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Le 21 Août 2018, 08h33

Le président de la Région veut associer développement économique et performance sociale en misant sur la formation. 

Une enveloppe de l’État de 26 millions d’euros servira à créer, dès 2018, quelque 6.000 formations.

DOUBLE ENJEU - Cela pourrait passer pour un paradoxe. Il s’agit pour l’heure plutôt d’une impasse. Alors que le président de la Région, François Bonneau, a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue lundi, que les entreprises locales étaient toujours confrontées à « une immense difficulté de recruter », le niveau de qualification des ouvriers est « supérieur à celui observé à l’extérieur de la région ». « Il y a une difficulté à recruter en nombre, pas en qualité », a résumé le président PS de la Région qui a martelé que « l’enjeu, c’est de qualifier »

Un enjeu à la fois économique et social pour François Bonneau alors que les chiffres d’une reprise de l’activité économique sont très encourageants. « En 2017, 1.900 emplois en CDI ont été créés en plus par rapport à l’année dernière, soit une hausse de 0,6%. Et ces créations ont eu lieu y compris dans l’industrie », a souligné l'élu qui souhaite « que la performance économique soit aussi une performance sociale ». Pour cela, une seule solution, « suractiver le volet formation car c’est la clé de cette articulation entre la performance économique et la performance sociale »

« Il faut former quantitativement beaucoup plus de jeunes, c’est vraiment une priorité »

Actuellement, grâce à différentes conventions passées avec quelque 180 organismes agréés, la Région permet à 11.000 chômeurs de bénéficier d’une formation via une enveloppe de 40 millions d’euros. En outre, 100 millions d’euros sont consacrés par la collectivité régionale à l’apprentissage. Et, l’ambition du président de la Région est d’aller au plus près des besoins « des territoires » dès qu’ils sont identifiés même dans des proportions modestes. Ainsi, si dans tel secteur géographique de la région, des entreprises sont à la recherche d’une main d’œuvre qualifiée qui n’existe pas, la collectivité veut être en capacité de répondre « au cours de l’année » à cette demande. 

Et ce mardi, un Plan d’investissement dans les compétences (PIC), dédié aux chercheurs d’emploi peu qualifiés et aux jeunes en situation de décrochage scolaire, a été lancé officiellement depuis la faculté d’Orléans. Une enveloppe de l’État de 26 millions d’euros servira à créer, dès 2018, quelque 6.000 formations afin de permettre à ce public dit « fragilisé » de s’ancrer dans le monde du travail. « Il faut former quantitativement beaucoup plus de jeunes, c’est vraiment une priorité », certifie le président de la Région qui assure qu'il dotera la Région des moyens pour satisfaire cette ambition. 

A. G.