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Le 14 Décembre 2018, 10h19

Benoit Digeon exige que les barrages filtrants cessent estimant que l’impact sur le commerce du centre-ville devient trop préjudiciable.

« C'est à l'État qu'il faut demander des comptes et pas aux commerçants de Montargis », Benoit Digeon, maire (LR) de Montargis. 

EN COLÈRE - Benoit Digeon, le maire (LR) de Montargis, voit rouge. « Nous, on n'est pas d'accord. On veut que ça dégage pour avoir la place et travailler tranquillement parce qu'il est certain que des gens de la campagne qui viennent faire leurs courses à Montargis, qui voient des 'gilets jaunes' à un carrefour, ils ont peur et s'en vont », a-t-il déclaré, ce jeudi matin, au micro de Bourdin Direct.

Alors que onze personnes ont été placées en garde à vue à Montargis, dans la nuit de mercredi jeudi, prises en flagrant délit au moment où elles muraient le centre des impôts, Benoît Digeon a fait preuve d’une indignation sélective : « La cible ne doit pas être les commerçants mais les auteurs des impôts qui sont impopulaires et je le comprends. C'est à l'Etat qu'il faut demander des comptes et pas aux commerçants de Montargis », a réagi sur RMC le maire de la ville. Rien n’indique néanmoins, à ce niveau-là de l’enquête, que les onze personnes en question aient agi au nom des gilets jaunes. 

 

 

Et, toujours selon nos confrères de RMC, le chiffre d'affaires des commerçants du centre-ville aurait chuté de 30 à 50% depuis l’installation de ces barrages filtrants. « Les gilets jaunes se trompent de cible, il y avait plein d'actions qui pouvaient être menées sans que l'on bloque cette économie locale », explique la présidente de l'Union commerciale de Montargis.

À l’échelle du Loiret, en dehors de Montargis, des barrages - plus ou moins - filtrants continuent d’être mis en place. C’était le cas, notamment, à proximité de l’échangeur autoroutier de Meung-sur-Loire, ce jeudi.