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Le 17 Décembre 2017, 20h49

Caroline Janvier, députée de la 2ème circonscription, invitée de Controverse, a évoqué notamment la lutte contre le terrorisme.

La jeune parlementaire a défendu le projet de loi actuel présenté par le gouvernement comme « une réponse durable à une menace durable ».

SUR LA BRÈCHE - Caroline Janvier, 35 ans, députée de la 2ème circonscription du Loiret, était l’invitée de Controverse, ce lundi soir, l’émission politique de France Bleu Orléans et d’apostrophe45. Rappelons que la jeune parlementaire a été la surprise du scrutin de la mi-juin dans le Loiret puisque qu'elle a non seulement remplacé au pied levé celui qui devait incarner la candidature de la REM, Emmanuel Constantin, dans cette 2ème circonscription, mais qu’en plus elle a devancé de 834 voix Serge Grouard, qui était le favori de ce scrutin, et sans doute le député sortant qui dans le bouleversement total de l’échiquier politique était celui dont on pensait qu’il alliait survivre politiquement. Et bien ce ne fut pas le cas.

Alors que le projet de loi pour sortir de l’état d’urgence est discuté actuellement à l’Assemblée nationale et que les députés voteront demain mardi le projet de loi antiterroriste, deux jours après une nouvelle attaque dans la gare Saint-Charles de Marseille, Caroline Janvier a évoqué au micro de Controverse le devenir du dispositif Sentinelle. Remis en cause par le gouvernement compte tenu d’une efficacité jugée trop aléatoire, et en tous les cas pas à la mesure de la mobilisation qu’elle nécessite dans les rangs de l’armée, ce dispositif va-t-il être purement et simplement supprimé ? 

« La sécurité, c’est la lutte contre le terrorisme mais on a besoin aussi d’une police de proximité »

« Ce qu’il est prévu est d’avoir un encadrement très précis des périmètres où nous avons besoin de mesures de filtrages, de contrôles d’identité et il faut mieux encadrer ces dispositifs », a expliqué la députée de la 2ème circonscription du Loiret.  « Mais il est prévu aussi des mesures supplémentaires. La sécurité, c’est la lutte contre le terrorisme mais on a besoin aussi d’une police de proximité, on a besoin d’agents supplémentaires, et là Gérard Collomb s’est engagé là-dessus », a-t-elle poursuivi.  

Par ailleurs, la jeune parlementaire a défendu le projet de loi actuel présenté par le gouvernement comme « une réponse durable à une menace durable ». Le texte reprend certaines dispositions de l’état d’urgence et les inscrits dans le droit commun. Ainsi, les perquisitions administratives pourront être décidées par le préfet de Paris avec néanmoins l’obligation d’être validées par un juge de la liberté et de la détention. Par ailleurs, aucun centre de rétention n’est prévu, mais des «mesures de surveillance individuelles» pourront être prises sur le périmètre d’une commune. Caroline Janvier  estime, au regard des critiques à gauche qui le juge privatif de liberté, et à droite l’estimant pas adapté aux menaces actuelles, que ce texte réalise justement « un bon compromis » et qu’il prendra efficacement la relève d’un état d’urgence qui devait rester par nature « exceptionnel ».

A. G.