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Le 23 Mai 2018, 07h09

La députée LREM du Loiret a défendu devant la presse deux grandes réformes nationales : celles du baccalauréat et du système de santé. 

Et c’est sur la question centrale du « numerus clausus » que l’élue est, ou sera, la plus engagée au niveau national.

PÉDAGOGIE - Un pied à Paris pour embrasser les sujets nationaux, l’autre dans le Loiret pour répondre aux problématiques locales, Stéphanie Rist, députée LREM du Loiret, exerce son mandat sur ses deux jambes. Avec un équilibre qu’elle a manifestement trouvé, huit mois après son élection. Ce vendredi matin, la députée de la 1ère circonscription, avait convié la presse pour faire le point sur deux sujets d'envergure nationale sur lesquels elle souhaite réaffirmer son positionnement et celui de son mouvement : la réforme du baccalauréat et la transformation du système de santé. 

« Les lycéens ne seront plus cloisonnés par filière »

Concernant le premier, l’élue a admis que cette réforme pouvait avoir quelque chose « d’angoissant » pour les familles et les jeunes lycéens tant le fameux « Passe ton bac d’abord » est intégré dans la culture familiale de tous les foyers français ou presque. Une reforme qui se justifie, selon Stéphanie Rist, par le fait que 60 % des étudiants qui arrivent en licence ne parviennent pas à dépasser ce stade faute d’être dans une filière qui corresponde réellement à leurs attentes. Un déficit d’orientation que la nouvelle mouture du bac devrait corriger, selon elle. Sur la forme, 40% de la note finale reposeront sur la prise en compte des bulletins et des résultats des examens en cours d’année, et 60 % sur les épreuves terminales. En juin 2021, les candidats au baccalauréat devront ainsi passer quatre épreuves : deux portant sur des disciplines dites «de spécialité» choisies donc par leurs soins, et deux épreuves communes à tous les candidats : la philosophie et un  «grand oral» d’une vingtaine de minutes. « Les lycéens ne seront plus cloisonnés par filière », ce qui devrait permettre des orientations à la fois plus tardives et plus souples, pour Stéphanie Rist.

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Stéphanie Rist, députée LREM de la 1ère circonscription du Loiret, dans sa permanence, vendredi matin. (Photo. apostrophe45) 

« Et dès la seconde, il y aura une attention particulière à l’oral pour préparer le grand oral du bac »

Cette réforme du bac ne porte pas seulement sur la prise en compte du contrôle continu, à l’image de ce qui se fait en Espagne ou en Italie par exemple, mais elle englobe plus largement, et de manière plus ambitieuse, l’ensemble du cursus lycéen. Ainsi, à la rentrée 2019, les élèves de première ne seront plus répartis selon des appétences littéraires, scientifiques ou économiques, réelles ou pressenties, sincères ou opportunes. Tous bénéficieront d’un socle commun de 16 heures - français, philosophie, histoire-géographie, enseignement civique, langue vivante 1 et 2, éducation physique et sportive, humanités scientifiques et numériques - auquel chaque élève devra greffer deux disciplines de spécialité - art, mathématiques, sciences et vie de la terre, etc. - et une heure et demi hebdomadaire dédiée à sa future orientation. Ceux qui le souhaitent pourront, en plus, choisir un enseignement facultatif de trois heures. « Et dès la seconde, il y aura une attention particulière à l’oral pour préparer le grand oral du bac », complète la députée du Loiret, persuadée que cette reforme permettra aux élèves de trouver des passerelles entre des matières qui s’excluent actuellement les unes les autres. 

« Édouard Philippe a présenté les cinq grandes transformations du système de santé »

Autre sujet sur lequel Stéphanie Rist est, cette fois, en première ligne, celui de la réforme du système de santé. Et c’est sur la question centrale du « numerus clausus » que l’élue est, et sera, la plus engagée au niveau national. « Édouard Philippe a présenté les cinq grandes transformations du système de santé. Une transformation qui est indispensable car il n’y a plus d’accès au soin partout et que tous les acteurs du système actuel sont en détresse, les patients, les hôpitaux, les cliniques, les EHPAD », a énuméré Stéphanie Rist, médecin-rhumatologue de profession. Pertinence de la qualité des soins ; e-santé ; financement différent des soins avec l’entrée en vigueur des « parcours » en lieu et place des « actes » médicaux actuels ; formation et ressources humaines ; et, enfin, accès territorial aux soins, tels sont les principaux axes de cette réforme qui modifie le système actuel de fonds en comble. Sur la question du « numerus clausus », des concertations seront menées jusqu’en mai «avec une grande ouverture sur les idées récupérées sur le terrain», explique l’élue qui ne fait pas de cette question la solution idoine aux graves problèmes de désertification médicale. « Je suis persuadée que l’on peut faire de la qualité de prise en charge sans avoir la structure à côté », souligne-t-elle. En janvier 2019, les premières mesures législatives seront votées avec la mise en place d’une feuille de route. Mais avant, cela, et dès mardi prochain, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, dévoilera depuis son ministère les grandes lignes de cette réforme et sa méthode de travail pour la mettre en place. Et parmi les parlementaires sur lesquels elle pourra s’appuyer, le docteur Rist aura une place attendue…

A. G.