estimés à 1 M€ seront à la charge de la ville. Tout comme la construction du complexe aqualudique pour 18 M€. 

« Le foncier a un prix et je dois dire que tout le monde a fait un effort »

« Le foncier a un prix et je dois dire que tout le monde a fait un effort pour qu’un compromis soit trouvé », a relativisé Michel Martin, adjoint aux finances au moment de l’officialisation de cet acte d’achat sous les hauts plafonds de l’Hôtel Groslot. « L’État a compris et intégré que nous n’étions pas dans une opération de promotion immobilière. On acquiert du foncier qui a une valeur et j’étais d’accord sur ce prix. La démolition va pouvoir commencer très rapidement », a commenté, pour sa part, Olivier Carré, manifestement soulagé que cet achat soit devenue une réalité. Même à ce prix-là… 

Rappelons que le projet du centre aqualudique prévoit, sur une surface de 4 000 m2 en intérieur, différents bassins, un univers ludique avec, notamment, un simulateur de vagues, et un espace de bien-être d’une surface de 800 m2 (hammams, sauna, jacuzzi, etc.) Les aménagements extérieurs, d’environ 8 000m2, comprendront un parc paysager, des solariums, un parvis public et un parking à usage exclusif des utilisateurs du centre. Les premiers baigneurs pourraient se jeter à l’eau à la fin de l’année 2020. 

A. G.