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Le 24 Novembre 2017, 08h28

Critiqué pour avoir reporté l’agenda en matière de réduction de la part de l’électricité nuclaire en France, Nicolas Hulot, ministre de l’Écologie, a une lecture « lucide et réaliste », selon le député LR du Loiret, Claude de Ganay.

« Cela fait plusieurs années déjà que je dénonce cet objectif irréaliste, anti-écologique, régressif et stupide », Claude de Ganay.

QUESTION CENTRALE - La France ne pourra pas tenir l'objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025. Trop tôt, selon Nicolas Hulot qui réfute l’idée d’un « renoncement ». «Le gouvernement prend acte des études menées par RTE qui montrent que l'échéance de 2025 [portant à 50% la part du nucléaire] soulève d'importantes difficultés de mise en oeuvre au regard de nos engagements en matière climatique », stipule, ce jeudi, le compte-rendu portant sur « la trajectoire de l’énergie électrique ». Les écologistes dénoncent, eux, un «recul» du ministre de l’Écologie. Ceci dit, ses déclarations semblent coller au scénario des spécialistes du secteur. Nicolas Hulot se projette désormais « à 2030 (...) au plus tard à 2035 ». Ce que « salue » le député LR du Loiret, Claude de Ganay, attaché aux problématiques liées au du nucléaire, du fait de la présence de la centrale de Dampierre-en-Burly sur sa circonscription. « Cela fait plusieurs années déjà que je dénonce cet objectif irréaliste, anti-écologique, régressif et stupide », poursuit-il.

«Je me réjouis donc que le ministre de l’Ecologie soit lucide et préfère la réalité à l’illusion»

Depuis des années, politiques, économistes, membre d’associations anti-nucléaire et autres spécialistes s'écharpent sur le destin de l’atome en France. Combien coûterait la prolongation des centrales existantes ? Entre  «500 millions et 1 milliard d'euros par réacteur», dit-on. Dès lors, à combien s’élèverait la facture pour compenser cette énergie ? Mais surtout combien coûterait le démantèlement des sites ? Autant de questions qui supposent qu’il faut à la fois amortir les investissements sur le parc existant et laisser le temps aux technologies futures d'émerge. « Le développement des énergies renouvelables doit aller de pair avec une politique nucléaire intelligente, non pas fondée sur des éléments de langage et des postures sectaires, mais sur la rationalité scientifique, l’intérêt environnemental et le bon sens économique », estime le parlementaire loirétain. 

Et Claude de Ganay de conclure : « En un mot, il faut faire l’inverse de ce qu’avait fait le gouvernement précédent. Je me réjouis donc que le ministre de l’Ecologie soit lucide et préfère la réalité à l’illusion. »

RZ