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Le 14 Décembre 2018, 11h48

Ludovic Marchetti, nouveau patron du Rassemblement national dans le Loiret, était l'invité de Controverse, ce lundi, sur France Bleu Orléans. 

Concernant les élections municipales de 2020, Ludovic Marchetti a confié « qu’un début de liste » était constitué à Orléans « mais pas de tête de liste ».

CONTROVERSE - Ludovic Marchetti, 32 ans, le nouveau patron du Rassemblement national dans le Loiret, était l’invité de Controverse ce lundi 3 décembre, l'émission politique mensuelle de France Bleu Orléans et apostrophe45. Âgé de 32 ans, pâtissier de formation, il a succédé à Charles de Gevigney  en octobre dernier. Conseiller municipal d'opposition à Amilly depuis février 2015 et conseiller régional d'opposition depuis la même année, il a été candidat aux législatives dans la 4ème circonscription du Loiret en juin 2017 (celle de Montargis), et a obtenu 20,8% des voix, soit le meilleur score des candidats FN dans le département. 

« Le droit de manifester doit être conservé en France. C’est à l’État d’assurer la sécurité »

Après les violences et exactions qui se sont déroulées samedi, principalement à Paris, Ludovic Marchetti a réaffirmé sa solidarité à l’égard des gilets jaunes et n’a eu de cesse de distinguer ces derniers avec « les casseurs  d’extrême-gauche, (…) des terroristes entraînés, venus là pour casser, pour piller »« Je suis allé à la rencontre des citoyens sur certains ronds points pour discuter avec eux, pas en tant qu’élu mais en tant que citoyen qui subit comme eux cette pression fiscale qui opprime le plus grand nombre », a poursuivi l’élu qui ira manifester samedi prochain « à Paris ou en province ». Interrogé sur les nouveaux risques de débordements, et sur l’éventualité d’interdire toute manifestation à Paris afin d’éviter de nouveaux affrontements, le délégué départemental du Rassemblement national a estimé que le droit de manifester devait l’emporter. « Le droit de manifester doit être conservé en France. C’est à l’État d’assurer la sécurité. Il y a des consignes qui sont données de laisser entrer les casseurs pour décrédibiliser le mouvement. On le sait de sources sûres », a affirmé le jeune élu. « Ces gens qui ne votaient plus ont cru en Emmanuel Macron et ils ont des raisons être dégoutés. Les revendications des gilets jaunes sont des revendications que nous avions défendues (ndlr : pendant la présidentielle). On avait dénoncé l’augmentation de la CSG pour les retraités », a-t-il encore argué.

« Il ne pourra pas éviter une dissolution, ce n’est pas possible »

Selon lui, la dissolution de l’Assemblée nationale est le seul moyen de sortir de cette crise. Ce qui n’exclut pas « un moratoire sur les taxes »« Il ne pourra pas éviter une dissolution, ce n’est pas possible. Et il faut mettre en place avant la proportionnelle. Il faut de la représentativité, les gens ne se sentent pas représentés. On fait 11 millions de voix à l’élection présidentielle et nous n’avons que huit députés », a regretté Ludovic Marchetti.

Enfin, concernant la nouvelle feuille route du Rassemblement national et sa propre mission en tant que nouveau responsable du parti dans le Loiret, le jeune élu a affirmé un objectif : obtenir des alliances, des rapprochements avec des sympathisants LR « sincères »« On a cette base-là qui veut aller vers nous, et des rapprochements au niveau local ont lieu », a-t-il ajouté, assurant que 600 militants RN étaient à jour de leur cotisation dans le Loiret.

Enfin, concernant les élections municipales de 2020, Ludovic Marchetti a confié « qu’un début de liste » était constitué à Orléans « mais pas de tête de liste » encore trouvée. Concernant sa propre candidature, elle devrait naturellement se porter sur la ville d’Amilly même si « rien n’est exclu », affirme-t-il. Autrement dit, Montargis pourrait également être convoitée par le jeune patron du RN.

A. G.