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Le 19 Octobre 2017, 09h19

À la tête de la fédération du Front national dans le Loiret depuis 2015, Charles de Gevigney a décidé de quitter ses fonctions de secrétaire départemental, demeurant toutefois conseiller régional FN.

« J’ai souhaité me libérer de cette tâche très prenante pour raison de convenance personnelle.»

DÉLITEMENT - Deux ans et neuf mois après sa nomination à la tête de la fédération départementale du Front national dans le Loiret, Charles de Gevigney quitte finalement ses fonctions. Dans un communiqué liminaire, celui qui est également conseiller régional frontiste (Centre-Val de Loire) et qui entend bien « le rester », explique que sa décision a été prise « le 1er octobre ». Il précise également : « J’ai souhaité me libérer de cette tâche très prenante pour raison de convenance personnelle. La direction nationale des fédérations et Marine Le Pen, présidente du mouvement, ont été informés au préalable de cette décision .»

Au lendemain de la débâcle à la présidentielle, puis aux élections législatives — sans parler des sénatoriales —, le Front national continue de se déliter par le haut. L’on se croirait presque revenu fin 2014-début 2015, à l’heure des grandes purges. Dans un autre contexte, certes, Bernard Chauvet, alors secrétaire du FN45, avait été remplacé ex abrupto, courant décembre 2014, par un certain Charles de Gevigney, chargé de mission du Front national et totalement inconnu des militants loirétains. 

La chute

Ardennais d'origine, il n'avait jusque-là jamais eu d'engagement politique. Charles de Gevigney est un ex-UMP qui a été converti au FN sur le tard, puisque son adhésion au FN remonte à 2013 seulement. Le successeur de Bernard Chauvet (proche de Jean-Marie Le Pen), apparaissait, en 2015, surtout comme « un parachuté » aux yeux de nombre de frontistes locaux. 

Charles de Gevigney a toutefois su incarner, au moins pendant ces trois denières années, la droite ligne de Marine Le Pen, instaurant provisoirement l’ordre, voire une certaine remobilisation au sein de cette fédération. Jusqu’à ce que « la patronne » en personne - Marine Le Pen - chute, d’abord seule sur un plateau de télévision, puis collectivement au pied d’un pouvoir finalement bien illusoire. 

Reste désormais à savoir si après la fuite des cadres, les militants sauront résister. À moins que ce ne soit, là aussi, déjà trop tard.

RZ