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Le 17 Décembre 2017, 20h45

En obtenant qu'un très faible 5,78% des suffrages des grands électeurs dimanche, Aline Mériau (LREM) n'a pas créé la surprise localement. Elle en explique les raisons. 

« Si on fait le cumul de mon score et celui de Benoît Lonceint, 150 élus sont déjà en marche », Aline Mériau. 

AU RALENTI - Elle confie que le scrutin de dimanche constitue une « grosse déception ». Candidate aux élections sénatoriales pour La République en Marche, Aline Mériau, 48 ans, présidente de la Fédération française du bâtiment dans le Loiret, n’a en effet recueilli, dimanche, qu’un très faible 5,78% des suffrages, un score qui la place derrière la liste conduite par la communiste Dominique Tripet.

« Ce sont des histoires d’ego » 

Certes, la liste dissidente de Benoît Lonceint, placée sous l’égide de la majorité présidentielle, ne lui a pas « facilité la tâche », selon sa propre formule. « Je me suis rapprochée de lui, il n’a pas voulu être deuxième sur ma liste, il voulait être premier. Ce sont des histoires d’ego. Et puis il a eu ensuite des propos sexistes que je n’ai pas appréciés », poursuit Aline Mériau.

Issus des scrutins de 2014 et 2015 - élections municipales, départementales et régionales - les grands électeurs n’ont manifestement pas été séduits, depuis un an, par le discours et les réformes d’Emmanuel Macron. L’ancrage à droite constaté dans les urnes lors de ces trois scrutins-là s’est donc confirmé dimanche. Aline Mériau le concède volontiers mais met cette réticence, ou cette résistance, sur le compte d’un manque de pédagogie de la part des élus LREM qui n’ont pas su faire la preuve de la nécessité, par exemple, de faire des coupes budgétaires. Et aussi sur le refus de nombre d’élus, de droite comme de gauche, « de s’appliquer à eux- mêmes les efforts demandés».

« Là, on capitalise des élus en marche »

Pour elle, il faudra donc attendre 2020, et un prochain scrutin sénatorial, pour que La République en Marche gagne des sièges. « C’est une première étape. Là, on capitalise des élus en marche. Pour autant, si on fait le cumul de mon score et celui de Benoît Lonceint, 150 élus sont déjà en marche », souligne Aline Mériau. 

À la question de savoir si elle va donner une suite à son engagement militant en dépit de cet échec électoral, Aline Mériau n’hésite pas un instant : « Je vais poursuivre mon engagement en tant que présidente de la fédération du bâtiment et admiratrice des CFA », explique-t-elle. Un mandat qu'elle associe manifestement à un engagement politique. En attendant sans doute un prochain scrutin. 

A. G.